Vision du monde

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Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:54

#1: Vision du monde Auteur: symphonie,
Posté le: Lun Jan 07, 2008 2:56 pm


J't'envoies ma vision de ce monde

Et de c'que j'en sais de c'que j'en pense, tu sais

Comment les gens sont, les courses aux richesses

Nous a fait perdre de vue le reste

On fonce sans limite de vitesse, la tête dans le guidon

Et à coté d'ca la Terre continue à tourner

C'est l'histoire qui suit son cours avant d'arriver à son terme

On traverse une époque incertaine ou ca sent la fin d'ici peut

Avec la vie qu'on mène ici bas d'ici sa pue

Chacun veut sauver sa peau mais Dieu dit qui il veut

Sur cette planète faut qu't'arrete de planer

Y'a que l'oseille de fiable et de bien palpable

C'est la débauche et c'est pas sur le point d'se calmer

C'est pas gagner on peut pas nier qu'on danse avec le diable

Dans ces periodes troubles on trouve de tout

Des baiser du crane et tout plein d'malades pret à tout

Ca tourne au drame depuis les avions dans les tours

Y'a comme un truc bizarre qui flotte dans l'atmosphère

J'sais pas c'qui s'trame derrière et dans les hautes sphères

A qui on sait faire, on s'informe et on observe

On absorbe l'information telle qu'on nous la donne

On l'accepte et nous voilà formater comme des disquettes

Les gens sont conforter dans leurs à prioris

Leurs idées puantes, tout le monde adopte le pret à penser cain-ri

Pays qui combat l'axe du mal comme il l'appelle

Un max de pétrole à la clé une affaire personnelle

Qui met en danger la vie de milliers d'civils

Si vraiment ils le veulent on l'a vu par le passé

Chacun prétend mener sa guerre sainte la religion à bon dos

Que Dieu me guide j'veux pas être dans l'faux

La planète s'esquinte dans certains bleds on à les pieds dans l'eau

Les saisons déreglées un sacré bordel, que des catastrophes

Naturelles ou criminelles et jt'avoue que j'voit pas l'bout du tunnel

Si c'était pas autant la merde j'aurais plus beaucoup d'raison d'y penser

Si j'arretais ca s'rait synonyme de paix



Parler de c'qu'on vit la est toute ma facilité

J'y ai trouver l'inspi et le destin qu'j'ai mérité

En toute sincérité profite de l'instant présent

Faites qu'il dure longtemps que j'fasse croquer mes héritiers

Et sans vulgarité on s'presse et on stresse triste moralité

On passe et on trace, sache trop d'rues crades

Trop d'villes polluées, un pays malade signe d'un monde contaminé

La pluie tombe, tristesse les éléments s'déchainent

Le sol tremble la lave coule l'vent est peine la terre pleine

L'océan d'vient noir, le fric d'vient sale, grace a TOTAL

Vous n'irez plus à la plage par hasard

Et l'homme évolue, n'a espoir qu'en l'industrie

Ne jure que par "saignes tu?" l'armement et le profit

Ainsi ce monde est fait état et société

Rempli d'actes imparfaits et d'critères à respecter

Les moutons dames les bergers veulent combattre

C'est Bush contre Sadam et Sharon contre Arafat

Les combats éclatent son nom est douloureux

Mais a la fin du massacre aucun d'entre eux n'aura des bleus

Le dollar est en colère petit constat globale

Qui donne une dictature mondiale ou tout le monde coopère

Que faire ? le contraire et leur tourner le dos

Quitte a risquer un embargo et que ton pays mange des pierres

Tu nous à montrer ta puissance à travers de gros polars

Gagnant avec élégance et on a finit par l'croire

T'as massacrer les indiens persécuter les noirs

Après les diables vient les arabes le tout en 200 ans d'histoire

Dénonce un discours haineux dès l'départ tu en veux connard

Qu'est c'tu compares le coran et mein kanpf

L'Irak attention, nouvelle cible des mythomanes

Ca pue la coalition ou sadam se fait sodomme mal

Instinct farouche attention fiston tu finit le travail du daron

Appelle ça du bouche à bouche

Combien on d' l'armement? mais aucune source économique

Pourquoi vous n'leur faites pas la guerre ? Vous les zorros d'la république

Des pédales des vraies, cachées sous de beaux déguisements

Qui tue pour leur gisement d' pétrole

Mais j'dirais qu' face à cette course mondiale

Pas d'amour mais d'or noir les states sont loins d'être a la bourre

Malgré 2 tour de r'tard



2008 j'suis la planter dans ce putain d'décor

Dans c'monde qui m'écoeure ou l'mal nous travaille au corps

Tous on s'égare les coeurs se changent en pierres

L'homme fabrique tout pour sa mort, l'enfant n'respecte plus sa mère

C'est gore, l'espérence meurt, c'est violence, drogue

