Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

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Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 11:25

#1: Emeutes au Tibet : A quand le Tibet libre ? Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Mer Mar 19, 2008 8:24 pm


Au regard de ce qu'il se passe en chine et des émeuttes liées au Tibet, je me permet de mettre un lien pour signer une pétition.






Citation:
L'escalade
de la violence au Tibet. Alors que les protestataires tibétains se
battent avec la police, le gouvernement chinois a ordonné un blocage
des médias et a juré que les émeutiers qui ne se rendent pas ne "seront
pas traité avec clémence". Nous avons déjà vu ça avant en Birmanie.



Comme pour la Birmanie, les citoyens du monde peuvent aider. La
Chine est une dictature mais elle est en train de se réformer et elle
tient à sa réputation internationale. Pékin veut utiliser les Jeux
Olympiques de cet été comme une célébration du nouveau statut de la
Chine en tant que pouvoir mondial respecté. Mais le monde ne respecte
pas la brutalité et il est temps de le montrer à la Chine. Signez la
pétition demandant à la Chine de mettre fin à la violence en engageant
pacifiquement avec les protestataires et en réouvrant des discussions
pertinentes avec le Dalai Lama. Si nous pouvons atteindre 1 million de
signatures, nous remettrons cette pétition aux autorités chinoises.
Ensemble, nous pouvons aider à arrêter la violence au Tibet. Signez la
pétition maintenant!





Le lien ici pour signer la pétition


Merci pour eux et pour les autres.

"Dernière édition par Magnus le Dim Mar 30, 2008 1:38 pm; édité 1 fois"

#2: Auteur: Magnus, Localisation: Paris
Posté le: Mer Mar 19, 2008 9:38 pm


Le Tibet libre ? Si la "communauté
internationale" arrive à faire pression. probleme : c'est l'argent
chinois qui fait vivre les états dits "industriels", ce pays retire ses
sommes investies, tous les pays dits "riches" coulent. On se demande
donc qui a le moyen de pression le meilleur.

La Chine veut se refaire une image mais seulement avec les JO. Tout le reste, c'est "open". Tout
ce qu'ils réussiront, c'est que le Tibet sera coupé en 2, entre
pacifistes et guerriers, mais la Chine ne peut pas gagner, car
repeupler en mettant des chinois qui ne sont pas accoutumés au climat
est une erreur majeure.

#3: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Mer Mar 19, 2008 10:58 pm


Le Tibet me fait penser aux Indiens d'Amérique qui ont été spoliés de leurs terres.




Citation:

c'est que le Tibet sera coupé en 2, entre pacifistes et guerriers, mais
la Chine ne peut pas gagner, car repeupler en mettant des chinois qui
ne sont pas accoutumés au climat est une erreur majeure.




Dans ce que tu dis, il y a quand même une notion de liberté. A l'heure
actuelle, il y a toujours de la répression. Sans compter que les droits
de l'homme sont bafoués.

#4: Auteur: billou,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 7:58 am



Fleur de Diamant a écrit:
Le Tibet me fait penser aux Indiens d'Amérique qui ont été spoliés de leurs terres.









Citation:

c'est que le Tibet sera coupé en 2, entre pacifistes et guerriers, mais
la Chine ne peut pas gagner, car repeupler en mettant des chinois qui
ne sont pas accoutumés au climat est une erreur majeure.




Dans ce que tu dis, il y a quand même une notion de liberté. A l'heure
actuelle, il y a toujours de la répression. Sans compter que les droits
de l'homme sont bafoués.




La Chine comme elle le fait en Afrique amène ses propres ouvriers là où
elle construit. Les emplois créés au Tibet par les chinois sont
réservés aux chinois. Les jeunes tibétains n'ont donc aucun avenir
puisqu'il leur est impossible d'y travailler.

"Dernière édition par billou le Jeu Mar 20, 2008 7:59 am; édité 1 fois"

#5: Auteur: SCAB, Localisation: Zion
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 9:22 am


manif à Lausanne ( Suisse), mardi devant le siège International du C.I.O



























Pour faire suite aux évènements qui se déroule actuellement au Tibet et partout dans le monde, nous vous invitons à participer à une manifestation qui se déroulera :



LE 22 MARS A GENEVE



13h30 Rassemblement à la Place des Nations sous la chaise



14h00 Prise de position



14h30 – 15h00 Départ sur la mission de Chine à la rue de Lausanne



16h00 Fin





Merci de faire circuler l’information !



LE TIBET A BESOIN DE NOUS


"Dernière édition par SCAB le Jeu Mar 20, 2008 9:24 am; édité 1 fois"

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:09

#6: Auteur: ishtar,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 9:38 am


personne ne se demande vraiment pourquoi les chinois bavent devant le Tibet?



c'est vrai ,que pourraient-ils faire de ce bout gelé de terre? : pas de pétrole ,pas d'or....



peut-être quelque chose de beaucoup plus précieux....?



ok : autant pour moi :




Citation:
Le
Tibet a de nombreuses ressources naturelles notamment en minerais
(réserves d'or considérables), de pétrole, de gaz, de bauxite, de
cuivre, d'étain et de lithium.[réf. nécessaire] Décidées par Pékin,
l'ouverture des voies d'accès et l'exploitation des gisements miniers
ont souvent été réalisées sans considération pour l'environnement. Le
résultat : des niveaux alarmants de pollution qui affectent
l'hydrographie, l'atmosphère et les sols.


"Dernière édition par ishtar le Jeu Mar 20, 2008 9:43 am; édité 1 fois"

#7: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 10:05 am


euh, il n'a pas signé la pétition sur reopen911.info.



Le "monde libre" des "droits de l'homme" a abattu 3000 de ses
concitoyens, anéanti l'Irak, la Palestine, le Liban, l'Afghanistan,
créé des ghettos et des rafles digne de l'empire nazi auquel soeur
sourire collabore avec un karma de cafard supérieur.



Signé Ben Laden revendiqué par internet et cancer souterrain qui a pris sa médaille au congrès.





Propagande contre propagande. Si on peut éviter de déshabiller Pierre pour habiller Paul, c'est mieux.












Citation:


Quand le Dalaï Lama était au pouvoir, 95% des Tibétains pouvaient être vendus comme des marchandises

Zang Yanping Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer



Lorsque le Dalaï Lama et la classe des propriétaires étaient au
pouvoir au Tibet, 95% de la population étaient des serfs féodaux, sans
aucun droit humain. Ils pouvaient être vendus comme des marchandises.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter
des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les
yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les
pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou
qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise. Il
était interdit de sortir de sa classe.


Titre original : La « démocratie », la parure trompeuse du dalaï-lama

14 novembre 2007

Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action



Afin de conférer au 14e dalaï-lama une apparence de respectabilité, sa
clique le présente, lui, l’ancienne figure de proue principale du
servage féodal à structure sociopolitique théocratique, comme un «
représentant de la démocratie » et elle prétend que « la démocratie a
de tous temps été son idéal » et qu’il « fait la promotion de la
démocratie parmi les Tibétains en exil ».
Tout
le monde sait que la société humaine passe par trois stades d’évolution
: la théocratie, la monarchie et les droits civiques. Il est tout
simplement ridicule, sinon bizarre, de décrire le dalaï-lama, ce
symbole vivant de la théocratie, sous les traits d’un « combattant pour
la démocratie ».
Que s’est-il réellement passé au Tibet, avant 1959, lorsqu’il était
dirigé par ce dalaï-lama qui prétend que la démocratie est son idéal ?
Avant 1959, les terres et les habitants du Tibet n’étaient autres que
les fiefs des institutions des gouvernements, monastères et nobles
tibétains locaux, c’est-à-dire les trois principales catégories de
propriétaires qui soutenaient le servage féodal tibétain. Constituant
moins de 5 pour cent de la population totale du Tibet, ces trois
principales catégories de propriétaires possédaient la quasi-totalité
des terres arables, des prairies, des forêts, des montagnes, des cours
d’eau et du bétail. Elles étaient non seulement habilitées à exploiter
les serfs de façon vampirique, mais elles exerçaient également un
pouvoir dominateur sur leurs personnes. Les serfs et les esclaves, qui
représentaient 95 pour cent de la population du Tibet, ne disposaient
d’aucun droit fondamental de l’homme et n’avaient aucune liberté. Dès
la naissance, les serfs appartenaient à un propriétaire. Leur
existence, leur mort et leur mariage étaient à l’entière disposition de
leur propriétaire. Traités comme du bétail, les serfs pouvaient être
vendus, achetés, transférés, proposés en guise de dot, offerts à titre
gracieux à d’autres propriétaires de serfs, utilisés pour apurer des
dettes ou échangés contre d’autres serfs.
Afin de protéger leurs propres intérêts, les propriétaires féodaux de
serfs maintenaient en place un système social hiérarchisé et strict en
même temps qu’ils exerçaient un pouvoir cruel. Les Treizième et
Seizième Codes, qui ont été utilisés jusqu’à la fin des années 1950,
stipulaient clairement le prix de la vie des diverses catégories
sociales, allant de personnes aussi bon marché qu’un vulgaire cordage
de paille à d’autres, plus chères que l’or. Les gouvernements locaux
étaient dotés de cours de justice et de prisons et les grands
monastères, de même que les nobles, avaient leurs propres prisons
aussi. Les serfs qui osaient se révolter étaient persécutés selon le
bon plaisir des seigneurs, sous cette dictature cruelle.
Ils étaient fréquemment insultés et battus ou devaient même affronter
des châtiments d’une rare violence : par exemple, on leur arrachait les
yeux, on leur coupait la langue ou les oreilles, les mains ou les
pieds, on leur arrachait les tendons, à moins qu’on ne les noyât ou
qu’on ne les projetât dans le vide depuis le sommet d’une falaise.
Les trois principaux ordres de propriétaires forçaient les serfs à
assurer toutes sortes de corvées et à payer un loyer, ils les
exploitaient en pratiquant l’usure. Les serfs devaient non seulement
assurer des corvées pour les diverses institutions des gouvernements
locaux, les fonctionnaires et l’armée, mais ils devaient également
travailler sans le moindre salaire à l’entretien des récoltes et du
bétail au profit des seigneurs, tout en payant diverses taxes. Certains d’entre eux devaient également s’acquitter de taxes et de corvées au profit des monastères.

Des statistiques ont montré que les taxes collectées par les
gouvernements locaux du Tibet étaient répertoriées en plus de deux
cents catégories et que les corvées assumées par les serfs au service
des trois principaux ordres de propriétaires représentaient plus de 50
pour cent de leur travail, voire entre 70 et 80 pour cent en certains
endroits. Avant la réforme démocratique, le montant total de l’usure au
Tibet était deux fois plus élevé que celui de la production totale des
serfs.
Les trois principaux ordres de propriétaires qui dirigeaient le Tibet
ancien vivaient principalement dans des agglomérations ou des villes
comme Lhassa. Ils étaient étroitement liés par des intérêts communs.
Leurs membres – les fonctionnaires, les nobles et les moines supérieurs
des monastères – changeaient parfois de rôle pour constituer des
cliques dirigeantes puissantes ou pour arranger des mariages entre
clans du même rang social dans le but de consolider leurs alliances.
Ils observaient également une règle stricte stipulant que les personnes
de rang élevé et de basse extraction devaient être traitées
différemment, ce qui, tant que le plan éthique que dans la réalité,
consolidait les privilèges et intérêts des propriétaires de serfs. Les
descendants des nobles restaient des nobles à jamais mais les serfs,
qui constituaient la majeure partie de la population tibétaine, ne
pouvaient jamais s’extraire de leur misérable condition politique,
économique et sociale.
Le degré élevé de concentration du pouvoir et le gel du passage d’une classe sociale à l’autre allaient mener tout
droit à la corruption et à la dégénérescence de la classe dirigeante
ainsi qu’à la stagnation et à la décadence de l’ensemble du système
social.
« L’intégration de la politique et de la religion » constituait le
fondement du servage féodal au Tibet. Sous un tel système, la religion
était non seulement une croyance spirituelle, mais également une entité
politique et économique. L’oppression et l’exploitation existaient dans
les monastères, qui jouissaient eux aussi des privilèges féodaux. Le
despotisme culturel régnant sous cette structure sociopolitique
théocratique ne pouvait fournir au peuple l’occasion de choisir sa
propre croyance religieuse, pas plus qu’elle ne pouvait lui permettre
de bénéficier d’une véritable liberté religieuse.
Les serfs n’avaient aucun droit de l’homme, même le plus élémentaire,
et ils vivaient dans une indigence extrême. Un dixième des jeunes
hommes du Tibet entraient dans un monastère et se faisaient moines. De
la sorte, ils n’étaient pas tenus à la production matérielle ni à la
reproduction humaine, et cela aboutit à une dépression économique ainsi
qu’à un déclin de la population du Tibet. Avec cet asservissement
spirituel et la promesse de la béatitude dans une vie ultérieure, le
groupe privilégié des moines et des nobles privaient les serfs non
seulement de leur liberté physique, mais encore de leur liberté
spirituelle.
Le dalaï-lama, à l’époque principal représentant du servage féodal
tibétain et chef du gouvernement local tibétain, ne s’est jamais
embarrassé de « démocratie » ou de « droits de l’homme ». En fait,
c’est par crainte de la réforme démocratique que le 14e dalaï-lama et
la clique au pouvoir déclenchèrent une rébellion armée en 1959 et
gagnèrent l’exil après son échec.
Après s’être enfuie à l’étranger, la clique du dalaï-lama maintint
toujours le cadre politique de base de l’intégration de la politique et
de la religion. Selon ce qu’il appelle la « constitution » tibétaine,
la dalaï-lama, en tant que figure de proue religieuse, exerce non
seulement la fonction de « chef de l’État », mais il bénéficie
également du pouvoir décisionnel final dans toutes les questions
majeures auxquelles est confronté son « gouvernement en exil ».
Un phénomène intéressant, ici, c’est que les frères et sœurs du 14e
dalaï-lama ont successivement occupé des postes clés, dans ce «
gouvernement en exil » dirigé leur frère, prenant ainsi en charge des
départements importants. Cinq membres de la famille du dalaï-lama ont
été « bkha’ blon supérieurs » ou « bkha’ blon » (très hauts
fonctionnaires des gouvernements locaux tibétains de l’ancien régime).
La famille du dalaï-lama et plusieurs autres familles contrôlent le
pouvoir politique, économique, éducationnel et militaire du «
gouvernement en exil » ainsi que ses principaux circuits financiers. Il
semble que, ces dernières années, ils se soient mis à suivre les
exemples occidentaux en organisant des « élections démocratiques » et
en adoptant la « séparation des pouvoirs » mais, en fait, le dalaï-lama
est toujours nanti de l’ultime pouvoir décisionnel, son « gouvernement
en exil » est toujours étroitement lié à la religion et la fonction de
« bkha’ blon supérieur » ne peut toujours être exercée que par des
moines. Peu importe donc la façon dont la clique du dalaï-lama se pare
d’ornements démocratiques puisque, en fait, elle constitue toujours une
structure politique théocratique et une coalition de moines de rangs
supérieurs et de nobles. La « démocratie » est-elle vraiment possible
sous le pouvoir d’une structure politique théocratique et d’une
alliance de moines et de nobles ? Le Tibet et d’autres éléments de la
communauté tibétaine en Chine ont réalisé voici longtemps la séparation
entre la politique et la religion, ils ont accompli des réformes
démocratiques et mis en place des gouvernements régionaux autonomes et
sont aujourd’hui engagés dans la construction politique et démocratique
du socialisme.
Contrastant avec une telle réalité, le discours creux sur la démocratie
que nous servent le dalaï-lama et ses partisans internationaux n’est
qu’une parure à bon marché qu’ils exhibent pour abuser le public.


Xinhua News Agency

(China Daily, 14 novembre 2007, p. 10)

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:10

#8: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 10:13 am


Le Dalaï Lama : "Les Etats-Unis sont les champions de la démocratie et de la liberté"

Peter Franssen Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer



Tibet : pour la démocratie, avec Bush ?

En octobre dernier, le parlement américain remettait au dalaï-lama sa
Médaille d’Or, la plus haute distinction que le parlement puisse
décerner. Sa Toujours Souriante Sainteté y est allée d’un discours,
louant Bush pour ses efforts dans le monde entier en faveur de la
liberté, de la démocratie et des droits de l’homme et qualifiant les
États-Unis de « champions de la démocratie et de la liberté ».


Un peu plus tôt, il avait déjà qualifié la guerre en Afghanistan de «
libération » et la guerre de Corée dans les années 1959 de «
demi-libération », alors que le conflit du Vietnam était demeuré « un
échec ».


Il va de soi qu’en premier lieu, le dalaï-lama reçoit le soutien de la
droite ultra. Non seulement en raison de son anticommunisme rabique
mais également en raison de son racisme. Son gouvernement en exil
condamne les mariages mixtes entre Tibétains et « les autres » et ce,
afin de préserver la pureté de la race opprimée. Ici, un Jörg Haider,
en Autriche, peut se retrouver. Aussi des gens comme Haider sont-ils
les premiers à venir en aide au dalaï-lama.


Une médaille d’or de Bush et l’ange Merkel pour le 14e dalaï-lama, Infortibet, 14 février 2008.

http://infortibet.skynetblogs.be/post/5284744/een-gouden-bushmedaille-en-engel-merkel-voor-



http://www.bloggen.be/nieuwsbriefchina/archief.php?startdatum=1205708400&stopdatum=1206313200



[/quote]

#9: Auteur: K-59,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 12:36 pm


C'est l'Hôpital qui se moque de la Charité.

En admettant quelques instants que les affirmations de l'Agence Chine
Nouvelle sur le régime théocratique tibétain soient exactes, vu le peu
de cas dont fait le gouvernement chinois des droits de l'homme, ce
dernier n'a de leçon à donner à personne!

#10: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 12:43 pm


K59.





C'est exactement ce que je dis: l'hopital se fout de la charité. Tu comprends?





Le monde libre et des droits de l'homme a fait quoi le 11/9 et depuis le 11/9?





Tu ne vois pas quelque chose qui cloche tibétaine?

#11: Auteur: ishtar,
Posté le: Ven Mar 21, 2008 8:40 am


en voilà un ,d'autre son de cloche tibétaine:



http://www.alterinfo.net/Que-s-est-il-vraiment-passe-a-Lhassa-Journalistes-et-touristes-disent-autre-chose-_a17925.html

#12: Auteur: fleur*, Localisation: gironde
Posté le: Ven Mar 21, 2008 9:30 am


quil ait la paix .........leurs chemins et merveilleux vous
savez j ai un livre ou je tourne une page chaque jour et hier je suis
tomber sur la page du tibet ou il ya ecrit sauvons le tibet il nya pas
de hasard...........je leurs envois plein d amours je vous dit a bientot fleur

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:10

#13: Auteur: Satyneh, Localisation: Sud-Ouest
Posté le: Lun Mar 24, 2008 3:26 pm


L'histoire du Tibet est intimement liée à celle de la Chine.

Un petit rappel de son histoire, qui permet de voir à quel point
politique et religion sont mêlés, et que, pour peu qu'on s'y intéresse,
ça n'a rien à voir avec une lutte méchants/gentils, cow-boys/indiens
d'amérique, purs bouddhistes/noirs chinois.




Citation:
Sâdhana tient tout
particulièrement, en début de cette page WEB, à souligner fermement que
la très douloureuse situation politico-religieuse au Tibet, pouvant
prêter à confusion de par la désinformation complexe qui l'entoure,
avec son lot d'atrocités condamnables n'est pas cas unique en Asie. On
oublie trop facilement le massacre (92%) des religieux cambodgiens par
les khmers rouges, massacre dont on a jamais parlé, ni encore moins
fait autant de battage que pour celui des religieux tibétains, car, il
s'agit également de moines, encore plus foncièrement bouddhistes, que
cela soit bien clair !


Dans des pays où les régimes militaires aussi bien que totalitaires
règnent sans partage, les religieux tant birmans que laotiens, que
viêtnamiens, voire même chinois ne sont pas en sécurité et leurs
arrestations sont monnaies courantes, arrestations passées la majeure
partie sous silence et ignorées de l'opinion mondiale. Si
le Tibet tient le haut du pavé actuellement dans cette "
désilencisation ", c'est en raison de la position éminemment
stratégique et hydrologique (l'Indus, le Gange, le Brahmapoutre, le
Salveen, l'Irawaday, le Mékong, le Yang Tse et le Fleuve Jaune y
prennent leurs sources) que ce pays occupe dans le continent asiatique.
Qui détient l'eau détient la vie, tout comme au Moyen-Orient le plateau du Golan, et les pseudo-territoires kurdes...