Sexe au sommaire nos mère pleurent quand shéitan se marre

Ou va le monde, à mon avis plus très loin,

J'joue pas le moraliste, j'suis comme les autres, j'observe de loin

Ce cauchemar réel Palestine-Israël, Irak-USA

Et bientôt un second Rael, la planète pleure

Mais personne essuie ses larmes, on n'voit rien on n'entend rien

On n'dit rien, car le malin nous charme

Trop d'esprit pollué, tout comme cette atmosphère

Si notre planète se réchauffe c'est qu'on s'rapproche de l'enfer

Homicide volontaire et on s'dit tous innocent

Le sida et le cancer ne sont qu'des punitions du tout puissant

Dans pas longtemps ils diront aux gosses que l'oseille c'est Dieu

On verra tellement d'trucs sales qu'il faudra s'en crever les yeux

J'suis pas devin mais la merde ca pue

Tu dois l'sentir comme moi l'espoir y'en a peu j'dirais meme qu'y en a plus

J'suis pas pessimiste, c'est ma vision du monde

On dirait qu'on y vient pour des bifetons, une bête de caisse et une blonde

Demande aux jeunes si l'avenir les fait rêver

Difficile de parler d'futur quand le monde est en train d'crever

On nous détruit chaque jour un peu plus

La haine nous contamine comme un putain d'virus

A quand l'terminus, qu'est c'que j'vais dire a mon môme

Quand j'l'emmenerais au zoo

Fiston ca c'est un lion mais bon là c'est juste les os

Saisi que l'heure est grave, et tout dépend d' nous

C'est la folie humaine qui met l'monde à genoux

Puis merde c'est pas mon texte qui changera les choses

C'est juste un brin d'conscience avant que tout explose

La planète bleue vire au rouge entend ses cris d'douleur

Elle saigne on l'a poignardée en plein coeur....

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:55

#2: Auteur: symphonie,
Posté le: Jeu Jan 10, 2008 10:33 am


Pablo Neruda :





Il meurt lentement





Celui qui ne voyage pas,

Celui qui ne lit pas,

Celui qui n’écoute pas de musique,

Celui qui ne sait pas trouver

Grâce à ses yeux.



Il meurt lentement



Celui qui devient esclave de l’habitude,

Refaisant tous les jours les mêmes chemins,

Celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

De ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu.



Il meurt lentement



Celui qui évite la passion

Et son tourbillon d’émotions

Celles qui donnent la lumière dans les yeux

Et réparent les cœurs blessés.



Il meurt lentement



Celui qui ne change pas de cap

Lorsqu’il est malheureux

Au travail ou en amour

Celui qui ne prend pas de risques

Pour réaliser ses rêves,

Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

N’a fui les conseils sensés.



Vis maintenant

Risque-toi aujourd’hui

Agis de suite

Ne te laisse pas mourir lentement

Ne te prive pas d’être heureux.



Pablo Neruda

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:55

#3: Auteur: pop-corn, Localisation: Herault
Posté le: Dim Jan 20, 2008 3:18 pm


La légende des papillons !



Comment les papillons apprirent à voler ( Légende amérindienne ).



Quand la Terre était jeune, aucun papillon ne volait ça et là dans les
airs et n'illuminait les jours de printemps et d'été de leurs ailes
portant les couleurs de l'arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui
furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils
ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques,
mais le plus souvent les humains, lorsqu'ils se déplaçaient, ne
baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur
beauté.



En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s'appelait Fleur de
Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient.
Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses
mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui
étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur
eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit
l'âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision
qu'elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la
plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d'étranges
et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné
le pouvoir de l'arc-en-ciel qu'ils portaient avec eux. Chaque couleur
de l'arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres
volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait
capable de guérir et qu'au moment de sa mort elle libérerait dans les
airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les
hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom :
Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel.



Tandis qu'elle avançait en âge,
Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel continuait son travail de
guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu'elle
rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit
pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour
qu'ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi
certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des
guérisseurs et des voyants. Tandis qu'elle vieillissait, le pouvoir de
Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux
qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à
elle avec leurs malades, lui demandant d'essayer de les guérir. Elle
aidait ceux qu'elle pouvait aider. Mais l'effort de laisser passer en
elle tout le pouvoir finit par l'épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout
au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement
colorés venaient toujours près d'elle quand elle s'asseyait par terre.
Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle.
Parfois l'un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son
oreille.



Un jour qu'elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu'à son
oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque
chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et soeurs
lui avaient toujours rendu service. "Ma soeur, dit
Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu
guérissais, t'assistant grâce aux couleurs de l'arc-en-ciel que nous
portons sur le corps. A présent que tu vas passer au monde de l'esprit,
nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de
ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop
rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous
pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des
belles couleurs qu'ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux
qui auraient besoin d'être guéris et laisserions les pouvoirs de nos
couleurs leur donner la guérison qu'ils peuvent accepter. Peux-tu nous
aider à voler ?" Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel promit
d'essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda
si des messages pourraient lui venir dans ses rêves.



Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu'il avait
fait. Quand il toucha doucement
Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle
ne répondit pas. Il s'assit pour la regarder de plus près et il vit que
sa femme était passée au monde des esprits pendant la nuit. Pendant
qu'il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son
enterrement, le rêve qu'il avait eu lui revint en mémoire et cela le
réconforta. Quand le moment fut venu de porter
Celle-qui-tisse-dans-l'air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait
enterrée, il regarda sur sa couche et, l'attendant, se trouvait le
reptile qu'il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et
l'emporta.



Tandis que l'on mettait le corps de sa femme en terre et qu'on
s'apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait :
"Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon
corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l'esprit de celle qui
fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous
retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de
façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m'attend.
Pose-moi à présent." L'homme fit ce que le reptile lui avait dit
et l'enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis,
l'homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se
souvenant de l'amour qu'il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en
volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de
l'arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. "Ne sois
pas triste, mon époux. A présent ma vision s'est totalement réalisée,
et ceux que j'aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux
autres la bonté du coeur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure
viendra de te transformer en esprit, je t'attendrai et te rejoindrai."



Quand l'homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut
enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres
s'en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures
magnifiques qu'ils appelaient papillons, voletant près de la tombe. En
quelques minutes un autre papillon d'égale beauté sorti en volant de la
tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils
volèrent vers le Nord (Est
), le lieu du renouveau. Depuis ce temps-là les papillons sont toujours
avec les hommes, éclairant l'air et leur vie de leur beauté.



Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous
n'avez qu'à le souffler au papillon. N'ayant pas de voix, il ira porter
votre souhait au ciel jusqu'au grand Manitou, où il sera exaucé.



NOTE : Les enseignements traditionnels des amérindiens passaient
jadis par des légendes comme celle-la que les anciens du village
racontaient autour du feu le soir de pleine lune.


Extrait de "La Roue de Medecine" de Sun et Wabun Bear


"Dernière édition par pop-corn le Dim Jan 20, 2008 3:29 pm; édité 1 fois"

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:56

#4: Auteur: symphonie,
Posté le: Dim Jan 20, 2008 3:41 pm


La fille aux cheveux d'or ou la légende de l'été indien



Mudjekewis avait neuf frères et ensemble, ils vainquirent l'ours géant.

Aussi reçurent-ils en présent la ceinture sacrée qui contient de quoi vivre heureux sa vie durant.

Le mérite de cet exploit, chacun le savait, revenait à Mudjekewis, le
plus jeune des 10 garçons, et ce fut à lui qu'échut le pouvoir de
gouverner les vents d'Ouest.

On l'appela dès lors Kabeyun, père des airs,

et il entreprit de distribuer une part de sa puissance à chacun de ses fils.



A Wabun, il donna l'Est; à Shawondasee, le Sud, et à Kabiboonoka, le Nord.

Seul Manabozho n'eut rien de cet héritage, car sa naissance avait été illégitime.

C'est pourquoi, plus tard, blessé par cette injustice, il partit en
guerre contre son père jusqu'à ce que celui-ci, accédant sa requête,
consente à lui céder une part de la souverraineté de Kabiboonoka, en
lui abandonnant le privilège de règner sur les vents du Nord-Ouest.