L'Angleterre (colonisatrice hégémonique dans le sous-continent
est-asiatique sur l'impulsion d'un Disraëli, premier ministre de la
reine Victoria-Impératrice des Indes) en sait quelque chose: lui ayant
barré, par peur des visées colonialistes des russes et par ingérence
forcée lors de la convention de Simla en 1914, l'accès de la Société
des Nations (précurseur de l'actuel O.N.U) ainsi que celui à son
indépendance en le mettant à l'insu de son plein gré indirectement sous
la suzeraineté potentielle de la Chine qui n'a pas ratifié cette
convention la rendant de jure caduque. Un comble, alors qu'en 1948, la même Angleterre crée, ex nihilo, l'état d'Israël, deux poids, deux mesures, isn't Mr Disraeli...?
. Alors, restons objectifs et soyons pleinement conscients que dans
d'autres pays, il y a des prisonniers d'opinions religieuses qui sont
sommairement exécutés, ce dans l'indifférence et l'ignorance les plus
totales.



Cette mise au point faite avec une rigueur informative dont Sâdhana
ne veut en aucun cas se départir, revenons à au présent sujet. Avec une
objectivité et une tolérance toutes bouddhiques, n'excluant en rien une
"vision juste", Sâdhana tient aussi à préciser divers points concernant
le "Bouddhisme tibétain ou Vajrayâna", si en vogue actuellement et dont
la diffusion en Occident atteint des proportions considérables (selon
les pays plus de 60 % des centres bouddhiques, toutes écoles
confondues). Nous tenons aussi à mettre en garde, selon le
"discernement juste", les personnes qui seraient attirées par le côté
ésotérique, prononcé et sous-jacent, de cette "forme" de Bouddhisme;
ceci en fonction de différents éléments que l'on trouve cités dans les
multiples écrits d'Alexandra David-Neel, personne nec plus experte en
la matière, eu égard à ses expériences tibétaines et surtout à son
adoption du lama Yongden. D'autres auteurs en ont fait aussi largement
mention.



Revenant au Vajrayâna ou véhicule de la Foudre (initialement la
foudre brandie par le dieu hindou Indra), il est de notoriété publique
que c'est le seul bouddhisme a être qualifié de et par son origine
nationale, car on ne parle jamais du bouddhisme sri-lankais,
thaïlandais, cambodgien, laotien, viêtnamien, ni même chinois, mais
plutôt du Tch'an, du Zen, du Jodo Shinshû, du Nichirenshû, du Shingon,
etc.



Donc, l'expression bouddhisme tibétain
introduit déjà une confusion par l'amalgame qui est fait entre le Tibet
et la religion bouddhiste.
Ne pas oublier que le Bouddhisme
n'est devenu une religion que vers le IIè s a-p. J-C. En effet, la
tradition théravadine ou des anciens était bien plus une philosophie de
vie, transmise par les moines et appliquée rigoureusement par eux dans
les monastères. Elle était donc l'apanage unique d'un clergé soucieux
de perpétuer les enseignements originaux du Bouddha, homme réalisé qui
n'était en aucun cas ni un dieu, ni une divinité, s'en défendant bien
au contraire.



Comme dans toute succession spirituelle, des dissensions dans
l'ordre monastique ont commencé à se manifester et, entre un certain
laxisme et un intégrisme quasi fanatique tous les deux condamnés par
Bouddha lui-même, une tendance (celle des mahâsanghika) a vu le jour;
tendance dans laquelle la Sangha, réservée jusqu'alors uniquement aux
moines, pourrait s'agrandir aux laïcs, la Mahâsangha. Ceux-ci moins
évolués spirituellement que les moines ont besoin de merveilleux, de
prodiges, de superstitions pour croire, pour étayer les mises en
pratique des principes moraux et philosophiques, héritages de la vie
monastique.



C'est à partir de ce moment, que le Bouddhisme, de philosophie
initiale, de Voie vers la Sagesse qu'il était, va devenir religion. Au
fur et à mesure de son extension territoriale, il s'acclimate des
croyances locales en érigeant, en divinités, les tenants des réponses
aux questions métaphysiques émises par le commun des mortels. On voit
alors se dessiner un panthéon bouddhique, fleurissant de divinités plus
terrifiantes et courroucées que franchement paisibles, images destinées
à frapper l'imaginaire des fidèles, sollicités dans l'observance des
préceptes et surtout leur "bienveillance matérielle" à l'égard des
religieux.



Que l'on se rassure et que l'on nous accuse pas de focaliser notre
diatribe sur ce bouddhisme tibétain, toutes les appellations et
représentations plus ou moins terrifiantes (enfer, purgatoire...) et
démoniaques (Satan, Bélzébuth, Lucifer, Diable...) occidentales ont
largement été exploitées, dans le même sens, par les différents clergés
occidentaux. Qu'il soit bien entendu que Sâdhana éprouve, face à la
ferveur et à la piété des fidèles indigènes, un bien plus grand respect
qu'à l'égard d'un certain "clergé", détenteur des croyances auxquelles
ils les inféodent étant plus soucieux de préserver son pouvoir et ses
avantages qu'autre chose (ceci est valable pour beaucoup d'autres
religions ou formes religieuses, que ce soit bien clair !).



Qui dit
philosophie, puis religion implique forcément des textes fondateurs.
Les soûtras (ou sermons) initiaux du Bouddha, font place
progressivement à des commentaires, sastras ou abidharmas, et l'on voit
fleurir, pendant de nombreux siècles, des textes canoniques qui ne
sontTibet9.jpg (9702 octets) nullement de la bouche même du Bouddha, vu
qu'ils ont été soit "insufflé" par des "divinités" telles Manjushri,
Avalokiteshvara, Samanthabadra, Maitreya, Târâ (comparable à la Sainte
Vierge des catholiques) soit composés sous "inspiration illuminatrice"
par des grands maîtres, ex. les Prajñâ-pâramitâs, voire même le plus
que célèbre Sadharma-pundarika soûtra - le Soûtra du Lotus de la Bonne
Loi, pilier de base du Mahâyâna ou Grand véhicule (soûtra qui n'est
certainement pas de la bouche même du Bouddha, quoiqu'on puisse le
soutenir...).



Ce terme de soûtra s'appliquera, par la suite, en sus des sermons
initiaux, plus communément à des textes considérés comme canoniques par
les différentes écoles bouddhiques. Il ressort que la presque totalité des soûtras sur lesquels repose la doctrine du Mahâyâna sont le fait d'auteurs anonymes
et de ce fait, aucunement du Bouddha lui-même. L'exemple le plus connu
est le soûtra de l'Estrade de Houei-Neng, sixième patriarche du Tch'an,
soûtra dont l'auteur nous est connu, exception qui confirme la règle
...



Rappelons que le Bouddhisme arriva
tardivement au Tibet, plus de 1'000 ans après la mort du Bouddha, vers
le Vllème s. En effet, le roi Songtsen Gampo (unificateur du Tibet et
créateur de l'alphabet tibétain) épousa une princesse népalaise et une princesse chinoise, toutes deux imprégnées de Bouddhisme;

par preuve d'amour, il l'importa au Tibet et fit construire divers
temples dont le fameux temple du Jokhang, au centre de la cité de
Lhassa.



Ce ne fut que cent ans plus tard que le Tibet vit l'arrivée de
Padmasambhava, magicien, maître es Tantras et thaumaturge, en
provenance de l'Odyana (actuellement nord-est du Pakistan), révéré par
tous les tibétains en tant que Guru-Rinpoché, le maître précieux. ll
vint apporter ses "pouvoirs" à Shantarakshita, vénérable moine
bouddhique dont l'érudition lui avait valu les faveurs du roi Trisong
Détsen et qui avait été invité pour répandre le Bouddhisme au Tibet,
malgré la farouche opposition des Bönpos qui voyaient péril en la
demeure. Il aurait laissé des termas ou écrits secrets, soigneusement
cachés, afin qu'ils soient révélés au fur et à mesure de leur
découverte par des tertöns, ou découvreurs de secrets.



Le grand événement suivant vient des moines indien Kamalashila
(école de l'éveil Progressif) et chinois Hoshang (école de l'éveil
Subitiste); suite à leur débat mémorable, ce fut le bouddhisme indien
qui fut proclamé religion d'état, accroissant ainsi la vindicte des
chinois, envahis à plusieurs reprises par les armées tibétaines durant
de longues périodes, même jusque dans leur capitale d'alors, Chang 'An.
Ne pas omettre que les tibétains furent à leur tour envahis par les
mongols et les mandchous.




Ce fut ensuite, en 1042, la seconde diffusion du Bouddhisme par Atisha,
maître aussi bien es soutrâs qu'es tantras, inspirateur de la secte des
Kadampas (ceux qui suivent la parole du Bouddha au pied de la
lettre..., bon ?). C'est aussi à cette époque que l'on voit, avec
Drogmi, la fondation de la tradition des Sakyas, avec
Marpa-le-traducteur, Milarepa et son disciple Gampopa l'école Kagyupa,
sans oublier celle des Nyingmapa " les anciens" déjà préexistante. Dans
cette période intermédiaire, on voit l'apogée des Sakyas, et ce n'est
qu'à la fin 14 ème s. avec Tsongkhapa, grand réformateur et fondateur
de l'école Guélugpa, "école de la voie vertueuse" que le Bouddhisme
décadent reprend de son authenticité et de sa moralité. C'est de leur
école que viennent les Dalaïs-lamas. Dans cette période couvrant
quelques siècles, on voit la formation de diverses tendances:
Drigungpas, Jonangpas, Karmapas, Shangpas, Shamarpas, Drugpa Kagyu
(parmi les huit écoles secondaires kagyupas, seule école à avoir
essaimé, d'ailleurs...).



Petit rappel sur les quatre écoles "bouddhiquement" tibétaines, par ordre chronologique:



- Nyingmapa ou les anciens, fondée au IXè à la suite de l'impulsion
donnée un siècle avant par Padmasambhava. Les grandes figures Nyingmapa
furent entre autres récemment Dudjom et Dilgo Kientsé rinpochés.



- Sakyapa, ceux de la terre grise du monastère de Sakya par Könchog
Gyelpo, au XIè. Leur actuel chef spirituel est S.S. Sakya Tenzin. Leur
vocation est surtout médicinale.



- Kagyupa, ceux de la transmission orale par Gampopa, au XIIè -
leur chef de file est S.S le Karmapa, XVIIè dans l'ordre de lignage.
Ils sont reconnus pour être les "missionnaires" attitrés et patentés du
Bouddhisme. Cette école se subdivise en huit sous-écoles comme précité.



- Gelugpa, dit
les vertueux, par le grand réformateur Tsongkhapa, au XVè et dont sont
issus les Dalaï-Lamas, leaders incontestés de ce bouddhisme tibétain.




http://www.bouddha.ch/adn.htm

#14: Auteur: symphonie,
Posté le: Lun Mar 24, 2008 5:17 pm



Citation:
Les
Anti –Guerre US Lancent un Cri d'Alerte – Attention Aux Fausses
Mobilisations, Attention à Une Attaque Surprise Contre l'Iran



La menace d'une Guerre contre l'Iran s'accroît de jour en jour. Il
est urgent de remobiliser toutes les forces anti-guerre partout dans le
monde. Attention aux « fausses mobilisations » type « indépendance du
Tibet », c'est l'écran de fumée qui cache la vraie menace, celle d'une
Troisième Guerre Mondiale.





ici

#15: Auteur: obsidienne,
Posté le: Lun Mar 24, 2008 6:42 pm


J ai voulu signé la petition mais ça ne fonctionne pas ils me disent Qu il trouve pas l ID ou un truc du genre



kalou

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:11

#16: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Lun Mar 24, 2008 6:57 pm



Citation:
L'histoire du Tibet est intimement liée à celle de la Chine.




Et il n'y a pas que la Chine. Le Tibet a été aussi une annexion Indienne.





Petit extrait :






Citation:
On
voit bien que ce traité marque le début d’un désaccord entre Chinois et
Tibétains. Selon les Chinois, il est la preuve que des liens d’unité
existaient déjà entre les deux pays, mais pour les Tibétains, ces liens
n’étaient que commerciaux et économiques, leur religion et leur alphabet les rapprochant plus de l’Inde que de la Chine.




Extrait de ce lien.



Voici une écriture Tibétaine :





traduction : bö namkai jong. Traduction : Sous le Ciel Tibétain.





Quand on s'interresse vraiment à la religion Hindoue et celle du
Bouddhisme, on se rend compte qu'il y a énormément de convergences.
Comme il y en a avec la religion musulmane (bigamie entre autres),
comme il y en a avec la religion catholique.



Extrait de la citation de Symphonie :




Citation:

c'est l'écran de fumée qui cache la vraie menace, celle d'une Troisième Guerre Mondiale.




Qui finira par arriver tant que les richesses de la planète ne seront pas distribuées...

"Dernière édition par Fleur de Diamant le Lun Mar 24, 2008 7:00 pm; édité 1 fois"

#17: Auteur: SCAB, Localisation: Zion
Posté le: Lun Mar 24, 2008 8:36 pm




#18: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Lun Mar 24, 2008 8:46 pm


Scab, il me semble que Babylone paye en ce moment pour des crimes qu'elle na pas commis.







Commence par libérer l'amérique et la france.

#19: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Dim Mar 30, 2008 1:20 pm


Des news du Tibet et de la chine :




Citation:
En Chine, quelques voix bravent le tabou tibétain

De notre correspondant à Pékin, Jean-Jacques Mével

28/03/2008 | Mise à jour : 21:11 | Commentaires 18

.

Face à un Parti communiste que le Tibet renvoie à ses vieux
réflexes, une poignée de Chinois bravent la censure, voire la police
pour affirmer que leur pays fait fausse route.



Le plus surprenant est qu'ils osent redresser la tête. Face à un
Parti communiste que le Tibet renvoie à ses vieux réflexes et malgré
l'avalanche de propagande hostile au dalaï-lama, une poignée de Chinois
bravent la censure, voire la police pour affirmer que leur pays fait
fausse route.



Les critiques dont la France est la cible sur Internet, ou les
attaques répétées de la presse contre le travail de médias comme CNN et
la BBC ne donnent qu'une pâle idée du coup de froid qui s'est abattu
sur Pékin, sans parler de Lhassa. C'est moins de la xénophobie qu'une
intimidation orchestrée afin de faire rentrer les Chinois dans le rang.
Pékin l'a légitimée en saluant une réaction «purement spontanée» du
peuple chinois. «La crise tibétaine, disait jeudi le porte-parole
officiel Qin Gang, est le miroir qui réfléchit le vrai visage de
certains dans la communauté internationale.»



À Pékin, une toute petite minorité résiste. Elle s'inquiète d'un
retour à la guerre froide et pousse au dialogue avec le prix Nobel
tibétain. Elle n'encourt pas seulement l'étiquette de «parti de
l'étranger ». À quatre mois de Jeux olympiques que Pékin veut
impeccables et sans contestation, c'est la résidence surveillée, voire
l'arrestation qui guettent.



Bao Tong, survivant d'une équipe réformiste balayée après le
massacre de Tiananmen, ne craint ni l'une ni l'autre. Il est déjà
surveillé 24 heures sur 24 par la police et son statut d'ancien
dignitaire du PC le protège du pire. À 76 ans, il porte un jugement
vigoureux sur l'attitude de l'équipe Hu Jintao dans la tempête : «Après
l'épreuve tibétaine, que reste-t-il de l'harmonie tant vantée par le
pouvoir ? Un slogan creux, balayé par l'obsession de la “lutte à mort”
contre le dalaï-lama. Je suis frappé par la rigidité du discours
officiel et l'invocation d'une conspiration étrangère. Elles n'offrent
aucune prise au compromis. Politiquement, la Chine est renvoyée aux
heures de Mao.»



L'ex-responsable de la réforme politique au PC, emprisonné jusqu'en
1996 et depuis astreint à la résidence surveillée, se déclare en faveur
d'un dialogue avec le dalaï-lama et d'une autonomie «de haut niveau»
pour le Tibet. Mais il n'y croit guère. À l'étranger comme à Lhassa,
«le retour de la confiance dépend de l'attitude de Pékin, dit-il
au Figaro. Lorsqu'un des interlocuteurs croit détenir la vérité et
prétend que tous les autres sont dans l'erreur, aucune discussion n'est
possible.»




La suite ici

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:12

#20: Auteur: SpécialStar, Localisation: En Orbite autour de Mars
Posté le: Dim Mar 30, 2008 3:21 pm


n'oubliez pas de lire ce topic revelateur de l'horreur des pratiques chinaoises au tibet.....



http://www.onvousdittout.com/forum/viewtopic.php?t=562&highlight=








Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:12

#21: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Mar Avr 01, 2008 10:48 am



Citation:
Tibet : Réponses sur l'Histoire, la religion, la classe des moines, les problèmes sociaux, la répression, le rôle des USA...

Elisabeth Martens Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer



Elisabeth Martens interviewée par Bénito Perez pour « Le Courrier » de
Genève, le 27 mars 2008. Voici la version intégrale de cette interview
qui répond sans ambages à toutes les questions sur l'histoire, les
événements, la répression, le Dalaï Lama, les problèmes sociaux du
Tibet...


Pouvez-vous vous présenter brièvement? Comment êtes-vous venu à vous

intéresser au Tibet et à la Chine?



Je suis partie durant trois années en Chine, après des études de
biologie en Belgique, pour me spécialiser en médecine traditionnelle
chinoise. J’ai bien sûr profité de mon séjour là-bas pour voyager du
nord au sud et d’est en ouest. Un de ces voyages m’a amené pour la
première fois dans une région tibétaine (c’est-à-dire habitée, ea, par
des tibétains) en 1990, à XiaHe au Gansu, au grand monastère du
Bouddhisme tibétain de Labulang. J’ai été surprise par la facilité de
contact avec les lamas qui se promenaient en rue et allaient faire
leurs courses à l’épicerie du coin ; c’est loin de l’image de nos
moines cloîtrés derrière leurs murs.







Surprise aussi par la différence entre les bouddhas chinois, tout
ronds comme des théières qui mijotent doucement sur le poêle,
souriants, joviaux, et les bouddhas tibétains, beaucoup plus imposants.
Et encore surprise de trouver dans les temples une quantité phénoménale
de représentations de dieux, de monstres, de boddhisattvas, etc. plus
féroces et effrayants les uns que les autres. J’ai trouvé que, d’une
certaine manière, c’est assez proche de ce que l’on trouve comme
galerie d’horreurs dans nos églises : des hommes transpercés,
crucifiés, ou jetés dans des marmites d’huile bouillante, etc. Rien de
comparable dans l’art chinois : dans la pensée chinoise, et donc dans
les arts de la Chine, la souffrance et le moyen de s’en délivrer n’est
pas au centre des préoccupations. De quoi devrait-on se délivrer à
partir du moment où l’on sait que la souffrance est
l’opposé-complémentaire du bien-être ? J’ai trouvé dans les régions
tibétaines, où je suis retournée plusieurs fois par la suite (la
dernière fois, en été 2007), une culture très différente de la culture
chinoise.



Cette différence m’a paru intéressante : comment un pays aussi
gigantesque que la Chine (plus grand que toute l’Europe) s’en sort-il
pour concilier 55 nationalités parlant chacune leur propre langue,
surtout avec la disproportion de Han (environ90%) par rapport aux
autres nationalités ?


- Que se passe-t-il, selon vos informations (quelles sont vos sources?),

actuellement dans les régions de Chine peuplées de Tibétains?

Les violences qui ont eu lieu à Lhassa le 14 mars 2008 ont été
perpétrées par des groupes de manifestants tibétains. Les témoignages
des étrangers présents sur place vont tous dans le même sens : les
agressions visaient les Chinois (les Han) et les Hui, majoritairement
des Musulmans. Des personnes ont été incendiées vives, d’autres ont été
battues à mort, déchiquetées au couteau ou lapidées. Les armes
utilisées étaient des cocktails Molotov, des pierres, des barres
d’acier, des poignards et des couteaux de boucher. Il y a eu 22 morts
et plus de 300 blessés, quasi tous des Hui et des Han. Il s’agissait
d’actes criminels à caractère raciste . Serge Lachapelle, un touriste
de Montréal, dit : « Le quartier musulman a été complètement détruit, plus aucun magasin ne tenait debout » .







Dès le 18 mars, le Dalaï Lama déclare dans une conférence de presse que
« les événements au Tibet échappent à son contrôle et qu’il est prêt à
démissionner si les violences se poursuivent ». Il ajoute que « ces
actes de violence sont suicidaires » . Il n’empêche que, à peine
quelques jours plus tard (le 21 mars), par une étrange coïncidence du
calendrier, Nancy Pelosa, présidente du Congrès américain, arrive à
Dharamsala pour une visite officielle au 14ème Dalaï Lama. Elle parle
des évènements au Tibet comme d’un « défi pour la conscience mondiale »
et exige de la Chine de pouvoir envoyer au Tibet une commission
internationale indépendante afin de vérifier l’accusation chinoise
comme quoi « l’entourage du Dalaï Lama se trouve derrière les violences
», et afin de contrôler « de quelle manière sont traités les
prisonniers tibétains en Chine » . C’est une des stratégies utilisées
par les Etats-Unis : forcer la Chine à accepter des équipes
d’inspection qui portent le cachet des « Droits de l’Homme », ou
pouvoir dire que la Chine les a refusées. Pour exécuter un tel plan,
nul mieux placé que le Dalaï Lama : dans son allocution du 10 mars, ce
dernier exhortait déjà la Chine à « une plus grande transparence » .