Shawondasee, maître du Sud, révéla très jeune son indolence.

C'était, bien avant l'âge, un vieillard poussif peu enclin à voyager,

les yeux mi-clos toujours fixés droit devant lui.

Souvent il soupirait lorsque venait l'automne,

dispensant généreusement cet air doux qui gagne alors tout le Nord du pays.



Mais un jour, il aperçut au loin, courant gracieusement à travers les plaines du Nord,

une jeune fille aux cheveux d'or.

Elle était très belle et il en tomba aussitôt amoureux.

Ses boucles surtout, blondes comme le blé mûr, avaient conquis son coeur.

Cependant sa paresse naturelle l'emporta sur sa passion et, à l'aube du matin,

il la surprit envelopée d'une nuée blanche comme neige.



Il en conçut aussitôt une vive jalousie, persuadé que son frère
Kabiboonoka s'était mis en tête de la lui ravir en lui offrant l'une de
ses écharpes immaculées dont les vents du Nord ont coutume de se parer
aux approches de l'hiver.

Pour briser le sortilège de son rival, Shawondasee, haletant, souffla comme il put et,

le ciel fut envahi de fils d'argent.

Mais lorsque ceux-ci se dissipèrent, la belle avait disparu et,

avec elle les mille graines finement ailées qui couronnent les fleurs du pissenlit de la prairie!

Il est un âge pour tout, dit le sage, et

Shawondasee avait eu le tort de se croire assez jeune

pour être aimé de la fille aux cheveux d'or.



En la poursuivant de ses soupirs alanguis, il n'avait fait que précipiter sa fuite.

Depuis, croyant chaque automne revoir l'objet de sa flamme courir dans les prés comme au premier jour,

le vieillard continue de haleter doucement au souvenir d'un bonheur
inaccessible, gratifiant les terres du Nord, à la veille de l'hiver,

de cette saison à nulle part pareille et que les hommes blancs appellent

l'été indien.





Merci Pop-Corn de m'avoir rappelle ce livre

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:56

#5: Auteur: symphonie,
Posté le: Lun Fév 18, 2008 2:30 pm


1. La meilleure conspiration n'est pas imposée
au peuple par des manipulations occultes: elle est volontairement
adoptée par ceux qu'elle est supposée tromper et léser. Il n'existe pas
de conspiration capable de contrôler le monde entier et de duper tous
les peuples de la planète mais il existe un scénario basique de
conspiration qui oeuvre de telle sorte qu'un programme de conspiration
globale, qui serait extrêmement compliqué à mettre en place, n'est pas
nécessaire. Pourquoi? Parce que vous
n'avez pas besoin de fomenter une conspiration dans le monde lorsque
les individus acceptent d'être de connivence avec vos objectifs,
totalement à leur insu, néanmoins.



2. Un bon exemple pour illustrer ce type de connivence est le film
de 1974 A cause d'un assassinat dans lequel Warren Beatty jour le rôle
d'un reporter qui tente de dévoiler une conspiration et qui finit par
en devenir le bouc émissaire. La bande du film annonce ironiquement:
“Il n'y a pas de conspiration, juste douze personnes mortes”.
L'assassinat planifié que suspecte le personnage joué par Beatty fut
mis en oeuvre par une intrigue mais c'est lui-même qui devient la
cheville ouvrière de la conspiration. Il participe donc à la
conspiration sans avoir été obligé de le faire.



3. Il existe un programme de conspiration à l'oeuvre dans
l'histoire mais pas une conspiration systématique et globale en soi.
Une des finalités de ces leçons est de décrire ce programme. Cela n'est
pas du tout
de dévoiler une conspiration secrète ou présumée telle. En fait,
l'approche que je développe ici pourrait être appelée une théorie de
contre-conspiration. Elle diffère de la théorie de la conspiration dans
la mesure où son propos n'est pas de dévoiler une conspiration
spécifique en citant des noms ou des événements; elle tente, plutôt, de
montrer comment une collusion aveugle émerge automatiquement autour
d'un scénario prédéterminé.