Ces termes ne font-ils pas curieusement écho au « glassnost » qui a
conduit à l’éclatement de l’URSS ? L’Allemagne, avant-garde de
l’Europe, s’aligne sur les exigences de transparence des Etats-Unis :
son ministre des Affaires étrangères a déclaré que « le gouvernement
fédéral de l’Allemagne demande une plus grande transparence de la part
du gouvernement chinois » . Quant aux autorités chinoises, elles
parlent d’une révolte préméditée et bien organisée. L’occasion choisie
pour donner le feu vert aux émeutiers était la date anniversaire de
commémoration de la révolte de 1959 à Lhassa, date que les Tibétains en
exil ont décrétée « Fête nationale » : le 10 mars. Ce jour-là, une
marche, partant de l’Inde et se dirigeant vers le Tibet, a
effectivement démarré. Elle devrait durer six mois: jusqu’aux débuts
des JO de Péking. Cette marche a été organisée par le « Mouvement pour
le soulèvement du peuple tibétain » (il est difficile de traduire «
uprising » autrement que par « soulèvement »). Il s’agit d’une
association dans laquelle sont représentées les fractions principales
du gouvernement tibétain en exil : le NDP (New Democratic Party), le
Congrès de la Jeunesse tibétaine (Tibetan Youth Congres), et le
mouvement des femmes.







Le 10 mars était clairement le signal de départ des émeutes : elles
ont été encouragées à distance par de multiples manifestations devant
des ambassades chinoises (e.a. à Bruxelles). En Chine même, des tracts
appelant à manifester pour l’indépendance du Tibet, ont été distribués
dans les différentes régions tibétaines . Le même jour, trois cents
lamas du monastère de Drepung ont manifesté au centre de Lhassa, de
manière non-violente bien que “provocatrice” ; la police les a
dispersés, sans heurts. Ce ne fut plus le cas quelques jours plus tard,
le 14 mars : plusieurs groupes de Tibétains, tous armés de la même
manière et opérant de la même manière, se sont dispersés dans la ville
de Lhassa, ouvrant les hostilités et semant la panique. La suite est le
drame que l’on sait, avec les répressions chinoises que l’on devine.



Faut-il rappeler que le Droit international stipule que « chaque
pays a le droit d’utiliser la force contre des mouvements
d’indépendance qui vise à la division du dit
pays » ? Imaginez le foin que cela ferait en France si le mouvement
séparatiste corse se mettait à incendier des passants français en plein
Ajjacio!


- On a généralement analysé ces émeutes comme une "réaction à la

colonisation du Tibet par les Chinois"? On parle même de génocide? Qu'en

est-il?



Quand on parle de « colonisation » d’un pays par un autre, il faut, au
minimum, qu’il y ait deux pays. Dans ce cas précis, faut-il rappeler
que le Tibet n’a jamais été reconnu comme « pays indépendant » ? Au
13ème siècle, le Tibet est annexé à la Chine par les Mongols, et au
18ème les Mandchous ont divisé leur empire chinois en 18 provinces,
dont la province tibétaine. Fin du 19ème, l’empire britannique envahit
le Tibet et y installe ses comptoirs de commerce.







Cela se passe sous le règne du 13ème DL, qui voit dans l’occupation
anglaise du Tibet une opportunité pour revendiquer l’indépendance. Il
se base pour cela sur ce qu’il a appelé le « Grand Tibet » : un
territoire qui équivaut à cinq fois la France, quasi le tiers de la
Chine, et qui correspond plus ou moins (parce qu’il n’y avait pas de
cartes à l’époque) à ce qu’était le Tibet à la fin de la dynastie des
Tubo, au 9ème siècle. Or la Chine du début du 20ème sortait d’un siècle
de ventes aux enchères, avec la succession des « concessions » faites
aux pays occidentaux. Céder le tiers de son territoire était signer son
arrêt de mort. Donc cette demande d’indépendance a été sans suite. Je
veux dire par là : sans aucune suite. C’est dire que ni les NU ni aucun
pays n’a jamais reconnu le Tibet comme un pays indépendant. C’est une
première réponse à votre question.







Une deuxième, c’est que quand on parle de « colonisation », cela
implique en filigrane que le pays envahisseur profite des biens du pays
envahi. Or, si on considère les cinquante dernières années du Tibet, on
constate un phénomène inverse. La population tibétaine a triplé grâce
aux soins de santé et à une rapide amélioration du niveau de vie. Ce
qui, à vrai dire, n’était pas très compliqué, vu les conditions
désastreuses dans les quelles vivaient plus de 90% de Tibétains sous le
régime théocratique des DL. Toutefois, cette amélioration n’a pas été
aussi rapide que dans les grandes villes chinoises qui, par leur
lustre, font croire au monde entier que la Chine est devenue
capitaliste. C’est fou ce que l’on fait croire avec des paillettes, des
lumières et des vitrines. Pour répondre à votre deuxième question,
celle du génocide, il faut à nouveau faire un petit retour historique.
En 49, avec l’avènement de la R.P. de Chine, le gouvernement chinois
opte pour une remise à zéro des compteurs : tous les étrangers et
influences étrangères sont mis à la porte et les frontières chinoises
sont réaffirmées, aussi dans les provinces lointaines dont le Tibet.
Dès 1956, une rébellion armée est organisée dans plusieurs monastères
tibétains (ea. Litang et Drepung) : avec la RP Chine, c’est les
dignitaires tibétains qui sont visés, ceux du clergé en particulier.
C’est d’ailleurs cette couche de la population qui commence à fuir vers
l’Inde et qui va constituer la communauté tibétaine en exil (de la même
manière que l’exode vers TaiWan qui était composée essentiellement des
« grosses » familles chinoises).







Cette rébellion armée est dès ces débuts soutenue financièrement et
logistiquement par la CIA . Pour quelle raison ? Il suffit pour le
comprendre de lire ce que disait un rapport de l’Office des Affaires
Etrangères des E-U en avril 49 : « Le Tibet devient stratégiquement et
idéologiquement important. Puisque l’indépendance du Tibet peut servir
la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le
reconnaître comme indépendant (…) Toutefois, ce n’est pas le Tibet qui
nous intéresse, c’est l’attitude que nous devons adopter vis-à-vis de
la Chine » . On ne peut être plus explicite ! La rébellion armée, qui
démarre du monastère de Litang, s’étend par vagues jusqu’à Lhassa, où a
eu lieu la plus importante, celle qui a été écrasée par l’Armée rouge
en 59. Suite à cet événement, il était de grande importance pour les
E-U d’amener l’opinion publique à croire qu’il s’agissait d’un
génocide, c’est pourquoi le chiffre de 1,2 million de morts a été
avancé par les autorités du Bouddhisme tibétain en exil.



Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:14

suite...
Plusieurs
études démographiques ont démontré par la suite que ce chiffre a été
inventé de toute pièce . Patrick French, ex-directeur de « Free Tibet
», a été le vérifier sur place, à Dharamsala. Après avoir compulsé
longuement les documents « officiels » qui ont servi à avancer ce
chiffre, il a été complètement dégoûté par l’ampleur de la
falsification venant de la part de ceux qu’il admirait. Il raconte cet
épisode dans son livre . Ce qui est important à retenir dans cette
falsification, c’est que si on parle de 1,2 million de morts sur une
population d’à peine deux millions d’habitants, on peut en effet parler
d’un « génocide ». Mais s’il s’agit que quelques milliers de morts de
part et d’autre, il ne s’agit plus d’un génocide, mais d’une guerre
civile. Ce chiffre de 1,2 million de morts a donc permis de manipuler
l’opinion publique en l’amenant vers la méfiance, voire la xénophobie,
vis-à-vis des Chinois. C’est le même topo depuis 50 ans. Donc, si on
analyse les faits de manière historique, on ne peut parler ni
d’invasion, ni de colonisation, ni de génocide. Les émeutes qui ont eu
lieu ce mois de mars 2008 doivent être analysées dans un contexte
économique en tout premier lieu, sans oublier que le Tibet est un des
terrains de combat entre les E-U et la Chine, depuis longtemps.







- La violence des manifestations ne cadre pas avec le pacifisme affiché

par le Dalai-Lama.



Pourquoi?



Le DL et son entourage portent les couleurs du pacifisme et se
doivent d’entretenir l’image de tolérance et de compassion qui sied au
Bouddhisme tibétain, sinon qui les croirait encore en Occident ? Le DL
a quand-même pris le temps d’ameuter l’opinion publique autour de la
manifestation pacifique des 300 moines de Drepung descendus au centre
de Lhassa le 10 mars et a immédiatement incriminé la répression aux
forces de l’ordre chinoises (soit dit en passant, tout un chacun qui a
voyagé au Tibet a pu remarquer que la police est essentiellement
composée de Tibétains et compte très peu de Chinois). Quand les actes
de violence ont atteint un niveau de barbarie sans nom, il s’est
rapidement distancié des événements. Quel rôle joue-t-il là-dedans ?
Pour le savoir, il faut analyser à qui profitent ces émeutes : ni aux
Chinois, ni aux six millions de Tibétains de Chine. Elles servent
essentiellement à ameuter l’opinion publique autour des violations des
Droits de l’homme en Chine, le manque de liberté d’expression, et les
diverses répressions que nous incriminons au gouvernement chinois.
Donc, elles servent à donner de la Chine une image exécrable, ceci
juste avant les JO qui vont rassembler la presse internationale à
Pékin.







Je pense qu’en partie, elles reflètent l’énorme peur que nous avons
de la puissance économique que représente la Chine actuellement. Il est
vrai que si par certains côtés, elle fait encore partie du Tiers Monde,
par d’autres côtés, elle risque de nous rattraper très rapidement et
même de nous dépasser. Peu de gens ici se rendent compte que la Chine
compte un potentiel intellectuel gigantesque et que cette masse
d’intellectuels chinois commence à en avoir par-dessus la tête de se
voir constamment refoulée et dénigrée par l’Occident. Ils ne vont plus
se taire pendant longtemps. Pour résumer, je pense que ces émeutes
servent à noircir l’image de la Chine : provoquer des émeutes à
caractère racial dans les régions tibétaines, c’est obliger le
gouvernement chinois à sortir la grosse mitraille, et donc nous
pourrons parler en tout bien tout honneur d’une « répression sauvage »
exercée par le gouvernement chinois lors « d’incidents ethniques ».







On connaît la chanson : elle a été utilisée à plusieurs reprises
depuis 89 (conflits en Afrique, dans les Balkans, en Irak, et ceux pour
démanteler l’URSS). Il faut savoir aussi qu’au sein de la communauté
tibétaine en exil, une scission est de plus en plus évidente : d’une
part, il y a les modérés, dont le DL, qui ne prêche pas (pas
ouvertement en tout cas) pour la violence et ne demande même pas une
indépendance, mais parle « d’autonomie poussée », comme on sait.
D’autre part, et pour le moment c’est une fraction majoritaire au sein
du gouvernement en exil, il y a les radicaux qui exigent une
indépendance totale et sont prêts pour cela à prendre les armes. Vous
imaginez bien qu’un discours pareil serait impossible à tenir sans
l’appui de leurs alliés de 50 ans : les E-U qui, d’ailleurs continuent
à financer et à armer la communauté tibétaine en exil. En réalité, les
E-U disposent actuellement de deux chevaux de bataille qu’ils utilisent
simultanément : le DL et sa suite (européenne, surtout) par qui passe
le discours pacifiste qui sert à rassembler les intellectuels
occidentaux autour des thèmes de « démocratie », de « droit de l’homme
», de « liberté de presse », etc. qu’il faut imposer à la Chine (c’est
un comble « une démocratie » qu’il faut imposer !... mais ça marche à
200%), et puis la fraction « dure » du gouvernement tibétain en exil
qui compte de plus en plus de membres grâce à un discours musclé de
lutte pour une indépendance, coûte que coûte. Apparemment, ce sont ces
derniers qui mettent le feu aux poudres et déclenchent les violences.







- Cela n'exprime-t-il pas un réel mécontentement?



Oui, bien sûr. Ce que je vous ai expliqué jusque là ce sont les
déclencheurs « externes » des émeutes. Mais il est évident que s’il
n’existait pas un « terrain », les déclencheurs ne pourraient rien
déclencher. Comme je vous le disais, les raisons internes sont
essentiellement économiques, donc aussi sociales. D’abord, il faut se
rappeler que l’enseignement au Tibet n’a pu démarrer que dans les
années ’60, vu le retard général du Tibet comparé au reste du pays. Ce
qui veut dire que les premiers universitaires ou techniciens supérieurs
tibétains n’ont commencé à travailler que dans les années 80, soit 10
ans plus tard que les Chinois Han (et 10 ans en Chine, c’est presque
100 ans chez nous !). C’est un retard qui n’est pas encore rattrapé
maintenant. Ce retard dans les niveaux de formation, donc aussi dans le
type de travail proposé aux uns et aux autres, explique que les postes
« importants » sont occupés surtout par des Chinois.







Au-delà de ce premier problème qui est réel, difficile à résoudre,
et source de conflit « ethnique », il y a aussi le retard bien connu,
partout en Chine, des campagnes par rapport aux grandes métropoles. Si
beaucoup de Tibétains ont profité des avancées économiques de la Chine,
beaucoup d’autres sont restés dans le marasme. Ce fait ne touche pas
que le Tibet, mais l’ensemble de la Chine : les inégalités se font de
plus en plus criantes entre les plus aisés (ou même les moyennement
aisés) et les plus démunis. Ce qu’il y a sans doute de plus spécifique
au Tibet, c’est que peu de Chinois résidant au Tibet sont sans travail
- s’ils arrivent au Tibet, c’est qu’ils savent qu’ils y auront un
travail, sinon ils iraient ailleurs -, alors qu’il y a beaucoup de
jeunes tibétains sans travail. En général, ils viennent de la campagne
et ont juste suivi l’école primaire. Ils manquent de qualification,
alors que les Chinois qui viennent travailler au Tibet sont des
techniciens qualifiés, des universitaires ou des cadres, et bien sûr
des commerçants. Même si l’enseignement est facilité aux Tibétains
(comme aux autres minorités ethniques de la Chine, d’ailleurs), que le
minerval est moins élevé et que les examens d’entrée sont moins sévères
que pour les Han, les Tibétains ne voient pas toujours l’intérêt de
poursuivre des études supérieures. Amener les Tibétains à se former
serait pourtant une manière intéressante de diminuer l’inégalité
sociale, alors que la Chine « s’en tient » à injecter des milliards de
yuan pour le seul développement économique du Tibet. De plus, dans les
villes tibétaines, le marché libre favorise les Chinois Han et les
musulmans Hui qui ont plus d’expérience dans le commerce que les
Tibétains. Donc, là aussi, les Tibétains se sentent sur le carreau par
rapport aux Han et aux Hui.







A noter que la haine raciale vis-à-vis des musulmans est ancrée de
longue date dans le Bouddhisme tibétain et véhiculée par lui (ea. par
le Kalashakra) : c’est en raison des invasions musulmanes dans le nord
de l’Inde au 10ème et 11ème siècles que les maîtres tantriques ont été
se réfugier au Tibet. Le Tantrisme indien, devenu au Tibet le
bouddhisme tibétain, a gardé vis-à-vis de l’Islam une rancœur de longue
durée à cause des persécutions musulmanes.







- La Chine n'a-t-elle pas annexé le Tibet? Peut-on nier l'existence

d'une revendication nationale au Tibet, d'une "nation tibétaine"

distincte de la Chine?



Comme je vous le disais plus haut, le Tibet a été annexé à la Chine
par les Mongols, c’est-à-dire à l’époque où les Mongols étendaient leur
empire e.a. sur la Chine (13ème). Lorsque la Chine a repris le contrôle
sur son empire, avec les Ming, du 14ème au 16ème siècle, elle s’est
passablement désintéressée de cette lointaine contrée tibétaine et le
Tibet est resté annexé à la Chine « passivement ». Puis, les Mandchous
se sont emparés de la Chine et ont fait du Tibet une province chinoise.
Episode suivi par celle des Britanniques, puis celle des E-U.







Alors que signifie le terme « nation » ? Si vous voulez parler
d’une nation historiquement distincte de la Chine, il faut remonter à
la dynastie des Tubo qui régnait sur le Tibet du 7ème au 9ème siècle.
C’est comme si maintenant on revendiquait l’empire de Charlemagne ! Si
vous voulez parler d’une culture spécifique, cela semble évident que le
Tibet n’a pas la même culture que la Chine, ne fut-ce que par sa langue
et son écriture, mais aussi par ses traditions, ses religions, ses
habitants, etc. Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché de multiples
croisements, au point que je me demande ce que cela pourrait engendrer
comme déchirures et drames familiaux si un jour le Tibet devenait
réellement indépendant et mettait tous les Chinois Han à la porte,
ainsi que tous les musulmans (ce sont les deux ethnies visées par le
gouvernement en exil) : ils auraient un sacré problème pour distinguer
qui est qui, et qui appartient à quelle ethnie. En fait, les discours
ethniques ne sont là que pour expliquer au grand public des guerres que
se font entre elles les grandes puissances : cela s’est vu dans les
Balkans, en Irak, en URSS, cela se reproduit au Tibet. Ce qui m’ahurit,
c’est que l’opinion publique n’a pas encore « fait tilt ». Et ce qui
m’inquiète, c’est que les enjeux dans ce conflit-ci dépassent de loin
tous ceux qu’on a vu dans les autres conflits : d’une part la Chine ne
se laissera pas faire, d’autre part, c’est l’économie mondiale qui
risque de basculer.







- Aujourd'hui, les Tibétains peuvent-ils vivre selon leur culture/religion?



Les Tibétains sont pour la plupart très croyants, cela se voit dans
le quotidien : les moulins à prière tournent allègrement, on assiste à
des prosternations devant les temples du matin au soir, sur les routes
on rencontre des pèlerins en marche vers Lhassa, les drapeaux de prière
flottent sur les cols, les monastères sont bondés de moines même des
très jeunes enfants (ce qui est interdit par la loi chinoise), les
billets de banque s’amoncellent au pied des bouddhas, de loin on entend
résonner les trompettes et les mantras.







La pratique religieuse est loin d’être réprimée. Il faudrait être
vraiment de mauvaise foi pour prétendre le contraire ! Ou bien, il faut
n’avoir jamais été au Tibet. Dans l’enseignement, le bilinguisme est
obligatoire et pratiqué dans toutes les écoles que nous avons visitées
(primaires, secondaires et supérieures) ; des instituts de tibétologie
ont été ouvert à l’intention des jeunes tibétains (ou autres) qui
désirent approfondir l’étude de la culture tibétaine : y sont donnés
des cours de langue, de médecine, de théologie, de musique et danse, de
pratiques artisanales, etc. Donc je pense que c’est vraiment un
non-sens de dire que la culture et la religion sont opprimées ou
détruites. A nouveau, c’est l’information qui est donnée chez nous :
après avoir mis en lumière la tromperie quant au génocide ethnique, on
s’est rapidement tourné vers le « génocide culturel ». Il est évident
que, moi, en tant que petit individu, si je dis l’inverse, personne ne
me croira, mais il suffit d’aller voir sur place pour vous en
convaincre.

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:14

suite2...
Alors
de quoi parle-t-on lorsqu’on pointe du doigt la « répression chinoise »
? Ce qui est interdit et sévèrement puni est toute tentative de «
séparatisme », ou de division de la Chine. Cela peut être des actes qui
paraissent anodins chez nous, comme porter le drapeau tibétain en rue
(drapeau qui a été inventé en 59, lors de l’exil, et qui a donc une
couleur politique), ou distribuer des tracts en rue, ou distribuer la
photo du DL (qui est une effigie politique), ou organiser des
manifestations, etc. Pour ce genre d’actions, il y a très rapidement
(trop rapidement sans doute ?) arrestation, et parfois emprisonnement.
La Chine est drastique à ce sujet parce qu’elle sait que le soutien à
ce mouvement pour l’indépendance du Tibet est énorme, que ce soutien
vient de l’Occident et vise la division de la Chine. Comme je vous le
disais, le contentieux ne concerne pas tant les six millions de
Tibétains de Chine face à la Chine, mais c’est un contentieux qui
oppose la Chine à l’Occident et qui s’exprime par le malaise économique
que connaît actuellement le Tibet.







- Quelle est la nature du bouddhisme tibétain et de sa structure/clergé?

Ses rôles sociaux et politiques, passés et présents?