4. D'emblée cette distinction n'est sans doute pas claire et il
peut être bénéfique de se démarquer des suppositions et des
associations habituelles qui sont corrélées aux exposés de la théorie
de la conspiration et d'introduire deux nouveaux termes - pour
rafraîchir la syntaxe, si l'on veut. Au lieu de conspiration, je vais
me référer à la suprême arnaque (dans le sens où Daly évoque le “Maître
Mythe”). Les arnaqueurs peuvent être appelés les Illuminatis mais ce
terme est chargé d'associations et j'en propose donc un autre: les DC.
Dans ce nouveau jargon, nous pouvons parler “de la suprême arnaque
menée par les DC” afin de montrer que ce n'est pas une conspiration en
soi mais un fantasme collectif qui permet à un noyau d'activités
réellement maléfiques d'être perpétrées dans le monde entier. Comme la
suprême arnaque est un fantasme de l'imagination collective, elle n'a
pas besoin d'être mise en oeuvre par un vaste effort conspirationnel.
Elle s'invente et se nourrit d'elle-même tant que l'imagination
collective n'est pas rendue attentive au scénario et guidée vers
d'autres directions.



5. Et il existe un complot, un scénario, un programme caché mené
par des personnes réelles, un groupe restreint d'individus que
j'appelle les DC. Ces initiales signifient “divinement choisis”, la
croyance directrice des DC. Ces dominateurs, au nombre restreint,
partagent tous la croyance selon laquelle ils sont les plus beaux et
les plus forts. Des conspirations telles que le Nouvel Ordre Mondial
sont des fantasmes collectifs qui voient le jour en raison de la
tentative humaine d'imaginer ce que les DC sont en train de concocter
et comment ils fonctionnent. Les DC tirent alors profit du processus de
fantasme collectif et l'exploitent selon des voies extrêmement
pernicieuses. Il est exclus, cependant, d'imaginer que les DC
orchestrent un vaste programme de manipulation globale. Ils n'en ont
pas besoin. Ils font confiance à l'humanité pour se leurrer elle-même,
pour créer ses propres prisons et pour inventer les monstres qui la
subjuguent. L'oeuvre des DC est diaboliquement intelligente, une
illusion qui s'auto-réalise comme un cauchemar Kafkaïen qui s'incarne
grâce au comportement aveugle et compulsif de millions de personnes. Le
génie des DC réside dans leur capacité de faire jouer l'imagination
collective contre elle-même. Ils comptent sur l'humanité pour se faire
entraîner par ses propres illusions, ou par des croyances attachées à
ces illusions et “mythes trompeurs” comme Mary Daly les appelle - le
mythe de la résurrection du corps physique après la mort, par exemple.







http://www.liberterre.fr/gaiasophia/cosmologie/graal10.html

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:56

#6: Auteur: Satyneh, Localisation: Sud-Ouest
Posté le: Lun Fév 18, 2008 9:55 pm


Merci pour ce texte Symphonie.



Ca semble dire que nous alimentons.

#7: Auteur: symphonie,
Posté le: Lun Mar 10, 2008 11:33 am


Créer une imposture à l'adresse des naïfs.



Si vous voulez vendre de fausses solutions à de vrais crédules, il vous faut choisir une grande question récurrente, sans réponse depuis qu'elle est posée, et qui ne pourra pas être résolue. Car si vous trouviez des solutions, il n'y aurait plus de question, ce qui serait mauvais pour votre commerce.



Il faut qu'elle inquiète un large public, donc qu'elle soit donc
fondamentale, du genre existentiel : qui sommes-nous, le monde est-il
infini, l'humanité est-elle éternelle… ou bien choisir un sujet plus
prosaïque : une autre économie, une politique alternative, une énergie
pour demain, une écologie équilibrée… ou alors un grand mystère
susceptible de contenir des réponses cachées, tels les crop circles,
les temples incas, les gravures de la Nazca, le calendrier maya…


Il vous
faut proposer une démarche nouvelle à l'écart des grands courants
reconnus par l'intelligentsia. Même en sachant que cela a déjà été dit, prétendez être original car si vos auditeurs découvrent que vous
n'êtes pas l'inventeur de vos révélations, ils pourront se dire
"j'avais bien déjà entendu parler de ça" et ils seront plus rassurés
pour marcher dans vos pas.