Alors là, vous me demandez de réécrire mon bouquin ! En résumé, le
Bouddhisme tibétain est issu du tantrisme, une des trois grandes écoles
ou « véhicules » du Bouddhisme. D’après les bouddhologues, c’est le
véhicule qui s’est le plus éloigné du dharma (ou enseignement originel
du bouddha, 6ème AC). Tout d’abord, parce qu’il s’agit du véhicule le
plus récent (6ème PC), donc le Bouddhisme a eu le temps de se
métamorphoser plusieurs fois, ce à quoi il a dû se prêter en raison de
la difficulté intellectuelle de son enseignement. Et ensuite parce que
le Bouddhisme tibétain a la particularité d’exercer simultanément un
pouvoir spirituel et un pouvoir temporel, ce qui n’existe pas dans les
deux autres véhicules du Bouddhisme.







En fait, le tantrisme a pris son essor au Tibet au 10ème et 11ème
par les circonstances historiques que je vous ai racontées (invasions
musulmanes). A cette époque, le Tibet était totalement désorganisé au
niveau politique et social. Or les communautés tantriques venues du
nord de l’Inde étaient, elles, très structurées et hiérarchisées. C’est
pourquoi, lorsqu’elles se sont installées dans ce Tibet qui demandait
une réorganisation, elles ont repris la région en main de manière «
spontanée », en utilisant leurs propres critères. Le tantrisme est
devenu le bouddhisme tibétain à partir du moment où il s’est adapté aux
mœurs, coutumes et à la religion autochtones (le Bön). On peut dire
qu’à cette époque, la religion bouddhiste fut bénéfique au Tibet,
puisqu’il a amené le Tibet vers une féodalité structurée. L’ennui,
c’est que cette féodalité s’est figée durant un millénaire autour d’un
pouvoir religieux extrêmement répressif et conservateur. Le Tibet a été
arrêté dans son évolution en raison de ce pouvoir omniprésent et
omnipotent. Il ne faut pas oublier que les monastères possédaient plus
de 70 % des terres tibétaines, le reste allant aux familles nobles.
Jamais n’a existé un pouvoir théocratique aussi puissant et aussi riche
dans le mon..ait incomparable avec ce qui se passait chez nous au
Moyen-Âge où les monastères devaient se faire une petite place à
l’ombre des châteaux forts. Avec l’avènement de la RP Chine en 49, il
fut d’autant plus difficile pour le haut clergé tibétain de renoncer à
ce pouvoir.







- Vous dites que le bouddhisme tibétain a permis d'imposer un système

féodal. Mais cela a été le cas de la plupart de religions.



Ce temps

n'est-il pas révolu?



Bien sûr, cela a été le cas pour pas mal d’autres religions, comme
quoi les religions ont toujours un pied dans la politique, quoi qu’on
en dise. Le bouddhisme tibétain a permis à une société tribale, telle
qu’elle était avant le 9e siècle, d’évoluer vers une société mieux
structurée, féodale. La féodalité n’a plus la cote nulle part, et
l’ancienne élite tibétaine, maintenant en exil, n’a pas l’intention de
revenir à l’ancien système. Ils se modernisent eux aussi et sont plutôt
partisans du modèle « marché libre » avec réinstauration de la
propriété privée des terres, donc, surtout en dehors du système
chinois, mais copié sur le modèle occidental.







- Comment expliquer le sentiment très pro-Tibétain en Occident,

notamment dans les médias?



L’opinion publique suit les médias et les médias obéissent aux
intérêts économiques. Ne vit-on pas dans une dictature économique chez
nous ? La censure est aussi réelle ici qu’ailleurs, mais mieux
camouflée. En Occident, on n’est pas enfermé en prison pour ses
opinions, mais bien dans sa tête, puis dans la maladie qui en résulte.
Je me demande parfois ce qui vaut mieux. Donc votre question réelle
devient : « comment expliquer le sentiment pro-tibétain véhiculé par
notre système économique » ? Ni les E-U, ni l’Europe n’apprécient les
avancées fulgurantes de la Chine sur la scène internationale. Tous les
coups sont bons pour la contrecarrer : « Il faut foutre le bordel
pendant les JO à Pékin ! » crie Cohn-Bendit dans son discours en séance
plénière à propos du comportement que l’UE doit adopter face à la Chine
. Ceci, pas même une semaine après les événements qui ont enflammé le
cœur de Lhassa ! C’est assez monstrueux, mais cela démontre par « a+b »
que le « grand monde de la diplomatie et du trust financier » n’a cure
du Tibet, ce qui lui importe c’est « foutre le bordel en Chine ».







Comment faire avaler cette pilule au grand public occidental, en ne
perdant surtout pas l’approbation des intellectuels ? Pour cela, on
fait appel à Sa Sainteté qui par son sourire de neiges éternelles
ferait fondre un chat devant une souris. Le Bouddhisme tibétain ne
s’est-il pas habillé de ses plus beaux atours pour séduire un Occident
« en vide de valeurs spirituelles » ? Entré chez nous en surfant sur la
vague du « retour aux sources » des années 70, il ne lui fut pas
difficile de se faire passer pour le dharma, présenté à nous comme un «
athéisme spirituel », une philosophie de vie, un mode d’être, une
thérapie intérieure, etc., bref, tout sauf une religion.







Or, si on y regarde d’un peu plus près, le Bouddhisme du Bouddha
est déjà une religion puisqu’il propose une transcendance : un au-delà
des souffrances résultant de nos limites physiques et temporelles.
Est-ce qu’un au-delà, ou une transcendance, n’implique pas une foi ? Le
Bouddhisme tibétain est encore plus une religion, puisqu’il a
réintroduit des dogmes, dont le plus fameux : la réincarnation,
justement celui contre lequel s’est insurgé le Bouddha en personne ! La
réincarnation a été remise à l’honneur par le Bouddhisme tibétain au
14ème siècle, pour pouvoir officialiser la succession de l’héritage
spirituel, temporel et, surtout, matériel d’un Rinpoché (ou responsable
de monastère) vers le suivant, par le système des tulkous (qui compte
avec la croyance en la réincarnation). Etre responsable d’un monastère
au Tibet à l’époque féodale, c’était être grand propriétaire foncier :
les terres, et les biens sur ces terres, y compris les serfs,
appartenaient au monastère. Cela explique pourquoi il y eut tant
d’assassinats dans les rangs du haut clergé tibétain et de guerres
entre les différentes écoles du Bouddhisme tibétain.







Bref, le Bouddhisme, grâce à son caractère très plastique s’est
adapté aux différents environnements où il a élu domicile, que ce soit
au Tibet, ou au 20ème chez nous... où Sa Sainteté le DL se plait à nous
servir quelques louches de démocratie, avec une cuillère à soupe de
Droits de l’homme, et autant de liberté d’expression, à mélanger
consciencieusement à une bonne pincée de tolérance et de compassion
bouddhistes, et on obtient une pâte bien lisse prête à enfourner dans
les hauts fourneaux médiatiques pour en faire une succulente tarte à la
crème ! Que le Bouddhisme s’adapte, c’est un signe de bonne santé ! Ce
qui est beaucoup plus malsain, c’est un DL qui fait passer le
Bouddhisme tibétain pour une non-religion (une philosophie) de
tolérance et de compassion dénuée d’implications politiques.



Là, il y a vraiment de quoi s’esclaffer (bien que ce ne soit pas une bonne blague) !



- Ne peut-on aussi l'expliquer par le caractère totalitaire et répressif

de l'Etat chinois?



Evidemment, ce qu’on met en avant chez nous, c’est le contraste
entre le « pacifisme » du DL et le « totalitarisme » de la Chine. Mais
c’est un peu ridiculement noir-blanc, ne trouvez-vous pas ? C’est juste
bon à persuader des enfants en robe de communion. Alors comment se
fait-il que tout le monde chez nous (même les intellos de gauche,
progressistes, écolos, bios, et tout et tout) a cette idée très
contrastée en tête, d’un Tibet tellement sympathique et d’une Chine
abominablement répressive ? C’est la même question que : comment se
fait-il que tout le monde boit du Coca-cola et porte des Adidas ? La
pub, ça fonctionne et c’est dangereux, tout le monde le sait et on ne
peut s’empêcher de se faire avoir.



Surtout que cette pub là, cela fait 50 ans qu’elle nous assomme !



Qu’on dise chez nous que la Chine est « répressive », d’accord dans
une certaine mesure, mais expliquez-moi comment il se fait alors que
proportionnellement elle compte cinq fois moins de prisonniers qu’aux
E-U ? Qu’on dise chez nous que la Chine est « totalitaire » : d’accord
pour dire qu’elle reste communiste, mais est-ce automatiquement
synonyme de « totalitaire » ? D’ailleurs, ce qui nous gêne, ce n’est
pas tant qu’elle soit communiste, mais c’est qu’elle protège son «
territoire économique » : ni les E-U ni l’UE ne peuvent y faire ce
qu’ils veulent à leur propre guise, et cela ne plaît pas du tout aux
multinationales.



Les investissements étrangers en Chine ne dépassent pas 3% : ce n’est pas un beau cadeau pour nos multinationales !



- Y a-t-il une dimension géostratégique? Quel est le rôle du Dalai-Lama?



La dimension géostratégique est au cœur du problème, bien sûr et
ce, dès le début du 20e siècle. Il ne faut pas oublier que l’Europe
avait beaucoup de « concessions » en Chine au début du 20e siècle et
que le Tibet était, pour ainsi dire, sous la tutelle des Anglais. La
prise de pouvoir par les communistes a mis fin à cette
semi-colonisation. Je crois que chez nous, on n’a pas digéré cela.
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ce sont les E-U qui ont
repris le flambeau avec la guerre froide en toile de fond. Le Tibet et
le DL sont devenus deux excellents chevaux de bataille pour les E-U
dans leur tentative de diviser la Chine.







- Les USA viennent d'ôter la Chine de leur liste des Etats les plus

répressifs? La Chine n'est-elle pas devenue un Etat capitaliste comme les

autres?



Si les USA font cela, n’est-ce pas dans un but stratégique ? Cela
leur permet d’organiser plus d’émeutes en régions tibétaines, ce qui
devra amener la Chine à déployer les canons de la répression, et les
E-U pourront ainsi ressortir leur carton rouge : « Etat répressif ». La
Chine pratique actuellement une économie qu’elle appelle « mixte »,
c’est-à-dire que certains aspects du capitalisme y sont admis, mais que
le socialisme gère encore l’armature de l’économie chinoise. En
simplifiant, on peut dire que le capitalisme s’y développe sous le
contrôle du parti communiste. D’après les économistes internationaux,
le secteur public domine encore l’économie chinoise à plus de 60%.
C’est peut-être difficile à comprendre pour nous qui réfléchissons
plutôt de manière aristotélicienne où « A ne peut jamais être non-A ».
Mais pour un Chinois, c’est de l’ordre du yin-yang : l’un n’exclut pas
l’autre, A peut être non-A, cela dépend des conditions. C’est ce qu’on
appelle une manière de pensée dialectique. Par exemple : les autorités
ont constaté qu’ils ont laissé aller la pollution beaucoup trop loin.
Du coup, dans leur plan quinquennal, ils corrigent le tir et prévoient
un investissement gigantesque dans le secteur de l’environnement et de
l’écologie, quitte à faire appel à des investissements étrangers. Mais
en utilisant des moyens capitalistes, leur fin ne l’est pas.



On ne peut qu’espérer que cela fonctionne !





Elisabeth Martens

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:15

#22: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Mar Avr 01, 2008 10:51 am



Citation:
Le curieux "paradis" du Dalaï Lama et comment il s'est transformé en mythe hollywoodien

Domenico Losurdo Envoyer à un(e) ami(e) Imprimer



Célébré et transfiguré par la cinématographie hollywoodienne, le Dalaï
Lama continue sans aucun doute à jouir d’une vaste popularité : son
dernier voyage en Italie s’est terminé solennellement par une photo de
groupe avec les dirigeants des partis de centre-gauche, qui ont ainsi
voulu témoigner estime et révérence à l’égard du champion de la lutte
de « libération du peuple tibétain».


Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer,
qu’il n’est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire
incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo
qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le
Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si
bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et
est obligé de l’apprendre à partir de l’âge de trois ans, c’est-à-dire
à partir du moment où, reconnu comme l’incarnation du 13ème Dalaï Lama,
il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis
à l’influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à
penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des
Tibétains, c’est-à-dire comme Sa Sainteté.


1. Un « paradis » terrifiant



Je tire ces informations d’un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au
Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je
reprends ici la notation des pages de l’auteur de l’article dans la
version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un
caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel
le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l’auteur) et qui a énormément
contribué à la construction du mythe hollywoodien. Il s’agit d’un
texte, à sa façon, extraordinaire, qui réussit à transformer même les
détails les plus inquiétants en chapitres d’histoire sacrée.


En 1946, Harrer rencontre à Lhassa les parents du Dalaï Lama, qui s’y
sont transférés désormais depuis de nombreuses années, abandonnant leur
Amdo natal. Cependant, ceux-ci ne sont toujours pas devenus tibétains :
ils boivent du thé à la chinoise, continuent à parler un dialecte
chinois et, pour se comprendre avec Harrer qui s’exprime en tibétain,
ils ont recours à un « interprète ». Certes leur vie a changé
radicalement : « C’était un grand pas qu’ils avaient réalisé en passant
de leur petite maison de paysans d’une province chinoise reculée au
palais qu’ils habitaient à présent et aux vastes domaines qui étaient
maintenant leur propriétés ». Ils avaient cédé aux moines un enfant
d’âge tendre, qui reconnaît ensuite dans on autobiographie avoir
beaucoup souffert de cette séparation. En échange, les parents avaient
pu jouir d’une prodigieuse ascension sociale. Sommes-nous en présence
d’un comportement discutable ? Que non. Harrer se dépêche immédiatement
de souligner la « noblesse innée » de ce couple (p. 133) : Comment
pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit du père et de la mère du
Dieu-roi ?


Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est
appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l’auteur du livre finit par
le reconnaître : « La suprématie de l’ordre monastique au Tibet est
absolue, et ne peut se comparer qu’avec une dictature. Les moines se
méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ».
Ce n’est pas seulement ceux qui agissent contre le « pouvoir » qui sont
punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les
rapports sociaux. On dira que la marchandise la meilleure marché est
celle que constituent les serfs (il s’agit, en dernière analyse
d’esclaves).


Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien
que n’étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut
cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et
servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement
bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à
la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant
en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et
haletants, ils ne pouvaient pas s’arrêter pour reprendre leur souffle,
car le chef de file ne l’autorisait pas. Ce travail terrible fait
partie de leur impôt, un tribut de type féodal ». Ç’aurait été facile
d’avoir recours à la roue, mais « le gouvernement ne voulait pas la
roue » ; et, comme nous le savons, s’opposer ou même seulement discuter
le pouvoir de la classe dominante pouvait être assez dangereux. Mais,
selon Harrer, il serait insensé de vouloir verser des larmes sur le
peuple tibétain de ces années-là : « peut-être était-il plus heureux
ainsi » (p.159-160).


Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens
ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au
Dieu-roi. Voici par exemple ce qu’il advient au cours d’une procession
:


« Les portes de la cathédrale s’ouvrirent et le Dalaï Lama sortit
lentement (…) La foule dévote s’inclina immédiatement. Le cérémonial
religieux aurait exigé que l’on se jetât par terre, mais il était
impossible de le faire à cause du manque de place. Des milliers de gens
se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne
n’osait lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa
ronde autour du Barkhor (…) Les femmes n’osaient pas respirer ».


La procession finie, l’atmosphère change radicalement :



« Comme réveillée soudain d’un sommeil hypnotique, la foule passa à ce
moment-là de l’ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent
immédiatement en action (…) A l’aveuglette, ils faisaient tourner leurs
bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y
revenaient comme s’ils étaient possédés par des démons (…) Ils
acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction.
Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de
douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d’un homme roué de
coups ! » (p.157-.



Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec
admiration et dévotion. Le tout, ce n’est pas un hasard, est compris
dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la main, en
bénissant ». Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve
quand il décrit les conditions d’hygiène et de santé dans le Tibet de
l’époque. La mortalité infantile fait rage, l’espérance de vie est
incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des
médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font
des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa
( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l’urine des saints hommes pour
obtenir une sorte d’émulsion qui est administrée aux malades ».
(p.194).


Ici, même notre auteur dévot et tartuffe a un mouvement de perplexité :
même s’il a été « convaincu de la réincarnation du Dieu Enfant » (p.
248), il n’arrive cependant pas à « justifier le fait qu’on boive
l’urine du Buddha vivant », c’est-à-dire du Dalaï Lama. Il soulève la
question avec celui-ci, mais sans trop de résultats : le Dieu-roi « ne
pouvait pas combattre seul de tels us et coutumes, et dans le fond, il
ne s’en préoccupait pas trop ». Malgré cela, notre auteur, qui se
contente de peu, met de côté ses réserves, et conclut imperturbable : «
En Inde, du reste, c’était un spectacle quotidien de voir les gens
boire l’urine des vaches sacrées ». (p.294).


A ce point, Harrer peut continuer sans plus d’embarras son œuvre de
transfiguration du Tibet prérévolutionnaire. En réalité, celui-ci est
lourd de violence, et ne connaît même pas le principe de responsabilité
individuelle : les punitions peuvent aussi être transversales, et
frapper les parents du responsable d’un délit même assez léger voire
imaginaire (p. 79). Qu’en est-il des crimes considérés comme plus
graves ? « On me rapporta l’exemple d’un homme qui avait volé une lampe
dorée dans un ces temples de Kyirong. Il fut déclaré coupable, et ce
que nous aurions nous considéré comme une sentence inhumaine fut
exécutée. On lui coupa les mains en public, et son corps mutilé mais
encore vivant fut entouré d’une peau de yak mouillée. Quand il arrêta
de saigner, il fut jeté dans un précipice » (p. 75).


Pour des délits mineurs aussi, par exemple, « jeu de hasard » on peut
être puni de façon impitoyable s’ils sont commis les jours de festivité
solennelle : « les moines sont à ce sujet inexorables et inspirent une
grande crainte, parce que plus d’une fois il est arrivé que quelqu’un
soit mort sous la flagellation de rigueur, la peine habituelle » (p.
153). La violence la plus sauvage caractérise les rapports non
seulement entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » mais aussi entre
les différentes fractions de la caste dominante : on « crève les yeux
avec une épée » aux responsables des fréquentes « révolutions
militaires » et « guerres civiles » qui caractérisent l’histoire du
Tibet prérévolutionnaire (la dernière a lieu en 1947) (p.224-5). Et
pourtant, notre zélé converti au lamaïsme ne se contente pas de
déclarer que « les punitions sont plutôt drastiques, mais semblent être
à la mesure de la mentalité de la population » (p.75). Non, le Tibet
prérévolutionnaire est à ses yeux une oasis enchantée de non-violence :
« Quand on est depuis quelques temps dans le pays, personne n’ose plus
écraser une mouche sans y réfléchir. Moi-même, en présence d’un
tibétain, je n’aurais jamais osé écraser un insecte seulement parce
qu’il m’importunait » (p.183). Pour conclure, nous sommes face à un «
paradis » (p.77). Outre Harrer, cette opinion est aussi celle du Dalaï
Lama qui dans son « Message » final se laisse aller à une poignante
nostalgie des années qu’il a vécues comme Dieu-roi : « nous nous
souvenons de ces jours heureux que nous passâmes ensemble dans un pays
heureux » (happy) soit, selon la traduction italienne, dans « un pays
libre ».


Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:15

suite...
2. Invasion du Tibet et tentative de démembrement de la Chine



Ce pays « heureux » et « libre », ce « paradis » est transformé en
enfer par l’ « invasion » chinoise. Les mystifications n’ont pas de
fin. Peut-on réellement parler d’ « invasion » ? Quel pays avait donc
reconnu l’indépendance du Tibet et entretenait avec lui des relations
diplomatiques ? En réalité, en 1949, dans un livre qu’il publie sur les
relations Usa-Chine, le Département d’Etat américain publiait une carte
éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que
Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique,
qui s’employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations
territoriales imposées par un siècle d’agression colonialistes et
impérialistes. Bien sûr, avec l’évènement des communistes au pouvoir,
tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification
historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la
politique commencée à l’époque avec la guerre de l’opium et, donc,
d’aller vers le démantèlement de la Chine communiste.


C’est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959.
Par un changement radical en regard de la politique suivie jusque là,
de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï
Lama choisit la voie de l’exil et commence à brandir le drapeau de
l’indépendance du Tibet. S’agit-il réellement d’une revendication
nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n’est pas
d’origine tibétaine et qu’il a été obligé d’apprendre une langue qui
n’est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur
la caste dominante autochtone.


D’une part, celle-ci, malgré la misère générale et extrême du peuple,
peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on
déguste « des choses exquises provenant de tous les coins du monde »
(p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en
faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve
d’étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les
perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les
coraux d’Italie et l’ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais
tandis qu’on se sent en syntonie avec l’aristocratie parasite de tous
les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses
serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse
a ses lois sévères : il n’est permis d’épouser que quelqu’un de son
rang » (p. 191). Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte
d’indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une
communauté nationale si, d’après le chantre même du Tibet
prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs
serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d’ «
êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ?


D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à
brandir le drapeau de l’indépendance ? C’est le Grand Tibet, qui aurait
du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant
aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions
comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles
du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique
de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le
Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet
de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse
de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington.


Mais que serait-il arrivé au Tibet proprement dit si les ambitions du
Dalaï Lama s’étaient réalisées ? Laissons pour le moment de côté les
serfs et les « êtres inférieurs » à qui, bien entendu, les disciples et
les dévots de Sa Sainteté ne prêtent pas beaucoup d’attention. Dans
tous les cas, le Tibet révolutionnaire est une « théocratie » (p.169) :
« un européen est difficilement en mesure de comprendre quelle
importance on attribue au plus petit caprice du Dieu-roi ». Oui, « le
pouvoir de la hiérarchie était illimité » (p.148), et il s’exerçait sur
n’importe quel aspect de l’existence : « la vie des gens est réglée par
la volonté divine, dont les interprètes sont les lamas » (p.182).
Evidemment, il n’y a pas de distinction entre sphère politique et
sphère religieuse : les moines permettaient « aux tibétaines les noces
avec un musulman à la seule condition de ne pas abjurer » (p.169) ; il
n’était pas permis de se convertir du lamaïsme à l’Islam. Comme la vie
matrimoniale, la vie sexuelle aussi connaît sa réglementation
circonspecte : « pour les adultères, des peines très drastiques sont en
vigueur, on leur coupait le nez » (p. 191). C’est clair : pour
démanteler la Chine, Washington n’hésitait pas à enfourcher le cheval
fondamentaliste du lamaïsme intégriste et du Dalaï Lama.


A présent, même Sa Sainteté est obligé d’en prendre acte : le projet
sécessionniste a largement échoué. Et voilà apparaître des déclarations
par lesquelles on se contenterait de l’ « autonomie ». En réalité, le
Tibet est depuis pas mal de temps une région autonome. Et il ne s’agit
pas que de mots. En 1988 déjà, tout en formulant des critiques, Foreign
Office, la revue étasunienne proche du Département d’Etat, dans un
article de Melvyn C. Goldstein, avait laissé passer quelques
reconnaissances importantes : dans la Région Autonome Tibétaine, 60 à
70 % des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et la pratique du
bilinguisme est courante. Bien sur, on peut toujours faire mieux ; il
n’en demeure pas moins que du fait de la diffusion de l’instruction, la
langue tibétaine est aujourd’hui parlée et écrite par un nombre de
personnes bien plus élevé que dans le Tibet prérévolutionnaire. Il faut
ajouter que seule la destruction de l’ordre des castes et des barrières
qui séparaient les « demi-dieux » des « êtres inférieurs » a rendu
possible l’émergence à grande échelle d’une identité culturelle et
nationale tibétaine. La propagande courante est l’envers de la vérité.


Tandis qu’il jouit d’une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux
efforts massifs du gouvernement central, connaît une période
d’extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au
niveau d’instruction, au niveau de vie et à l’espérance moyenne de vie,
s’accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques,
comme confirmé entre autres par l’augmentation des mariages mixtes
entre hans (chinois) et tibétains. Mais c’est justement ce qui va
devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne anti-chinoise.
L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un
exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : «
L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler
la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le
journaliste s’est laissé aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne
de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes
fondamentalistes et sécessionnistes.


Pour en comprendre le caractère réactionnaire, il suffit de redonner la
parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet
prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut
rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie,
NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont
aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours
au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se
différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes
tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La
plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas
très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet,
devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement
régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté
ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?




3. La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune



L’article de Repubblica est précieux car il nous permet de cueillir la
subtile veine raciste qui traverse la campagne anti-chinoise actuelle.
Comme il est notoire, dans sa recherche des origines de la race «
aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le
Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l’Inde et le Tibet :
c’est de là qu’allait partir la marche triomphale de la race
supérieure. En 1939, à la suite d’une expédition de SS, l’autrichien
Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd’hui Pakistan) et, de là, pénètre
au Tibet. Lorsqu’il rencontre le Dalaï Lama, il le reconnaît
immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure
blanche : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du
tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de
l’aristocratie tibétaine » (p. 280). Par contre, les chinois sont tout
à fait étrangers à la race blanche. Voilà pourquoi la première
conversation que Sa Sainteté a avec Harrer est un événement
extraordinaire : celui-ci se trouve « pour la première fois seul avec
un homme blanc » (p. 277). En tant que substantiellement blanc le Dalaï
Lama n’était certes pas inférieur aux « européens » et était de toutes
façons « ouvert aux idées occidentales » (p. 292 et 294). Les Chinois,
ennemis mortels de l’Occident, se comportent bien autrement. C’est ce
que confirme à Harrer un « ministre–moine » du Tibet sacré : « dans les
écritures anciennes, nous dit-il, on lisait une prophétie : une grande
puissance du Nord fera la guerre au Tibet, détruira la religion et
imposera son hégémonie au monde » (p.114). Pas de doute : la
dénonciation du péril jaune est le fil conducteur du livre qui a
inspiré la légende hollywoodienne du Dalaï Lama.


Revenons à la photo de groupe qui a mis un terme à son voyage en
Italie. On peut considérer comme physiquement absents mais bien
présents du point de vue des idées Richard Gere et les autres divas de
Hollywood, inondés de dollars pour la célébration de la légende du
Dieu-roi, venu du mystérieux Orient. Il est désagréable de l’admettre
mais il faut en prendre acte : tournant le dos depuis quelques temps à
l’histoire et à la géographie, une certaine gauche se révèle désormais
capable de ne plus s’alimenter que de mythes théosophiques et
cinématographiques, sans plus prendre de distances même avec les mythes
cinématographiques les plus troubles.


Titre original : La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama

Publié dans « L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Le 22 mars 2008

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:16

#23: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Mar Avr 01, 2008 10:53 am



Citation:
Vendredi
14 mars dernier, une émeute éclatait à Lhassa, la capitale de la Région
autonome du Tibet. Partout dans le monde, ces événements ont donné lieu
à des protestations contre l'intervention de la police anti-émeute et
l'armée chinoises.
Voici cinq questions à ce propos et, chaque fois, une esquisse de réponse.



--------------------------------------------

1. Que s'est-il réellement passé ?

--------------------------------------------

En Occident, l'opinion publique a eu l'impression que des manifestants
pacifiques, sous la direction de moines, avaient défilé dans les rues
pour réclamer la liberté et que la police et l'armée chinoises étaient
intervenues de façon très répressive.
Entre une semaine et dix jours après les faits, il y a toujours, dans
l'opinion publique, nombre de gens qui retiennent cette version des
faits. Comme la présidente du parlement américain, Nancy Pelosi, numéro
deux des États-Unis dans la hiérarchie politique, qui prétend que le
comportement de la Chine est « un défi à la conscience du monde entier
».
( lisez l'article http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/21/news/Pelosi-Dalai-Lama.php )

« Si nous ne parlons pas maintenant, nous n'aurons plus jamais le droit de parler », ajoute cette dame.

Le dalaï-lama l'a remerciée en disant que les États-Unis étaient « les
champions de la liberté et de la démocratie ». Le dalaï-lama peut dire
qu'il a de la chance d'être tibétain et de ne pas habiter, d'aventure,
au Vietnam, au Laos, au Cambodge, en Afghanistan ou en Irak, pour ne
citer que quelques pays contre lesquels les États-Unis, ces « champions
de la liberté et de la démocratie », ont déclenché des guerres. Guerres
qui, par ailleurs, ont toutes reçu le soutien de ce pacifiste à
l'éternel sourire qu'est le dalaï-lama.


Deux jours après Nancy Pelosi, c'était le tour du président du
parlement européen, l'Allemand Hans-Gert Poettering. « Si le
gouvernement chinois suit cette ligne dure contre le Tibet, nous devons
envisager un boycott des JO », a-t-il dit.
(Lisez l'article. http://www.ft.com/cms/s/0/7f31888c-f8e5-11dc-bcf3-000077b07658.html )

Auparavant, cette suggestion avait déjà été faite par le ministre
français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Son homologue
allemand Frank Walter Steinmeier a mis en garde la Chine contre le fait
que son approche de la crise compromettait les JO
(lisez l'article http://ap.google.com/article/ALeqM5h79xS2DH2a0P1VYcF_2aHikRFJtAD8VHTPG00 ).

On peut se poser des questions à propos de la bonne foi de Pelosi,
Poettering, Kouchner, Steinmeier. Toutes les déclarations, reportages,
films et photos des témoins directs des événements montrent précisément
le contraire de ce que ces politiciens prétendent. Nous pouvons
désormais affirmer avec certitude que, ce vendredi 14 mars à
Lhassa, il n'a nullement été question de manifestations, mais bien
d'une émeute. Des groupes de jeunes, parfois sous la conduite de moines
et armés de couteaux, de sabres, de machettes, de pierres et de
cocktails Molotov, ont bouté le feu à des maisons, des commerces et des
voitures. Sauf les touristes, toutes les personnes qui n'étaient pas
tibétaines étaient en danger. Non seulement les Chinois Han, mais
également les musulmans Hui, ont été battus, tabassés sauvagement,
voire battus à mort. La violence a été extrêmement brutale et de nature
ethnique et raciste.


Ci-dessous, vous pouvez lire une série de témoignages, surtout de sources occidentales.



« En face de notre hôtel, ils ont bouté le feu à quatre bâtiments ». «
Au carrefour en face de mon hôtel, j'ai vu comment des Tibétains en
colère criblaient des pierres des Chinois passant en scooter. Quand
l'un d'eux tombait de son scooter, il se faisait horriblement tabasser.
Ils étaient maltraités » , déclare un touriste hollandais dans De
Volkskrant.
(Lisez l'article http://www.volkskrantreizen.nl/blogpost.php?username=reisredactie&webtitle=nederlanders_over_onluste&usergroup=redactie )

« Les vieilles personnes n'ont pas été épargnées non plus ».

Le journal français Le Parisien donne la parole au touriste canadien
John Kenwood, qui raconte comment une bande a arraché un vieillard à
son vélo, l'a battu à coups de poing et de pied. Un passant occidental
a pu tirer le vieillard d'affaire.
(Lisez l'article http://www.leparisien.fr/home/info/international/articles/SCENES-DE-LYNCHAGE-DE-CHINOIS-PAR-DES-TIBETAINS_296267549#header )



Des images d'émeute

Voici un petit film qui montre comment un homme en furie s'en prend à un Chinois roulant en scooter.

À six ou sept reprises, il frappe le Chinois à la tête avec une pierre.
D'autres se précipitent pour jeter le Chinois à bas de son scooter et
ils continuent de le battre. Le Chinois tombe sur le sol et reçoit
encore des coups et des pierres. Un peu plus tard, cet homme a été
admis à l'hôpital. Il a perdu un oeil.
Mise en garde : le film est particulièrement choquant.

Le film : https://www.youtube.com/watch?v=Jr3vhPo0pK0



Hôpitaux et écoles n'ont pas été épargnés.

Le bilan est très lourd : 13 morts, 325 blessés, 422 magasins, 120

maisons d'habitation, 6 hôpitaux et 7 écoles ont subi des déprédations à des degrés divers.

(Lisez l'article http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90882/6376824.html )



Cinq jeunes filles brûlées vives.

Un groupe de manifestants a incendié un magasin à Lhassa. Six vendeuses
y travaillaient. Cinq ont péri, brûlées vives. La plus vieille avait 24
ans, la plus jeune 18 ans.
(Lisez l'article http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-03/20/content_6553129.htm)



« Des manifestants, non. Des criminels ! ».

Le journal allemand Junge Welt dit dans un de ses titres qu'il ne s'agissait pas de manifestants, mais de criminels.

(Lisez l'article http://www.jungewelt.de/2008/03-20/059.php )



« Partout autour de moi, le feu faisait rage ».

Le journaliste Benjamin Morgan interviewe un certain nombre de
touristes étrangers qui sont rentrés de la capitale tibétaine Lhassa.
Les touristes avaient du mal à trouver leurs mots pour décrire les
brutalités auxquelles ils avaient assisté.
(Lisez l'article http://www.smh.com.au/news/world/crackdown-as-10-burnt-to-death-in-tibet-riots/2008/03/15/1205472170804.html )



« Ils battaient les gens à coups de pierres, de couteaux de boucherie, de machettes ».

Le témoignage de l'Espagnol Juan Carlos Alonso.

(Lisez l'article http://www.straitstimes.com/Latest%2BNews/Asia/STIStory_217614.html )



Des blessés racontent.

Depuis leur lit à l'hôpital, deux musulmans racontent.

(Lisez l'article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/16/content_7802771.htm )



Un petit film de la BBC montre des images des événements.

Lundi (17 mars), la BBC a présenté un petit film des violences dans la capitale tibétaine Lhassa. (Visionnez le film)



Les musulmans aussi étaient agressés.

Depuis Lhassa, le journaliste James Miles témoigne de la façon dont les
émeutiers s'en sont pris à tous ceux qui n'étaient pas tibétains.
(Lisez l'article http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10870258)



« J'ai vu comment ils battaient des gens à mort ».

Un touriste danois témoigne. L'article est en danois, mais vous pouvez en lire une partie ici en anglais.

http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7386817



Un touriste : « Le quartier musulman a été entièrement détruit ».

Des magasins ont été pillés, incendiés dans le quartier musulman, tout a été détruit.

(Lisez l'article http://www.arabtimesonline.com/client/pagesdetails.asp?nid=13971&ccid=18 )



Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:17

suite...
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2. Quel était le but des émeutes ?

-----------------------------------------------

Provoquer le gouvernement chinois



Le soulèvement était-il spontané ? Etait-ce une explosion de colère
populaire qui, hélas, a mal tourné ? C’est ce que veut nous faire
croire le dalaï-lama. Pourtant, des organisations extrémistes ont admis
qu’elles avaient effectivement voulu et planifié ces événements.
Provoquer les autorités chinoises, telle était la tactique prévue. Le
15 mars, c’est-à-dire le lendemain des événements, paraît dans The
Seattle Times un article intitulé « Tester la Chine ». Tsewang Rigzin,
le président de la très extrémiste Ligue de la jeunesse tibétaine, y
déclare que les JO constituent une occasion unique de porter leur cause
à l’attention de l’opinion mondiale : « Nous voulons tester la Chine.
Nous voulons qu’elle montre son vrai visage. C’est pourquoi nous les
provoquons à ce point. »
(Lisez l’article http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2004284049_tibetanalysis.html)



Ce qui était prévu s’est également déroulé sur place. Dans ce film,

http://news.cctv.com/china/20080320/107214.shtml

on voit, après environ 90 secondes, un homme armé de deux bâtons,
debout sur le toit d’une voiture de police. Il dirige une bande
d’incendiaires, de pillards et de lyncheurs. Cet homme est cadre de la
Ligue de la jeunesse tibétaine et il est bien connu des services de
police. Il est entré dans la clandestinité. Cet homme faisait partie
d’un groupe de 40 Tibétains qui, un mois avant les faits, ont subi un
entraînement intensif de trois jours dans la ville indienne de
Dharamshala, où séjourne le dalaï-lama. L’un des formateurs n’était
autre que le rédacteur en chef de The Voice of Tibet, une station de
radio financée par la CIA. Les cours traitaient de l’approche des
médias, de la situation au Tibet, de l’importance des jeux Olympiques,
de l’importance d’une action coordonnée sur le terrain même… Vous
pouvez lire l’article à ce propos ici.
http://www.phayul.com/news/article.aspx?id=19302



Deux de ces manuels de cours ont déjà été utilisés plus tôt, entre
autres en Europe de l’Est. Des jeunes des organisations d’extrême
droite Otpor (Serbie) et Pora (Ukraine), encadrés et formés par la CIA
et d’autres services de renseignements, ont suivi ces cours en guise de
préparation aux fameuses « révolutions orange ». En 2006, l’Institut
Albert Einstein a traduit ces cours. L’un d’eux a été préfacé par le
dalaï-lama en personne. On peut lire cette préface ici .
http://www.aeinstein.org/organizationsTibetanFDTD.html



Restaurer la théocratie

La déclaration du président de l’organisation de jeunesse ci-dessus
concorde avec les objectifs de l’émeute tels qu’ils ont été fixés par
cinq organisations séparatistes tibétaines. Dans ce texte, il est écrit
que les cinq organisations visent à déclencher une révolte qui
annoncerait la fin de « l’occupation ». Ces cinq organisations sont :
le Congrès de la jeunesse tibétaine, l’Association des femmes
tibétaines, le Mouvement Gu-Chu-Sum du Tibet, le Parti national
démocratique du Tibet et les Étudiants pour un Tibet libre. Dans leur
cahier de revendications, on peut lire qu’elles veulent le retour au
Tibet du dalaï-lama, à qui « il convient de donner la place qui lui
revient de droit comme dirigeant légitime du peuple tibétain ». Ces
organisations veulent donc le retour de la théocratie. C’est donc la
même chose que si les fondamentalistes catholiques réclamaient la
restauration en Europe de l’ordre du haut moyen âge, tout « en donnant
au pape sa place légitime » à la tête du pouvoir temporel.


Declaration Tibetan Uprising (Déclaration à propos de l’insurrection tibétaine), 4 janvier 08

Lire l’article... http://tibetanuprising.org/2008/03/11/background/



Choisir la voie de l’escalade dans la violence

Auprès de l’opinion publique, le mouvement tibétain passe pour être
très amical et pacifiste, essentiellement spirituel et porté sur
l’élévation des âmes. Mais la réalité est tout autre. Six jours après
qu’il y a eu des morts à Lhassa et qu’on aurait pu espérer voir
apparaître quelques tiraillements de conscience chez les instigateurs
des troubles, ils surenchérissent au contraire dans la violence. Le 20
mars, des cadres des cinq organisations séparatistes mentionnées plus
haut avaient une rencontre avec le dalaï-lama. Ils lui ont demandé de
lancer un appel direct à la violence.


Tibetan Youth Congress meets Dalai Lama Meyul (Le Congrès de la
jeunesse tibétaine rencontre le dalaï-lama), 20 mars 2008 Lisez
l’article...
http://meyul.com/2008/03/20/tibetan-youth-congress-meets-dalai-lama/



Essayer de faire éclater la Chine

Certaines figures de proue du mouvement tibétain visent l’éclatement de
la Chine et ils veulent que, non seulement le Tibet, mais également la
Région autonome du Xinjiang et la Mongolie intérieure se séparent de la
Chine. Les cinq organisations susmentionnées ont organisé une « marche
de la paix » qui est partie le 10 mars de la ville indienne de
Dharamsala, durera cinq mois et franchira la frontière sino-indienne au
Tibet le 8 août, c’est-à-dire le jour même de l’inauguration des JO.
Les Tibétains ne marchent pas seuls. Ils le font, disent-ils, « avec
des gens d’autres territoires occupés comme la Mongolie et le Turkestan
oriental (Xinjiang) ». Ces « territoires occupés » doivent eux aussi
être libérés.


Tibetaanse Vredesmars: 'Return Home March' Passie voor de Rechten van
de Mens (Marche tibétaine de la paix : « La marche du retour au pays »,
une passion pour les droits de l’homme), 8 mars 2008
Lisez l’article...

http://passievoormensenrechten.web-log.nl/passie_voor_mensenrechten/2008/03/127-tibetaanse.html

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:17

suite2...
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3. Des médiamensonges : dans quel but ?

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La plupart des hommes politiques et des médias occidentaux ont condamné
la Chine pour ce qui s’est passé à Lhassa. Mais comment réagiraient-ils
si des bandes de jeunes se mettaient à piller et à incendier les
magasins de l’avenue Louise, à Bruxelles ? Ne réclameraient-ils pas des
interventions musclées et des sanctions sévères ? À Lhassa, la police a
opéré avec une très grande retenue durant toute la journée du vendredi
14 mars. Pourtant, on peut lire que la Chine a fait montre d’une «
violence excessive ». Pour faire avaler cette absurdité à l’opinion
publique, divers médias ont joué un rôle peu recommandable. Ils ont
voulu nous faire croire que les meurtriers et les incendiaires étaient
des combattants de la liberté qu’on avait atrocement massacrés.
Manifestement, ils voulaient discréditer la Chine, même s’il fallait
pour ce faire user des pires mensonges.
Ce vendredi 14 mars, à Lhassa, les Tibétains étaient « abattus comme des chiens », prétend ABC

(lire ici http://www.abcnews.go.com/International/Story?id=4468783&page=4 ).