Il faut tenir des propos compréhensibles par tous, en disant que les
solutions sont simples et évidentes mais qu'on les cache pour asservir
et exploiter le peuple. Il faut que vos auditeurs se sentent victimes :
puisque les solutions seraient aisées à mettre en place mais que le
pouvoir et la science officielle ne le veulent pas, il y a bien complot
contre le peuple. C'est facile de trouver des preuves à l'appui :
l'Histoire fourmille d'exemples, vrais ou faux, d'asservissement, et de
révolutions trahies. Il faut persévérer dans ses affirmations, surtout
si d'autres objectent contre : le fait que l'on refuse vos solutions
évidentes, que tant de gens simples peuvent comprendre, est bien la
preuve qu'il y a coalition contre vous et vos disciples.



Trouver un public est facile puisque le sujet est autant banal que
fondamental. Bien sûr, il faut user de média : produire des écrits, pas
trop longs avec des mots communs ne réclamant qu'exceptionnellement le
recours au dictionnaire, un peu cependant pour faire ésotérique ; un site
Internet s'impose -c'est le plus simple- mais sans y ouvrir de tribune
donnant la possibilité de répondre à votre discours, car il vous
faut garder l'entière maîtrise. Aussi, pour pouvoir constituer un
dossier de presse -vrai ou bidon- il faut écrire aux journaux, d'abord
locaux (les autres seront plus inaccessibles) ; idem pour les radios
locales. Et, le plus important : organiser des réunions publiques ;
avec droit d'entrée car ce qui apporte une vraie solution nécessite
d'être payé (comme la psychanalyse).



Il ne faudra jamais tout
dévoiler et éviter d'être définitif, pour garder toujours quelque chose
à dévoiler ; suggérer que les solutions se révèlent à chacun au bout
d'une démarche méritante vous permettra de vendre d'autres livres et d'autres conférences.



Regardez autour de vous
ceux qui réussissent en usant de ces méthodes populistes : groupuscule
politique, gourou philosophique, grand prêtre religieux, para-médecin,
docteur du mieux vivre, expert de l'ortho-économie, connaisseur de
l'écosophie, chantre de l'écologie, militant du pseudo humanisme,
marabout de ficelle, cartomancien martien…

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:57

#8: Auteur: illarramendi, Localisation: Dordogne
Posté le: Lun Mar 10, 2008 10:30 pm


Stupide!



Le dernier exemple en date est le film d'Al Gore.



C'est une conspiration, entachée de 9 erreurs scientifiques définies par un tribunal anglais.



Le but est facilement imaginable.



c'est reconnu, et pourtant, la conspiration du "réchauffement climatique" continue.



Par ce que nous l'alimentons?



C'est une insulte à l'humain. Vous insultez l'humain.



Pour qui vous prenez vous?





#9: Auteur: symphonie,
Posté le: Jeu Mar 20, 2008 2:21 pm


Le web ésotérique : un cloaque ... occulte ?







Si j'écris cette page ce n'est ni pour descendre les jeunes qui
s'intéressent sincèrement à l'ésotérisme ( bien au contraire ), ni pour
descendre les autres sites ésotériques gratuitement. Si j'écris cette
page, c'est que je l'estime nécessaire, car là je trouve que l'on est
tombés bien bas, et que certain(e)s vont trop loin.



Le net ésotérique .... si on cherche aux mots-clefs magie ou sorcellerie, on tombe sur une flopée de site qui au choix : détiennent tous La Vérité ( chacun en ayant une différente du voisin ), vous proposent les "meilleurs" rituels ( vous
savez ceux tirés de The Craft ou Charmed pour léviter, changer de
couleur d'yeux, etc.... ), ou encore ont une orthographe à faire peur (
j'entends par là des sites avec au moins une à deux fautes
d'orthographe par ligne !! ). Je ne vous parlerai même pas des sites faits par des Grands Mages de 12-14 ans, qui se réclament avoir le "meilleur site"
du web ésotérique francophone ( grâce aux pages qu'ils ont plagiés de
partout ), ni des Grands Mages "Blancs" qui voient Satan partout ( même
chez les Bouddhistes ), et qui se battent contre les forces des
Ténèbres pour sauver l'humanité ( tiens ça vous
rappelle pas un film ça ? ). En bref sur le net ésotérique,
mégalomanie, mythomanie et mauvaise foi sont lois, malheureusement....



Alors aujourd'hui je dis STOP ! STOP à la mégalomanie, STOP au
plagiat, STOP à la mythomanie et aux usurpateurs de toutes sortes ! Il
serait peut être temps que les ésotéristes sérieux, les vrais
chercheurs, arrêtent de quitter le web à cause de cette merde
grouillante qui a envahi le net ésotérique, qu'ils restent, qu'ils se
regroupent toutes obédiences confondues au delà des petits conflits
personnels, pour faire le ménage dans ce cloaque et maintenir un îlot
d'ésotérisme de qualité au milieu de cet océan boueux et infâme.



Car si l'on y regarde de plus près, les sites intéressants ferment
les uns après les autres, et leurs webmasters disparaissent dans
l'underground, perdus corps et biens pour les novices réels qui
débarquent sur le net. Car il faut le savoir, aujourd'hui sur le net
ésotérique francophone il reste à peine une quinzaine de sites valables
! Une quinzaine face à des centaines de sites qui recopient tous les
mêmes livres grâce au Saint-scanner, et au Divin-OCR. Des centaines de
sites de "bunny" wicca, de "magie blanche" sirupeuse jusqu'à
l'écoeurement, sans parler de ceux dans d'autres obédiences qui
racontent n'importe quoi, des Grands Mages sauveurs de l'Univers, de
ceux qui n'écrivent même pas leurs pages en français intelligible, ou
encore des gourous qui grouillent au milieu de tout cela, attendant leurs proies les griffes tendues, prêts à les bouffer tous crus dès que les novices auront gobé leurs âneries.



Au milieu de ce cloaque infâme, traînent des gens qui le sont encore plus, prêts à tout,
y compris à usurper l'identité de questeurs sérieux, pour rendre ce
cloaque plus immonde qu'il ne l'est déjà, et diviser le peu
d'ésotéristes sérieux qu'il reste pour des futilités et des guerres
stupides.



Au final nous obtenons quoi ? Un web ésotérique qui ressemble plus
aux égouts de nos grandes villes, qu'à de vertes plaines, où les
newbies ( qui en savent plus que les ésotéristes sérieux après avoir
regardé deux épisodes de Charmed et lu Spérandio ), les mythomanes, les
mégalomanes et les gourous se disputent la moindre charogne de novice,
trop nombreux qu'ils sont pour ce marché si juteux des sciences
occultes. Et au milieu de cet égout infâme il reste quelques perles qui
se font de plus en plus rares, noyées par les eaux répugnantes de
l'égout sur lesquelles elles tentent de flotter. J'en appelle à ces
perles pour qu'elles se regroupent afin d'éviter une extinction
définitive de cette espèce déjà rare dans le cloaque très occulte du
net ésotérique.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:58

#10: Auteur: Satyneh, Localisation: Sud-Ouest
Posté le: Ven Mar 21, 2008 2:35 pm


Je suis d'accord : RAS-LE-BOL !

#11: Auteur: Kamikaze,
Posté le: Ven Mar 21, 2008 3:25 pm



Citation:

CIA et initiés : le Temple et ses Loges







Extrait de "Noir Chirac" (les Arènes, 2002) de François-Xavier Verschave pp. 68-87



Dans leur livre Les frères invisibles, principale référence du présent
chapitre, Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre ont écrit à propos de
Jacques Chirac : « des maçons de haut grade affirment qu’il a été
initié à la Grande Loge Alpina, une obédience suisse très élitiste. »
Ils avaient plusieurs sources, mais ils ont été aussitôt démentis par
une voie un peu étonnante : la “une” des Carnets de Catherine Pégard
dans Le Point , l’hebdomadaire d’un ami de Chirac, François Pinault.
Comme si un communiqué de l’Élysée eût été imprudent. Les deux auteurs
du propos l’ont maintenu lors de plusieurs interventions dans la presse
audiovisuelle. Une confirmation de cette initiation à la Grande Loge
Suisse Alpina (GLSA) m’a été fournie, venant de Suisse. L’expérience
enseigne par ailleurs que les démentis de Jacques Chirac sont parfois
comme ses promesses - qui, selon son adage préféré, « n’engagent que
ceux qui les reçoivent. »



Sans avoir de certitude absolue en la matière (l’appartenance
relève en principe du secret maçonnique), je considèrerai par la suite
cette hypothèse comme fort probable. D’autant que Jacques Chirac va
évoluer avec une aisance stupéfiante dans une série de mondes où, à un
haut niveau, l’initiation est quasi systématique : les contrats
d’armement, le nucléaire, l’immobilier, la Françafrique. Il n’aurait
d’ailleurs pas de quoi rougir : son grand-père, instituteur corrézien,
était lui-même maçon, Vénérable d’une loge du Grand Orient ; son père,
Abel-François, l’était également . Mais, commente Ghislaine
Ottenheimer, « l’appartenance de certaines personnalités à la
franc-maçonnerie est protégée comme un secret d’État. »