L’International Herald Tribune fait savoir à ses lecteurs que 30
Tibétains ont été abattus (lire ici). Le Sydney Morning Herald prétend
de son côté que 80 Tibétains ont été abattus
(lire ici http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/15/asia/AS-GEN-India-Tibet-Deaths.php ).



Radio Free Asia a placé un petit film sur son site Internet en
prétendant que des centaines de personnes « protestaient pacifiquement
à Lhassa jusqu’au moment où la police chinoise en a abattu deux ».
Cette station de la CIA croit manifestement ses propres mensonges car,
dans le film, on voit uniquement des voitures et des bâtiments qui sont
la proie des flammes. Et pas un seul policier.
http://meyul.com/



Les médiamensonges éreintés par la critique

Les étudiants chinois à l’étranger ont été très indignés par le
traitement des informations dans les médias occidentaux. Ils ont lancé
un site Internet
http://www.anti-cnn.com/

et y réfutent les médiamensonges. Vous trouverez un résumé de ces
mensonges et de leurs réfutations sur ce petit film de 4 minutes.
https://www.youtube.com/watch?v=uSQnK5FcKas



Reporters sans honte

Outre les milieux entourant le dalaï-lama, c’est surtout l’organisation
Reporters sans frontières qui a joué un rôle prépondérant dans la
campagne mensongère. RSF se prétend une organisation indépendante
défendant partout la liberté de la presse et les droits de l’homme. RSF
a pas mal d’influence sur les médias occidentaux, même si, en tant
qu’organisation, ce n’est qu’une usine à mensonges. RSF n’a cessé de
publier des articles haineux et de tenter d’imputer à la Chine les
troubles et les victimes. L’organisation lance un appel en vue de
boycotter les JO (lisez ici). Reporters sans frontières est dirigée et
cofinancée par le service américain de renseignements, la CIA. Son
patron est Robert Ménard, un homme qui entretient d’étroits liens avec
la mafia de Miami. RSF dit de Cuba que « c’est la plus grande prison de
journalistes au monde ». Une allégation qui a quand même de quoi vous
couper le souffle car, ces quarante dernières années, 791 journalistes
ont été assassinés en Amérique latine, mais pas un seul à Cuba.
(lisez ici http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26254 ).



Robert Ménard et son équipe sont aussi très actifs contre la Chine.
Ménard est l’homme qui, la semaine dernière, a perturbé la cérémonie
d’ignition de la flamme olympique. Si bien des médias tombent encore
dans le panneau des mensonges de Ménard, l’Unesco ne s’y trompe plus :
il y a peu, cette organisation a mis un terme à son soutien de RSF et a
expliqué, dans une déclaration, que RSF avait fait preuve à plusieurs
reprises d’une absence d’éthique en traitant certains pays de façon
très peu objective.
Lisez ici un article sur la décision de l’Unesco. http://www.cubanews.ain.cu/2008/0313fracasaintento.htm



------------------------------------------------------------------------------

4. Le mouvement tibétain est-il spontané et indépendant ?

------------------------------------------------------------------------------



Quelque 5,4 millions de Tibétains vivent en Chine, soit 0,4 % de la
population totale du pays. Le petit et courageux David contre le grand
et méchant Goliath : voilà l’image que l’on propose à l’opinion
publique. Ici aussi, la vérité est tout autre. Le principal soutien du
mouvement tibétain, ce sont les États-Unis et plus spécifiquement la
CIA et le ministère des Affaires étrangères. Depuis un demi-siècle, le
dalaï-lama entretient des rapports très étroits avec ces deux piliers
de la politique étrangère américaine. C’est sur l’insistance de la CIA
et en échange d’un beau paquet de dollars que le damaï-lama quitte le
pays pour l’Inde et ce, malgré un accord avec le gouvernement de
Beijing. Depuis des années, la CIA s’emploie à mijoter une révolte
armée au Tibet. Laquelle éclate en 1959. À l’époque, la CIA a un camp
d’entraînement dans le Colorado et elle y initie des centaines de
Tibétains à la guérilla et au terrorisme. Ce programme se poursuit
jusqu’en 1961. Mais le conflit de faible intensité (LIC) qu’entretient
la CIA au Tibet se poursuit aujourd’hui encore. Seules les méthodes et
les tactiques de ce LIC ont été modifiées. On peut en apprendre plus
ici :
http://www.atimes.com/atimes/China/JC26Ad02.html



Un financement via la CIA



L’emprise des États-Unis sur le mouvement tibétain est évidente quand
on voit que ce sont principalement les Américains qui maintiennent
financièrement ce mouvement. En 1998, le journaliste Jim Mann écrit
dans le journal australien The Age un article intéressant qui s’appuie
sur des documents des autorités américaines. Il y est entre autres
révélé que, dans les années 1960, la CIA offrait 1,7 millions de
dollars par an au mouvement tibétain à l’étranger. Le dalaï-lama
lui-même recevait 180.000 dollars par an de la CIA
(lisez l’article http://listserv.muohio.edu/scripts/wa.exe?A2=ind9809c&L=archives&P=14058 ).

On peut naturellement se demander quelle est la teneur démocratique du
dalaï-lama lorsque les assises financières de son mouvement sont
assurées par une organisation dont le palmarès s’orne de millions de
morts un peu partout sur la planète.


Un financement opéré via le NED



Dans la même période et celle qui suit, la CIA est mise en cause en
raison de l’application au Vietnam du programme Phoenix, qui coûte la
vie à 26.000 personnes, du coup d’État contre le président Allende au
Chili et du soutien aux escadrons de la mort en Amérique latine. Il
s’ensuit qu’une partie des activités de la CIA sont transférées à un
nouvel organisme à l’appellation cynique de National Endowment for
Democracy (NED, Dotation nationale en faveur de la démocratie). Une
grande partie du soutien financier au mouvement tibétain émane
désormais de cette source.
L’argent arrose entre autres l’International Campaign for Tibet (ICT),
une organisation qui tente de gagner l’opinion mondiale aux points de
vue du dalaï-lama. Au conseil d’adminsitration de l’ICT siègent entre
autres l’agent de la CIA et président tchèque Vaclav Havel et l’ancien
président de la Lituanie Vytautas Landsbergis. Les deux hommes sont
également membres du Comité international pour la démocratie à Cuba, un
club très huppé d’extrême droite. On peut admirer ce groupe ici : http://www.cubanismo.net/teksten_nl/democratie/eu_voor_cuba.htm



Un autre bénéficiaire de l’aide financière américaine est le Tibet Fund
(Fonds Tibet). Cette organisation voulait convaincre les Tibétains et
le monde entier de la légitimité du dalaï-lama. Il a également formé
des journalistes dans la même vision. En 2001, Sharon Bush en était la
directrice : elle n’est autre que la belle-sœur de l’actuel président
des États-Unis.
Un autre groupe reçoit de l’argent du NED : le Tibet Information
Network (Réseau d’information sur le Tibet), dont le siège est situé à
Londres. Le groupe a également une vocation propagandiste. Il est
dirigé par Richard Oppenheimer, un journaliste qui a travaillé pendant
22 ans pour la BBC.
De même, la Tibetan Literary Society (Société littéraire tibétaine)
palpe les deniers du NED pour sa publication du journal Bod-Kyi-Dus-Bab
(Tibet Times).
Le Tibet Multimedia Center figure lui aussi sur les feuilles de paie du
NED : il diffuse des cassettes audio et vidéo avec les messages du
dalaï-lama.
La Tibetan Review Trust Society a reçu de l’argent du NED pour la publication du mensuel Tibetan Review.

Depuis 1996, l’émetteur de radio Voice of Tibet est financé par le NED pour ses émissions en tibétain et en chinois.

Dans le rapport du NED pour 2006

(ici : http://www.ned.org/grants/06programs/grants-asia06.html#chinaTibet

, on peut lire que cinq organisations tibétaines reçoivent de l’argent
pour un total de 173.000 dollars. La liste n’est pas complète en raison
du « caractère confidentiel » de certaines donations.


Un financement via les Affaires étrangères



Le NED n’est pas le seul bailleur de fonds du mouvement tibétain. De
l’argent américain arrose également le dalaï-lama et son entourage via
le Bureau of Democracy, Human Rights and Labor (DRL – Bureau de la
démocratie, des droits de l’homme et du travail) du ministère des
Affaires étrangères. Ce DRL reçoit de l’État de l’argent qu’il peut
utiliser afin de favoriser la « démocratie et les droits de l’homme »
partout dans le monde. Un quart de tout cette manne va à des
organisations qui s’intéressent à la « démocratie et aux droits de
l’homme » en Chine. Il s’agit en grande partie d’organisations
tibétaines. L’an dernier, le DRL a pu ainsi distribuer 23 millions de
dollars. Un bon tiers de cet argent va au NED, le reste est distribué
par le DRL même. Entre autres, au Tibet Fund déjà mentionné. Le rapport
annuel le plus récent du Tibet Fund date de 2005
(lisez-le ici en PDF

http://tibetfund.org/annual_reports/2005report/2005_annualreport.pdf).



Il y est écrit qu’en 2005, le fonds avait un budget de 5 millions de
dollars, dont une moitié en provenance du gouvernement américain,
surtout du Bureau de la population, des réfugiés et de l’immigration du
ministère des Affaires étrangères. Ce bureau est une composante du DRL.
Cette année-là, le Fonds a offert 500.000 dollars au dalaï-lama en
personne.


Un financement en provenance de l’Europe



Le gouvernement américain est le principal financier du mouvement
tibétain. La prédilection du dalaï-lama pour la politique étrangère des
États-Unis est donc très compréhensible. Mais les gouvernements
européens n’hésitent pas non plus de mettre la main à la poche. Une
grande partie du financement se fait non pas directement, mais par le
biais de fondations dont, entre autres, la Friedrich Naumann Stiftung
(fondation) et la Heinrich Böll Stiftung. Afin d’exprimer sa
reconnaissance, le dalaï-lama a remis en 2005 le prix Light of Truth
(Lumière de la vérité) au comte Otto Lambsdorff, président de la
Friedrich Naumann Stiftung. Vous pouvez lire ici un rapport à ce sujet
:
http://www.savetibet.org/nl/news/news.php?id=12

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:18

suite3...
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5. Toute la communauté internationale condamne-t-elle la Chine ?

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S’il faut en croire les informations occidentales, la Chine est
complètement isolée, désormais : le monde entier la condamne. En
réalité, depuis le 14 mars, une bonne centaine de pays ont exprimé leur
soutien à la Chine. Les mots de « communauté internationale », dans la
bouche du président américain Bush, du président français Sarkozy et de
la chancelière allemande Merkel, ne couvrent surtout qu’eux-mêmes.
L’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique n’entrent pas en ligne de
compte, pas plus que les pays de l’ancienne URSS. On se souviendra de
ce que la « communauté internationale » de George W. Bush avait
également soutenu la guerre de ce dernier contre l’Irak. Mais, à y
regarder de plus près, ce n’était absolument pas le cas.


Pour le Vietnam, le Cambodge, le Bangladesh, la Chine a agi correctement



Les gouvernements du Vietnam, du Cambodge et du Bangladesh ont été les
premiers à exprimer leur soutien à la Chine. Le vice-ministre
vietnamien des Affaires étrangères a déclaré : « Le Vietnam soutient
pleinement le gouvernement chinois dans ses mesures en vue de
stabiliser la situation au Tibet. »
(lisez l’article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/21/content_7832281.htm )



Hugo Chávez : soutien à la Chine et aux JO



Le président vénézuélien a exprimé sa répulsion pour ce que les
incendiaires de Lhassa ont fait. Il est convaincu que les États-Unis
sont coresponsables de ces événements.
(lisez l’article http://www.standaard.be/Artikel/Detail.aspx?artikelId=B080326 )



La Russie, la Biélorussie, le Pakistan, les nations arabes…

http://www.chinadaily.com.cn/china/2008-03/21/content_6554245.htm



Il n’y a pas que les voisins directs de la Chine qui ont exprimé leur soutien à Beijing.

(lisez l’article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/22/content_7836298.htm )



Les pays de l’Asie centrale, le Sierra Leone, le Bénin, la Syrie…

La Mongolie, le Népal, le Tadjikistan… La liste est longue. Le ministre
syrien des Affaires étrangères a dit des émeutes à Lhassa : « la Syrie
condamne ces événements et les milieux qui se trouvent derrière. Nous
exprimons notre solidarité avec la Chine et nous rangeons aux côtés de
la Chine. »
(lisez l’article http://news.xinhuanet.com/english/2008-03/22/content_7836298.htm )



Cuba condamne les séparatistes tibétains

C’est dans des termes très sévères que le gouvernement cubain a
condamné le soulèvement de Lhassa. Cuba a également déclaré que les
attentats contre les ambassades chinoises à l’étranger constituaient de
graves infractions à la Convention de Vienne sur mes relations
diplomatiques.
(lisez l’article http://english.peopledaily.com.cn/90001/90776/90883/6379900.html )

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:19

#24: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Mar Avr 01, 2008 11:32 am


Le courage d'Angela Merkel :




Citation:
Son
courage politique, Angela Merkel en a encore donné la preuve en
recevant le dalaï-lama, en septembre dernier. Elle s’était alors attiré
les foudres de Pékin. Elle est prête, pourtant, à recommencer, en mai,
quand le prix Nobel de la Paix se rendra en Europe, à Londres
notamment, où Gordon Brown doit le recevoir. Seule dirigeante
occidentale à brandir la menace des sanctions, elle a même prévenu
Pékin qu’elle pourrait suspendre sa coopération avec la Chine si la
crise tibétaine s’envenimait.




Source et suite ici



Elle a annoncé qu'elle n'irait pas à la cérémonie des J.O. de Pekin.
Les autres politiques se concertent entre eux: boycott ou pas boycott ?

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:19

#25: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Mar Avr 01, 2008 11:50 am



Citation:
Angela
Merkel est née en 1954 à Hambourg (Allemagne fédérale). Peu après sa
naissance, sa famille fait le choix peu commun de passer à l’Est. Son
père, pasteur d’une Église luthérienne, fonde bientôt un séminaire en
République démocratique allemande et dirige un foyer pour handicapés.
Il s’abstient de toute critique publique du régime et jouit d’un statut
social privilégié : il dispose de deux voitures et se déplace
fréquemment à l’Ouest.



Angela Merkel poursuit de brillantes études, jusqu’à son doctorat
en physique. Elle épouse un physicien, Ulrich Merkel, dont elle divorce
rapidement. Puis, elle s’installe avec le professeur Joachim Sauer,
divorcé comme elle, mais déjà père de deux enfants. Mme Merkel devient
chercheuse en physique quantique à l’Académie des sciences.



Simultanément, elle s’engage en politique au sein des Freie
Deutsche Jugend (Jeunesses libres allemandes), l’organisation
d’encadrement des jeunes dévouée à l’État. Elle y monte en grade au
point de devenir secrétaire du département agitation et propagande.
Elle est alors l’une des principales expertes en communication
politique de la dictature socialiste. À titre professionnel et
politique, elle voyage souvent au sein du bloc soviétique, notamment à
Moscou, d’autant qu’elle parle couramment le russe.



Bien qu’elle ait été souhaitée et préparée depuis longtemps, la
chute du Mur de Berlin, en novembre 1989, surprend toutes les
chancelleries. La CIA tente de constituer elle-même la relève en
recrutant des responsables de l’ancien régime qui acceptent de servir
les États-Unis comme ils le firent pour l’URSS.



Un mois plus tard, Angela Merkel retourne sa veste sans prévenir et
passe avec armes et bagages au Demokratischer Aufbruch (Éveil
démocratique), un nouveau mouvement inspiré de la démocratie chrétienne
ouest-allemande. Elle y occupe immédiatement les mêmes fonctions que
précédemment, sauf que le poste est intitulé selon le vocabulaire
ouest-allemand : « chargée des relations avec la presse ».



Cependant, il apparaît que le président du Demokratischer Aufbruch,
Wolfgang Schnur est un ancien collaborateur de la Stasi, la police
politique de la dictature socialiste. Mme Merkel annonce elle-même à la
presse cette douloureuse nouvelle qui contraint M. Schnur à
démissionner et lui permet de prendre sa place à la présidence du
mouvement.



À l’issue des dernières élections législatives de RDA, elle entre
au gouvernement de Lothar de Maizière, dont elle devient la
porte-parole, bien que Demokratischer Aufbruch n’ait recueilli que 0,9
% des suffrages. Surtout, dans cette période de transition, elle
participe activement aux négociations « 2+4 » qui mettent fin au statut
quatripartite de Berlin et à l’occupation alliée, ainsi qu’aux
négociations en vue de la réunification allemande. Pour éviter,
dit-elle, un exode massif de l’Est vers l’Ouest, elle s’applique à
faire entrer sans délai la RDA dans l’économie de marché et la zone
Mark.



De son côté, son concubin, Joachim Sauer, est engagé par la firme
états-unienne Biosym Technology. Il passe un an à San Diego
(Californie) au laboratoire de cette compagnie contractante du
Pentagone. Il restera par la suite expert auprès d’Accelrys, une autre
société de San Diego contactante du Pentagone. De son côté, Angela
Merkel perfectionne son anglais qu’elle maîtrise désormais couramment.



Une fois la RDA dissoute dans la RFA et le Demokratischer Aufbruch
dans la Christlich Demokratischen Union (CDU - Union démocrate
chrétienne), Angela Merkel est élue députée au Bundestag et entre au
gouvernement d’Helmut Kohl. Bien que ce dernier soit très à cheval sur
les mœurs, il choisit cette jeune femme venue de l’Est, divorcée, sans
enfants, et vivant en concubinage, comme ministre de la Famille, de la
Jeunesse et de la Condition féminine.
En 14 mois, la responsable communiste de la propagande des Jeunesses de
RDA est devenue ministre démocrate chrétienne de la Jeunesse de RFA. Au
demeurant, elle laissera un maigre bilan dans son premier ministère.



Poursuivant sa carrière à l’intérieur de la CDU, Angela Merkel
tente vainement de se faire élire à la présidence régionale du parti en
Brandebourg. Cependant, Lothar de Maizière, qui est devenu
vice-président national du parti, est convaincu de lointains rapports
avec la police politique est-allemande et doit démissionner. Mme Merkel
le remplace.



En 1994, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la
nature et de la Sécurité nucléaire, Klaus Töpfer, est nommé à la
direction du Programme des Nations unies pour l’environnement, à
l’issue d’un long bras de fer qui l’oppose à la Fédération des chambres
de commerce et d’industrie (DIHK). Cette dernière lui reproche de
sous-estimer les réalités économiques. Helmut Kohl nomme alors sa
protégée pour le remplacer mettant ainsi fin à la crise. Dès son
arrivée au ministère, elle fait le ménage en limogeant les hauts
fonctionnaires restés fidèles à son prédécesseur. C’est à cette période
qu’elle se lie d’amitié avec son homologue française du moment,
Dominique Voynet.



En 1998, le chancelier Kohl fait savoir aux États-Unis son
opposition à une intervention internationale au Kosovo. Tandis que les
sociaux démocrates de Gerhard Schröder et les Verts de Joschka Fischer
comparent Slobodan Milosevic à Adolf Hitler et appellent à la guerre
humanitaire.
Le presse atlantiste se déchaîne alors contre le chancelier en lui
imputant les difficultés économiques du pays ayant fait suite à la
réunification. Les chrétiens démocrates sont balayés par la vague
rouge-verte aux élections de septembre 1998. Schröder accède à la
Chancellerie et nomme Fischer, ministre des Affaires étrangères.



Cependant, il apparaît qu’Helmut Kohl et sa garde rapprochée ont
accepté des financements occultes de la CDU, mais ils refusent de
révéler les noms des donateurs par respect de la parole donnée. Angela
Merkel publie alors une courageuse tribune libre dans le Frankfürter
Allgemeine Zeitung [1] pour se distancier de son mentor. De la sorte,
elle contraint Helmut Kohl à se retirer du parti, puis le président de
la CDU, Wolfgang Schäuble, à démissionner. Au nom de la morale
publique, elle s’empare ainsi de la présidence du parti. Dans la
foulée, elle se conforme à la morale démocrate chrétienne en épousant
son concubin.



Désormais Angela Merkel est publiquement soutenue par deux groupes de presse.

Elle peut d’abord compter sur Friede Springer, héritière du groupe
Axel Springer (180 journaux et magazines dont Bild, Die Welt…). Les
journalistes du groupe sont tenus de signer une clause éditoriale
spécifiant qu’ils doivent œuvrer au développement des liens
transatlantiques et à la défense de l’État d’Israël.
Angela Merkel peut également compter sur son amie Liz Mohn, directrice
du groupe Bertelsmann, n°1 des médias en Europe (groupe RTL, groupe
Prisma, groupe Random House, etc.). Mme Mohn est également
vice-présidente de la Fondation Bertelsmann, pilier intellectuel de
l’atlantisme européen.



Angela Merkel s’appuie sur les conseils de Jeffrey Gedmin,
spécialement dépêché à Berlin pour elle par le clan Bush. Ce lobbyiste
a d’abord travaillé à l’American Enterprise Institute (AEI) [2] sous la
direction de Richard Perle et de Madame Dick Cheney. Il encouragea
vivement à la création de l’euro à parité avec le dollar. Au sein de
l’AEI, il a dirigé la Nouvelle initiative atlantique (NAI) qui
réunissait tout ce qui compte de généraux et de politiciens
américanophiles en Europe. Puis il a participé au Projet pour un
nouveau siècle américain (PNAC) et a rédigé le chapitre sur l’Europe
dans le programme des néo-conservateurs. Il y indique que l’Union
européenne doit rester sous l’autorité de l’OTAN et que cela ne saurait
se faire qu’en « décourageant les appels européens à l’émancipation »
[3]. Enfin, il est administrateur du Conseil de la Communauté des
démocraties (CCD) [4], qui prône une ONU à deux vitesses, et il a pris
la direction de l’Institut Aspen de Berlin [5]. Par la suite, il a
décliné l’offre de son ami John Bolton [6] pour devenir ambassadeur
adjoint des États-Unis à l’ONU de manière à se consacrer exclusivement
à l’encadrement d’Angela Merkel.

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:19

suite...
En
2003, le département d’État confie à Jeffrey Gedmin et Craig Kennedy un
vaste programme de « diplomatie publique », c’est-à-dire de propagande,
incluant le subventionnement secret de journalistes et relais d’opinion
en Europe occidentale [7].



En 2003, le chancelier Gerhard Schröder s’oppose à l’opération
anglo-saxonne en Irak. Angela Merkel publie alors une courageuse
tribune dans le Washington Post [8] dans laquelle, elle réfute la
doctrine Chirac-Schröder d’indépendance de l’Europe, affirme sa
gratitude et son amitié pour « l’Amérique », et soutient la guerre.



En mai 2004, elle brouille les cartes en imposant l’élection à la
présidence de l’Allemagne fédérale du banquier Horst Köhler, principal
rédacteur du Traité de Maastricht et artisan de l’euro, puis président
de la BERD et directeur du FMI. Puis, elle lance une campagne «
patriotique » contre l’islamisme radical.



Tout au long de la campagne législative de 2005, elle stigmatise la
montée du chômage et l’incurie des sociaux-démocrates à la juguler. La
CDU est alors créditée d’une avance de 21 points dans les sondages.
C’est alors que son conseiller occulte, Jeffrey Gedmin, l’interpelle
dans une lettre ouverte publiée par Die Welt. Après avoir critiqué le
modèle économique allemand, il écrit : « Avant de faire avancer le
pays, vous devez vaincre intellectuellement ces individus nostalgiques
qui traînent les pieds. Si Sarkozy succède à Chirac, peut-être que la
France connaîtra un essor. Il serait regrettable que l’Allemagne
continue de régresser ». Répondant à cette invitation, Angela Merkel
révèle enfin ses solutions. Elle met en avant l’un de ses conseillers,
l’ex-juge à la Cour constitutionnelle Paul Kirchhof, et l’équipe de
l’Initiative Neue Soziale Marktwirtschaft (l’Initiative pour la
nouvelle économie sociale de marché) [9]. Elle annonce la suppression
de la progressivité de l’impôt sur le revenu : le taux sera le même
pour ceux qui n’ont que le nécessaire et ceux qui vivent dans le
superflu. Le chancelier sortant, Gerhard Schröder critique durement ce
projet lors d’un débat télévisé. L’avance de la CDU est pulvérisée. En
définitive, la CDU obtient 35 % des suffrages et le SPD 34 %, le reste
se dispersant entre petites formations. Les Allemands ne veulent plus
de Schröder, mais pas plus de Merkel. À l’issue de longues et pénibles
tractations, une Grande coalition est constituée : Angela Merkel est
chancelière, mais elle doit céder la moitié des ministères à son
opposition.



Elle impose la participation d’un contingent allemand à la force
multinationale commandée par les États-Unis en Afghanistan. Puis, lors
de l’intervention israélienne au Liban, elle impose un déploiement
naval allemand au sein de la FINUL en déclarant : « Si la raison d’être
de l’Allemagne est de garantir le droit à l’existence d’Israël, nous ne
pouvons pas dire, maintenant que cette existence est menacée, que nous
ne faisons rien ».



Depuis le 1er janvier 2007, Madame Merkel préside l’Union
européenne. Elle ne fait pas mystère de son intention de contraindre la
France et les Pays-Bas à accepter l’équivalent du projet de Traité
constitutionnel qu’ils ont rejeté par référendum ; ni de son intention
de relancer le projet de fusion entre la zone de libre-échange
nord-américaine et la zone de libre-échange européenne pour créer un «
grand marché transatlantique », selon l’ancienne formule de Sir Leon
Brittan.











http://www.voltairenet.org/article144629.html







Hyper hyper courageuse cette blurp.



Elle a signé la pétition sur reopen911.info? nan et elle le fera zamais.



Moi je ne veux plus voir un judeo yankee en Irak et d'un.

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:20

#26: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Mar Avr 01, 2008 7:27 pm


http://www.programme.tv/tibet-histoire-d-une-tragedie-1014726.php





Ce soir sur Arte, une émission sur le Tibet.



On a déjà plusieurs points de vues argumentés qui contredisent la "version officielle occidentale" sur le sujet.



Pour voir quel crédo relaie un média "intello". Je me souviens du
massacre orchestré par Arte contre les "théories conspirationnistes"
(le mot qui tue) du 11/9.

#27: Auteur: Joseck, Localisation: Alpes-Maritimes
Posté le: Sam Avr 05, 2008 6:31 pm


Le Quotidien du Peuple dixit


Citation:

Les émeutes au Tibet commanditées pour provoquer des troubles, dit un responsable britannique



Les émeutes au Tibet ne sont pas un incident, mais plutôt un complot
monté pour provoquer des troubles pour la Chine et les Jeux Olympiques
à Beijing, a indiqué jeudi un dirigeant commercial britannique dans un
entretien avec Xinhua.



"Tuer des gens, brûler des bâtiments, c'est quelque chose qu'aucune
société ne peut tolèrer", a martelé Stephen Perry, président du Club du
groupe des 48, un réseau commercial indépendant qui cherche à
promouvoir des relations positives avec la Chine.



"Les moines ne sont aucunement des gens violents, mais ils ont été
instruits de sortir dans la rue pour des manifestations visant à
provoquer des troubles et des violences", a observé M. Perry.



Au Tibet, il y a des gens qui veulent susciter la perturbation et
la violence, et en dehors du Tibet, il y a des personnes qui veulent
inciter à cela et causer plus de troubles à la Chine, a affirmé M.
Perry.



Ce dirigeant commercial indépendant a également critiqué certains
organes de médias pour avoir appliqué la politique de " deux poids,
deux mesures" vis-à-vis de la Chine.



Les forces qui tentent de freiner le développement de la Chine ne
réussiront jamais du fait que la Chine est suffisamment puissante pour
résister à la pression, a-t-il ajouté.



Le Club du groupe des 48, composé d'hommes d'affaires, a mené une
mission de "brise-glace" en Chine au début des années 50 pour établir
des relations commerciales.



Source: xinhua





responsable britannique=dirigeant commercial britannique

dirigeant commercial indépendant indépendant de qui, de quoi ???



J'ai oublié le lien:

http://french.peopledaily.com.cn/International/6386688.html

"Dernière édition par Joseck le Sam Avr 05, 2008 6:36 pm; édité 1 fois"

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:20

#28: Auteur: cécile, Localisation: sud ouest
Posté le: Dim Avr 06, 2008 2:09 pm


le monde.fr

La semaine qui ébranla le Tibet

Vendredi 14 mars, Lhassa, la capitale du Tibet chinois, s'embrase.
Quelle est la séquence d'événements qui a précédé, scandé puis suivi ce
"vendredi noir" qui a brutalement projeté le Tibet sur la scène
médiatique et diplomatique mondiale et placé la Chine sur la défensive
? Plus de quinze jours après les faits, bien des zones d'ombre
persistent. Les témoignages sont partiels. L'intoxication fait écran.
L'impossibilité pour la presse de travailler dans des conditions
indépendantes dans un Tibet verrouillé par les forces chinoises
hypothèque la recherche de la vérité. Après la grande confusion des
premiers jours, il est pourtant possible d'y voir un peu plus clair
aujourd'hui.

Tout commence le lundi 10 mars à Lhassa. Au Tibet, le 10 mars est
toujours une date sensible : c'est l'anniversaire du soulèvement de
Lhassa en 1959. Le 14e dalaï-lama, âgé de 23 ans, avait alors pris la
fuite, franchi les cols glacés de l'Himalaya pour se réfugier dans la
ville indienne de Dharamsala. Un deuil politique. L'échéance est
sensible, pas forcément explosive. Mais ce 10 mars 2008 est très
spécial. Les Jeux olympiques de Pékin auront lieu dans cinq mois, les
projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine
scintillante. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien
profiter de ce moment exceptionnel pour faire entendre leur voix.

Combien sont-ils à l'aube de ce lundi ? 200 ? 300 ? 400 ? Il est 6
heures du matin et ils sortent du grand monastère de Drepung, situé à 8
km à l'ouest de Lhassa.

Dans un frémissement de robes grenat, les moines prennent le
chemin du centre-ville. Aucun slogan politique n'est proféré. Les
bonzes n'exigent qu'une seule chose : la libération de ceux des leurs
qui ont été emprisonnés en octobre 2007 pour avoir malicieusement
célébré une victoire diplomatique du dalaï-lama. A Washington, le chef
spirituel des Tibétains avait alors reçu - des mains de George Bush ! -
la médaille d'or du Congrès américain. A Drepung, certains murs du
monastère ont, comme par hasard, été repeints en blanc au lendemain de
l'événement. Le défi silencieux n'avait pas échappé à la police
chinoise. Les meneurs présumés avaient été arrêtés.

Les moines marchent, donc. La petite cohorte ne tarde pas à buter
sur un barrage de forces de l'ordre. Face à la haie de boucliers, les
religieux s'assoient sur le macadam. Le sit-in dure quelques heures
avant que l'assemblée ne se disperse. A ce stade, la police est
prudente. Elle a apparemment reçu des consignes de retenue. Au
crépuscule, un nouvel attroupement se forme. Au centre-ville, cette
fois-ci. Des moines et des étudiants se retrouvent au coeur de la place
Barkhor. Ils se déploient en cercle, main dans la main. Policiers en
uniforme ou en civil sont présents en masse. Six ou sept manifestants
sont embarqués. Le fond de l'air est lourd à Lhassa.

Le lendemain, mardi 11 mars, le ciel au-dessus de Lhassa est
toujours aussi bleu, ce bleu pur des altitudes himalayennes, mais le
climat est orageux. Des moines de Drepung sortent à nouveau sur la
chaussée, galvanisés par les arrestations de la veille. Ils sont
aussitôt suivis par d'autres religieux du monastère de Sera, situé à 4
km au nord de la vieille ville. Ces derniers brandissent des drapeaux
tibétains. Des incidents éclatent en fin de matinée quand la police
chinoise, appuyée par des forces paramilitaires de la police armée du
peuple (PAP), décide de disperser les manifestants manu militari. Des
grenades lacrymogènes sont tirées, les moines sont frappés à coups de
matraque.

Mercredi 12 mars, la tension monte encore d'un cran. Les rumeurs
de tentatives de suicide de deux moines de Drepung, qui se seraient
tranchés le poignet, enfièvrent les esprits. D'autres moines de Sera
auraient entamé une grève de la faim. Dans ce même monastère de Sera,
des moines sont battus par la police, rapporte un témoin à la BBC.

Un touriste européen, familier de la Chine et qui était alors en
vacances à Lhassa, rapporte qu'à partir de ce moment le quartier
tibétain est quadrillé par la police. "Tous les 10 à 15 mètres, en
travers du circuit de pèlerinage autour du temple du Jokhang, dans la
rue, une table avait été installée avec quatre chaises et des
policiers", raconte-t-il au Monde.

Le Jokhang est le coeur du vieux Lhassa, le saint des saints
devant lequel se prosternent des dizaines de pèlerins venus parfois des
coins les plus reculés du Tibet. Mains jointes au-dessus de la tête,
ils s'agenouillent, se jettent sur le sol, renouvellent leurs
génuflexions après avoir complété, dans le sens sacré des aiguilles
d'une montre, les deux cercles de la circumambulation autour du
Johkang. C'est autour de ce temple que se nouera la tragédie quelques
jours plus tard. Au Jokhang, les religieux sont cantonnés au premier
étage, où ils vivent. Le jeudi 13, l'un d'eux se penche à une fenêtre
et parvient à laisser tomber à des touristes : "Not so good here",
selon un visiteur européen.

Le vendredi 14 mars, la mécanique infernale est en place. Après
les monastères de Drepung et de Sera, c'est le temple de Ramoche qui
entre en action. En fin de matinée, à l'issue de la prière, une marche
de moines s'esquisse mais la police la bloque aussitôt. Les religieux
s'assoient par terre. Vers 14 heures, le touriste interrogé par Le
Monde voit des dizaines de camions militaires filer vers le quartier
tibétain. "Les moines ont refusé de bouger, lui explique son guide. La
police les a attaqués et les gens ont réagi en mettant le feu à un
véhicule militaire." Les "gens" ont donc "réagi".

La grande nouveauté, c'est que les badauds tibétains se jettent
dans la mêlée. Des volées de pierres s'abattent sur les boucliers de la
PAP qui cède sous l'assaut. C'est l'émeute. La foule en furie gagne la
rue de Pékin, l'artère principale qui traverse Lhassa d'est en ouest,
puis se répand dans les allées de la vieille ville.

La colère des Tibétains, laïques et moines confondus, se déchaîne
contre tout ce qui symbolise des dizaines d'années de colonisation
chinoise. Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en
prennent aux bureaux de l'agence de presse Chine nouvelle, aux
bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial Baiyi, à une
mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois
han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des
non-Tibétains. Une nappe de fumée noire recouvre Lhassa.

Dans ce chaos général, les rancoeurs longuement accumulées entre
Tibétains et migrants han ou hui (musulmans), qui détiennent
l'essentiel du commerce à Lhassa, explosent en haine nue. L'émeute
prend un caractère ouvertement racial. "C'était un déversement de
violence ethnique de la nature la plus déplaisante qui soit", a raconté
James Miles, correspondant à Pékin de The Economist et seul journaliste
étranger présent à Lhassa ce jour-là.

Le correspondant de l'hebdomadaire allemand Die Zeit, George Blum,
débarque, lui, le lendemain. Il découvre l'étendue des dégâts en se
promenant dans la vieille ville quasi déserte. Il est frappé " par
l'ampleur des destructions et les traces d'une violence telle qu'elle a
choqué certains Tibétains, pourtant très anti-chinois". Des jeunes
ayant participé aux émeutes crânent devant lui. Ils s'écrient : "On
leur a montré, aux Chinois, ce dont on était capable !..."

L'émeute va durer jusqu'au samedi 15 mars en milieu de journée. Le
bilan est lourd. Selon les autorités chinoises, il est de 22 morts,
dont la plupart sont des "innocents" brûlés dans l'incendie de leur
domicile. Pour l'entourage du dalaï-lama, il est d'environ 140 morts,
dont de nombreux tués durant la répression policière qui a suivi. Selon
certains témoins tibétains il y aurait eu 26 morts, dans la seule
prison de Drapchi. Mais aucune image disponible n'illustre une
répression sanglante, alors que nombre de documents attestent des
agressions raciales anti-han et anti-hui. C'est la grande force de la
propagande chinoise.





Vendredi et samedi matin, des touristes ont vu des véhicules
blindés de transport de troupes équipés de canons sillonner les grandes
artères. Ils ont entendu des coups de feu, des rafales de
mitraillettes. Mais s'agissait-il de tirs de semonce ? Ou des tirs à
vue ? Nul ne sait, les témoignages des étrangers sont auditifs, pas
visuels. Certains Tibétains affirment, eux, avoir vu tomber sous leurs
yeux des victimes dès vendredi. "La police a tiré sur la foule à balles
réelles", rapporte un témoin sur Radio Free Asia.

La répression s'est abattue à partir de samedi midi dans la
vieille ville bouclée, fermée, à l'abri de tout regard. Les touristes
étrangers ont été pressés de quitter les lieux. On sait que les raids
policiers se sont multipliés, que des coups de filet massifs ont eu
lieu. Mais on n'en connaît pas les circonstances précises, ni le nombre
des éventuelles victimes. Lhassa est devenue une "boîte noire" où le
pire est imaginable, mais pour l'instant rien ne peut être prouvé.

Dans cette folle histoire, un autre mystère, très troublant,
méritera un jour d'être expliqué : les forces chinoises, pourtant
massivement déployées, auront attendu vingt-quatre heures pour
"nettoyer" le terrain en employant les grands moyens, laissant les
émeutiers piller, brûler et détruire en toute liberté. Etaient-elles
débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération afin
d'éviter un bain de sang en images, un "Tiananmen" tibétain qui eût été
fatal aux JO de Pékin ? Ou était-ce du machiavélisme consistant à
laisser le chaos s'installer en ville - fût-ce au prix de vies
"innocentes" - afin de justifier une répression à guichets fermés ?
L'histoire des émeutes de Lhassa reste à écrire.

Mais déjà les regards se portent ailleurs. Il n'y a pas qu'à
Lhassa que le Tibet s'est soulevé. La révolte s'est propagée à
l'extérieur de la Région autonome, c'est-à-dire hors du Tibet
strictement administratif. Dans les régions de peuplement tibétain de
l'Amdo et du Kham, rattachées aujourd'hui aux provinces chinoises du
Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan, une trentaine de foyers de
protestation ont été répertoriés. L'univers tibétain, malgré son
éclatement administratif et géographique, a réagi de manière solidaire.
Dès le 15 mars, des centaines de moines du monastère de Labrang, à
Xiahe (province du Gansu), organisent une marche demandant le retour du
dalaï-lama, et se heurtent aux boucliers de la Police armée du peuple.
Très vite, plusieurs localités de l'Amdo et du Kham connaissent à leur
tour des troubles.

Il est difficile de déterminer avec certitude si des manifestants
ont été tués par les forces de l'ordre lors de ces mouvements, et
combien. Mais dans la préfecture tibétaine autonome d'Aba, dans le
nord-ouest de la province du Sichuan, le 16 mars, la protestation
dégénère : comme à Lhassa, des commerces chinois, des véhicules ainsi
qu'un commissariat sont incendiés. Il n'est fait état d'aucune victime
chinoise. Les moines du monastère de Kirti parviennent à récupérer les
corps de près de 15 Tibétains tués par balles. Les photos de huit de
ces cadavres ne tardent pas à circuler à l'étranger. Il s'agit
quasiment des seuls clichés de la répression chinoise.

D'autres incidents graves éclatent le 24 mars à Luhuo (Drango en
tibétain), dans la préfecture autonome de Ganzi dans le Sichuan. Le
Monde a obtenu le témoignage d'un Tibétain originaire de la région. "Ce
sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue, le 24
mars vers 16 heures, raconte-t-il. Leur monastère, Ngyoe-go, est à une
dizaine de kilomètres de la principale ville du district. Elles ont
défilé en demandant le retour du dalaï-lama. La police armée les a
bloquées et les a fait monter dans des camions pour les ramener au
monastère. Les moines du monastère de Chokri, plus près, sont descendus
à leur tour vers la ville. Ils ont été suivis par de nombreux
villageois. Les policiers ont voulu leur interdire l'accès aux
bâtiments officiels. Les gens chantaient, demandaient la liberté pour
le Tibet et le retour du dalaï-lama. Puis des heurts auraient eu lieu.
Des cailloux ont été lancés vers les policiers. Après, les Chinois ont
dit qu'un policier avait été tué par une pierre, mais personne ne l'a
vu. La police a tiré. Un jeune moine est mort. Un villageois aurait
aussi été tué mais, là, ce n'est pas clair. Le soir même, les forces de
police sont montées au monastère des nonnes, les ont fait mettre à
genoux et les ont toutes arrêtées, sauf les plus âgées."

Ces incidents de Luhuo surviennent dans un climat déjà très lourd.
Comme partout ailleurs dans les zones tibétaines, les nerfs y sont à
vif depuis des mois. La perspective des Jeux olympiques a conduit les
autorités à durcir leur contrôle. Dans les marches des régions
tibétaines du Sichuan, l'envoyé spécial du Monde a pu constater combien
la population était attachée au dalaï-lama. Et combien était profond le
désarroi de le voir "errer si loin de son territoire" à un âge de plus
en plus avancé. Bien avant le soulèvement de mars, les appels à un
retour du dalaï-lama, émanant de moines ou de nomades, avaient nourri
une tension récurrente.

Lors de la campagne d'"éducation patriotique" lancée en septembre
2007 dans toute la préfecture tibétaine de Ganzi, au Sichuan, les
policiers et les officiels étaient passés de monastère en monastère
pour obliger les moines à dénoncer le dalaï-lama. Afin de s'y dérober,
à Batang, raconte un témoin, les moines sont tous partis "en vacances",
ne laissant sur place que le responsable du "comité de direction
démocratique" qui, dans chaque monastère, est censé être aux ordres du
parti. A leur arrivée, ce moine leur a montré le monastère vide et leur
a déclaré : "Pourquoi n'essayez-vous pas de faire manger du porc à des
hui (musulmans chinois) ? Si vous y parvenez, alors nous renoncerons au
dalaï-lama." La colère couvait. Il a suffi de l'étincelle de Lhassa
pour embraser les esprits.
Sylvie Kauffmann, Brice Pedroletti et Bruno Philip (avec Frédéric Bobin)

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:20

#29: Auteur: 1869, Localisation: Moselle
Posté le: Dim Avr 06, 2008 6:03 pm


Je suis dépité au vu de l'impact de nos médias si libres et égaux que les tibétains sont opprimés par les chinois...



Je ne sais pas si c'est un effet d'isolation personnelle, je n'ai
pas de 'télé', mais mon décalage avec toutes les idées "humanisantes",
"universalisantes" et "droit de l'hommistes" qui sont donc prônées par
certains membres ici présents me fait peur.



Il y a dans un monde qui n'est pas libre et qui est le notre, des
écueils de liberté très petits mais qui nous paraissent peut-être trop
libres, il suffit d'aller voir ailleurs que dans son salon pour savoir
ce qui se passe dans le monde entier... Entre le site de Michel Collon
et un grand nombre d'autres, vous pouvez trouver énormément, alors
pourquoi ne trouver ce qu'on n'a pas à chercher, sinon parmi des
chemins qui n'en sont pas?...



Les Chinois sont plus civilisés que nous tous occidentaux, ils sont déjà, contrairement à nous, un peuple, ne l'oublions pas.



1869

"Dernière édition par 1869 le Dim Avr 06, 2008 6:24 pm; édité 2 fois"

#30: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Dim Avr 06, 2008 6:19 pm


Il ne faut pas trop s'exciter non plus:




Citation:
Les Chinois sont plus civilisés que nous tous occidentaux






Hyper raffinés dans le travail des masse, la torture savante et le ragout de chien par exemple.





Mais j'aime bien l'idée de faire payer le médecin pour empecher les
gens de tomber malade. En fait il faudrait choisir le meilleur de
chaque civilisation.

#31: Auteur: 1869, Localisation: Moselle
Posté le: Dim Avr 06, 2008 6:33 pm


Travail de masse?

Torture Savante?

Ragoût de chien ou autre joyeuseté innommable?



Oui, eux sont infiniment plus francs que nos castes dirigeantes,
il suffit de se demander où est né le travail à la chaîne et les
multinationales, les manipulations inconscientes (mk-ultra), les
prisons illégales sur des territoires étrangers, maquedo....... la
liste est longue.

A coté de ça la bile d'ours, les employés payés pour travailler
40 heures qui en font 50 et les camps de réinsertion par le travail (50
millions de personnes en 60 ans pour un pays qui fait plus d'un
milliard), j'en passe et des meilleures, c'est peu cher payer parce
qu'ils ne sont pas pris pour des cons, parlez avec un chinois, si il
vous répond qu'il ne sait pas, c'est qu'il ne veut pas vous
répondre.... Cherchez donc à savoir pourquoi.



Bien à vous, 1869

#32: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Dim Avr 06, 2008 6:44 pm


Oui c'est çà, les manipulations inconscientes
datent de la nuit des temps et d'un. Quand je dis et d'un, il faut
entre de la loi des Uns.





nan nan, pas tomber dans le piège amérique démon chine ange. Pour
l'histoire récente mao était une pute comme kissinger, et les "maos"
made in occident des couillons de première.







Et c'est quoi cette mode de resigner son nom en bas des posts! C'est une nouvelle marque de bière ton chiffre?

#33: Auteur: 1869, Localisation: Moselle
Posté le: Dim Avr 06, 2008 6:49 pm


Je suis d'accord avec toi, je n'ai jamais dit,
ni prétendu que leur civilisation était angélique, elle est belle est
bien humaine, mais elle correspond à un terme de civilisation et non
pas conglomérat de restesetmorceauxdecivilisation....



Et cette mode, je ne l'applique pas toujours, et ce n'est pas une marque de bière!



C'est pour mieux laisser ma trace!

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:21

#34: Auteur: 1869, Localisation: Moselle
Posté le: Lun Avr 07, 2008 5:46 pm



Citation:
KATMANDOU, 7 avril (Xinhua) -- Le Premier ministre népalais Girija
Prasad Koirala a souligné lundi que le Népal poursuivra fermement sa
politique d'une seule Chine et que cette politique ne changera jamais.


Lors d'une rencontre avec l'ambassadeur de Chine au Népal, Zheng
Xianglin, le Premier ministre a indiqué que "le gouvernement du Népal
jamais ne permettra à quiconque ou à une quelconque force d'engager des
activités séparatistes contre la Chine sur le territoire du Népal".


"Le côté népalais continuera d'adopter des mesures effecaces pour
protéger l'ambassade de Chine au Népal et empêcher avec détermination
toutes les activités ayant pout but de saboter les Jeux Olympiques de
Beijing", a affirmé M. Koiral.




A vérifier, xinhuanet.



1869

#35: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Ven Avr 11, 2008 11:57 am


Je viens de recevoir ceci par e-mail :




Citation:
A diffuser largement ! ils sont encore pire que se que l'on pensait. Et pourtant on a de l'imagination !

Comment la Chine fait de la désinformation...



Photo des militaires chinois s'apprêtant à revêtir des robes de
bonzes....(Photo prise le 20 mars par l'Agence de communication de
Grande Bretagne)



Introduction : Les moines de Lhassa ont dit qu'ils étaient enfermés
et n'étaient pour rien dans les manif. Certains le savaient depuis le
20 mars grâce à cette photo
La photo est passée par l'Italie et revient vers nous. Nous espérons
qu'elle franchira toutes les frontières et sera vue dans le monde
entier. Il faut faire vite !







Voilà comment on fait pour bafouer les droits de l'humain...

"Dernière édition par Fleur de Diamant le Ven Avr 11, 2008 11:59 am; édité 1 fois"

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:21

#36: Auteur: Casti,
Posté le: Ven Avr 11, 2008 12:17 pm



Citation:
Cette rare photo prise au Tibet ( le 20 mars par l'Agence de

Communication de Grande Bretagne), montre des militaires chinois,

qui viennent de 'toucher leur paquetage' pour se déguiser en moines

bouddhistes et créer des incidents.



A faire circuler....




Moi aussi j'ai reçu cette photo ce matin dans ma messagerie avec le texte ci dessus....

#37: Auteur: hazuka,
Posté le: Ven Avr 11, 2008 1:40 pm


sauf ce que c est une image tire d un film de 2003 je crois...



[je cherche la source et vous la donne si je la retrouve]



voila



http://pagesperso-orange.fr/do/ag/1339.htm




Citation:
Regardez bien cette photo "Soldats chinois déguisés en moines", que vous avez sans doute reçue ou recevrez bientôt.



Elle circule beaucoup sur le Net, avec le commentaire : "Londres -
20 mars - Le GCHQ, l’agence gouvernementale de communications qui
surveille électroniquement la moitié du monde depuis l’espace, a
confirmé l’accusation du Dalaï Lama, selon laquelle l’Armée Populaire
de Libération chinoise, déguisée en moines, a provoqué les émeutes qui
ont tué ou blessé des centaines de Tibétains..."



La photo accusatrice : http://flickr.com/photos/macy_miao/2370855959/in/pool-tibetphoto



Cette photo est censée le prouver, et elle a donc indigné beaucoup de gens.



Maintenant, regardez attentivement cette photo, et jouons au jeu des sept erreurs...



Les 7 erreurs...



1. Avez-vous déjà vu une « photo-satellite » prise avec un tel angle de vue ?

2. On nous dit que les soldats se déguisent en moines pour jouer
les agents provocateurs. Sont-ils assez stupides pour mener une telle
opération secrète en pleine rue ?

3. On nous dit que la photo est récente, juste avant les événements. Qu’est-ce qui le prouve ?

4. J’ai interrogé un ami connaissant le Tibet. Il dit que cette
photo ne peut avoir été prise ce 14 mars, sous un soleil printanier,
car le printemps n’est arrivé que le 21 mars cette année au Tibet.

5. Il me dit aussi que ces couleurs des vélos-taxis de Lhassa ont changé à partir de 2005.

6. Il dit également que ces uniformes des policiers ne sont plus utilisés depuis longtemps.

7. Il fallait donc mener une petite enquête qui nous a fait découvrir une toute autre version...



Mais alors d’où vient-elle ?



En réalité, la photo date de 2003. Lors du tournage d’un film, les
moines ont refusé de jouer les figurants. Ce sont donc des soldats qui
en ont été chargés, et ils reçoivent ici leurs uniformes de figurants.
Pratique courante là-bas, semble-t-il. En tout cas, rien à voir avec
les récentes images TV montrant des moines exercer des violences et
détruire des magasins à Lhassa.




Bon, ça semblait tellement gros qu’il fallait quand même vérifier.
Eh bien, en fait, vous pouvez trouver confirmation sur... le site
pro-indépendantiste qui diffuse la photo "accusatrice" :



http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-riots-tibet.htm



La photo y est sous-titrée : « This is not an uncommon "tactical
move" from the Chinese government, as could be seen on the back-cover
of the 2003 annual TCHRD Report. This photo was apparently made when
monks refused to play as actors in a movie, so soldiers were ordered to
put on robes. » [Ceci n’est pas un "mouvement tactique" inhabituel de
la part du gouvernement chinois, comme on peut le voir sur la
couverture arrière du rapport 2003 du Tibetan Centre for Human Rights
and Democracy. Cette photo semble avoir été prise lorsque des moines
ont refusé de jouer dans un film, de sorte que des soldats ont reçu
instruction de porter ces robes.]



Interrogé sur cette manipulation, le webmaster du site a répondu
qu’il a quand même associé la photo au texte accusant les Chinois «
afin de montrer le genre de leurres que les Chinois ont utilisé dans
les émeutes récentes ». Chacun appréciera cette déontologie
journalistique.



Ensuite, toutes sortes de groupements ont purement et simplement
supprimé ce commentaire pour faire croire que la photo était récente et
qu’il s’agissait d’une conspiration de l’armée chinoise. Depuis, la
photo fait le tour du monde...



"Photos-satellites" ? Ce n’est pas la première fois...



1. Ce n’est pas la première fois qu’on prétend nous démontrer la
vérité avec des photos-satellites. En 1990, les États-Unis ont prétendu
disposer de photos-satellites (qu’ils n’ont jamais montrées) « prouvant
» que Saddam Hussein allait envahir l’Arabie Saoudite. Ce truc de
diabolisation a joué un grand rôle pour manipuler l’opinion. J’ai
analysé ce médiamensonge dans mon livre Attention, médias ! (page 21)

2. En 2003, les États-Unis ont diffusé des photos-satellites «
prouvant » que l’Irak possédait des armes de destruction massive.

3. Plus récemment, ils ont récidivé contre l’Iran (taisant le fait qu’Israël possède deux cents têtes nucléaires illégales).



Une image peut-elle mentir ?



C’est donc le moment de rappeler qu’on peut mentir avec des
images. Sans parler des techniques graphiques actuelles, de grands
cinéastes comme Chris Marker ont brillamment démontré comment un
commentaire peut faire dire n’importe quoi à une image et sembler
crédible. En fait, l’image elle-même ne nous dit pas :



1. Quand et où elle a été prise.

2. Ce qu’elle montre vraiment.

3. Ce qu’elle cache (à côté, avant, après...)



Tous, nous nous sommes déjà fait piéger par de telles images dans
le passé. Certes, chacun se fera son opinion sur la question du Tibet
en essayant de vérifier les deux versions, en étudiant les intérêts en
jeu des deux côtés, notamment de George Bush que le Dalaï Lama admire
tant. Mais en tout cas nous avons droit à une info non manipulée. Nous
suggérons aux personnes qui ont diffusé cette image de diffuser aussi
le rectificatif.



Merci pour votre attention,

MICHEL COLLON


"Dernière édition par hazuka le Ven Avr 11, 2008 1:48 pm; édité 2 fois"

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:21

#38: Auteur: Joseck, Localisation: Alpes-Maritimes
Posté le: Ven Avr 11, 2008 2:51 pm


On avait déjà discuté de cette photo:

http://www.onvousdittout.com/forum/viewtopic.php?t=1751

#39: Auteur: Satyneh, Localisation: Sud-Ouest
Posté le: Ven Avr 11, 2008 7:26 pm


Mais comment vous vous débrouillez pour recevoir
tant de hoax dans vos boites aux lettres, et les balancer ensuite sans
prendre le temps de vérifier ou de se poser des questions...
Là on est victime de la technique
de manipulation des preuves, j'imagine que comme des moutons la plupart
tombent dans le panneau et propagent aussi sec, et au final combien y
participent bon gré, mal gré ?



#40: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:00 pm



Satyneh a écrit:
Mais
comment vous vous débrouillez pour recevoir tant de hoax dans vos
boites aux lettres, et les balancer ensuite sans prendre le temps de
vérifier ou de se poser des questions...
Là on est victime de la technique
de manipulation des preuves, j'imagine que comme des moutons la plupart
tombent dans le panneau et propagent aussi sec, et au final combien y
participent bon gré, mal gré ?





On ne se débrouille pas, on les reçoit. Point. Quant à aller
vérifier, pourquoi faire ? Tu vérifies à chaque fois qu'on t'envoie un
e-mail t'informant de quelque chose, si cette chose est réelle ou pas ?
Si oui, alors il faut vérifier beaucoup de choses, autant dans
l'information que de la désinformation.

#41: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:22 pm


Tu vois çà:








Citation:
LOTERIE
INTERNET NATIONALENous avons le plaisir de vous informer par cette
déclaration des gagnants par tirage INTERNET avec la LOTERIE NATIONALE
en collaboration avec L'EURO MILLIONS au siège sociale de Ouagadougou
BurkinaFaso que votre adresse email a été sélectionnée par nos
collecteurs électroniques de visiteurs de sites Web.

Dans l'aspiration finale, votre adresse email vous a rapporté une chance

d'un gain d'une valeur de 500.000 €(cinq cent mille euros) dans ce tirage , par identification des numéros suivants:



N° gagnants: 009-031498-074

N° tirage: 2008/89

Dossier accrédité n° :LNO- 12Z000GN25/LOT26Nous sommes enchantés de vous exprimer nos sincères félicitations.

Nous espérons qu'avec une fraction de votre argent gagné, vous auriez au moins le privilège dans votre société.



Pour les informations sur la façon dont vous commencerez le
traitement et le virement de votre prix vers le compte bancaire indiqué
de votre choix.

Veuillez contacter le directeur de réclamation indiqué ci-dessous
avec les informations
suivantes:Nom:..........................................................................................................................................



Prénom:.....................................................................................................................................



Année de
naissance:..................................................................................................................................



Mr/Mme/Mlle:...............................................................................................................................



Etat
Civil:......................................................................................................................................



Tel:..............................................................................................................................................






J'en ai plein la boite. Si je sortais du couvent et que je n'avais pas
d'oeil pour voir ni d'oreille pour entendre ni de fréquentations
suivies de sites "conspirationnistes", bref, je le remplis, je le
renvoie et je fais confiance à ce monde plein d'humanité.



Tu veux essayer pour moi pour voir ce qui se passe?



Fleur de Diamant, cela fait des pages sur ce meme topic où il est
quand meme expliqué que ni le DL, ni ce qui se passe au Tibet, ne sont
clairs, alors quand tu recois une photo comme çà mais au moins un point
d'interrogation! D'autant, comme te l'a rappelé Josek, la manipulation
concernant cette photo a été traitée ici meme. Pour une "indigo" tu es
à la traine.





Par ailleurs sur cette vidéo, qui date des semaines qui ont suivi
le 11/9, tu vas le retrouver ton saint ouistiti. Vers la 11ème minute.

https://www.dailymotion.com/RODOLPHEPILAERT/video/x50tdq_karl-zero-et-le-dalailama-israel-pa_news





Ecoute ce qu'il dit à propos du terrorisme. A l'époque, comme
visiblement et ostensiblement il est aussi peu informé que le PEKIN
moyen, (super boy savatte!) le 11/9, c'est les méchants talibans qui
ont dynamité les bouddhas en afghanistan.


En 2008, puisque le Pékin moyen est désormais informé que le 11/9 est
un complot occidental dont son copain Bush est un artisan, tu peux me
dire comment il parvient à "justifier l'inexcusable"?







Tu vois ce ouistiti, je ne veux pas voir sa face de traitre le 15
aout à Nantes, surtout pas le 15 aout et encore moins à Nantes.

Cassiopée

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Re: Emeutes au Tibet: A quand le Tibet libre?

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 12:22

#42: Auteur: Satyneh, Localisation: Sud-Ouest
Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:52 pm



Fleur de Diamant a écrit:





Satyneh a écrit:
Mais
comment vous vous débrouillez pour recevoir tant de hoax dans vos
boites aux lettres, et les balancer ensuite sans prendre le temps de
vérifier ou de se poser des questions...
Là on est victime de la technique
de manipulation des preuves, j'imagine que comme des moutons la plupart
tombent dans le panneau et propagent aussi sec, et au final combien y
participent bon gré, mal gré ?





On ne se débrouille pas, on les reçoit. Point. Quant à aller
vérifier, pourquoi faire ? Tu vérifies à chaque fois qu'on t'envoie un
e-mail t'informant de quelque chose, si cette chose est réelle ou pas ?
Si oui, alors il faut vérifier beaucoup de choses, autant dans
l'information que de la désinformation.




Non mais sans blague ! Tu plaisantes j'espère, Fleur de Diamant.

Pour quoi faire ???

Il ne s'agit pas de vérifier toutes les conneries qu'on reçoit.

Mais de vérifier ce qu'on envoie. Et par altruisme ou souci pour les
autres, la moindre des choses serait de prendre le temps de vérifier,
ou, si l'on na ni le temps ni les moyens, de poser la chose en point
d'interrogation et non en affirmation.

Sérieux, ça me servirait à quoi de balancer des infos qui
remplissent ma boite mail sans vérifier ou au moins poser la question
afin qu'on tente d'échanger ensemble ??!!!

Alors, c'est sûr, on n'est jamais à l'abri d'un hoax, mais on peut
faire un petit effort pour ne pas les re-balancer régulièrement sur un
forum.

... surtout dans un forum qui tente de montrer autre chose que les
intox qu'on subit (et le sujet en question est très sensible justement
aux manipulations médiatiques, que ce soit de la part des
pro-indépendantistes comme de celle des pro-chinois).

#43: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Ven Avr 11, 2008 9:19 pm


Kamikaze,




Citation:
Tu
vois ce ouistiti, je ne veux pas voir sa face de traitre le 15 aout à
Nantes, surtout pas le 15 aout et encore moins à Nantes.




On t'y oblige ? Les gens qui ne m'interessent pas, je ne les regarde pas, je ne les écoute pas.



Satyneh,




Citation:
surtout
dans un forum qui tente de montrer autre chose que les intox qu'on
subit (et le sujet en question est très sensible justement aux
manipulations médiatiques, que ce soit de la part des
pro-indépendantistes comme de celle des pro-chinois).




Titre du forum :



Onvousdittout.

#44: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Ven Avr 11, 2008 9:25 pm



Citation:
On t'y oblige ? Les gens qui ne m'interessent pas, je ne les regarde pas, je ne les écoute pas.









Le genre de phrase qui ne veut rien dire. Et tu n'as pas compris: je ne
veux pas qu'il vienne à Nantes fabriquer son égrégore de BON le 15
aout. C'est plus clair comme çà?





Fleur de Diamant auquel le hasard attribue l'adresse 4 juillet 666.



Et le hasard ne se trompe point. Lui c'est un vrai indigo!

#45: Auteur: Fleur de Diamant, Localisation: FRANCE - 66
Posté le: Ven Avr 11, 2008 9:32 pm



Citation:
je ne veux pas qu'il vienne à Nantes fabriquer son égrégore de BON le 15 aout. C'est plus clair comme çà?





Comment fera tu pour l'en empêcher ? Il n'est pas dans la lignée
des Böns, tu mélanges tout. Tu devrais t'y interesser, cela te
permettrait d'être moins dans l'ignorance.




Citation:
Fleur de Diamant auquel le hasard attribue l'adresse 4 juillet 666.




Tu a oublié de rajouter : et qui n'est pas victime d'abductions.

Tu devrais cesser de faire de la parano sur cette date, tu va en devenir malade. Prends soin de toi.

Cassiopée

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