Les hauts dignitaires maçons sont très hostiles à la levée du
secret d’appartenance. Pour un Grand Officier de la Grande Loge
Nationale Française (GLNF), « le secret est l’un des ressorts profonds
de l’être humain. C’est un fantasme des plus puissants. » Les
stratégies otaniennes les plus pointues exigeant un haut degré de
secret, l’on comprend que certains stratèges, souvent eux-mêmes maçons,
aient misé à fond sur ce ressort et ce fantasme. Ils ont parfois
compliqué le jeu (la stratégie classique des cercles concentriques) en
se lançant dans une sorte d’algèbre moderne des sectes ou Ordres
chevaleresques, avec des personnages clés aux intersections : nul
adepte ne sait que son gourou ou Grand Maître contrôle aussi plusieurs
autres sectes ou Ordres. Nous entrons là dans la cuisine ésotérique,
dont l’objet principal est d’être inintelligible au commun des mortels
: aussi n’évoquerai-je de cette algèbre que quelques rudiments.



Les frères de l’Atlantique



La franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, est apparue au XVIIe
siècle en Grande-Bretagne, au XVIIIe en France et d’autres pays
d’Europe. Elles se veut l’héritière de la franc-maçonnerie “opérative”
du Moyen Âge, les compagnons qui construisirent les cathédrales. Elle
veut construire le “Temple de l’humanité”. Une initiation par étapes,
selon des rites précis, amène l’adhérent à progresser dans
l’intelligence de ce Temple, à franchir des grades (33 dans le Rite
Écossais). Assez vite, une bonne partie des Grandes Loges des pays
latins a divergé du tronc principal britannique, en raison notamment de
la référence chrétienne obligatoire (refusée par les obédiences
latines, plus laïques). Mais cette franc-maçonnerie latine, dite
libérale, pèse beaucoup moins que l’anglo-saxonne, ce qui rajoutera au
sentiment d’infériorité des Européens du Sud dans l’Alliance
atlantique.



Le Royaume-Uni a longtemps été au sommet de la franc-maçonnerie
mondiale, avec le Ruskin College, la Fabian Society, la Grande Loge
d’Écosse. Puis le centre s’est déplacé outre-Atlantique. On doit aux
francs-maçons « la création, en 1776, des États-Unis d’Amérique. De
George Washington à Franklin D. Roosevelt, plusieurs générations de
frères se sont succédé pour bâtir la première démocratie au monde. »
Grand Maître en son pays, le Gabonais Omar Bongo confirme qu’aux
États-Unis, « il y a eu de nombreux présidents maçons. » Et il ajoute
une précision importante : « Aux États-Unis, le plus haut dignitaire de
la maçonnerie, c’est le président, par fonction. Et en Grande-Bretagne,
c’est le roi ou, à défaut, lorsque le trône est occupé par une reine,
c’est le prince de Galles. » Autrement dit,
deux hiérarchies, l’une officielle, l’autre parallèle, dépendent assez
souvent d’une même tête. Sauf que le Président américain pèse plus que
la Reine d’Angleterre.



Il y a environ sept millions de maçons à travers le monde. Plus de
la moitié sont Américains (4 millions). Ils le font sentir. Dans un
foisonnement très complexe, je ne citerais que trois des principaux
Rites : le Rite Écossais Rectifié (1782) ; le Rite Écossais Ancien et
Accepté (1804), parfois appelé Rose-Croix en Angleterre, le plus
pratiqué dans le monde ; le Rite Français (1784). Ce dernier est très
largement majoritaire au Grand Orient de France (GO), la principale
obédience française, qui compte quelque 40 000 membres. Autre obédience
non reconnue par les Anglo-Saxons : la Grande Loge de France (GLF).
Depuis 1945, un outsider, la Grande Loge Nationale Française (GLNF), se
fait envahissant, avec un recrutement systématiquement élitiste et «
une politique d’expansion tous azimuts ». Ces trois obédiences sont
masculines (il en existe des féminines ou des mixtes). Sur l’axe
traditionnel droite-gauche, pas forcément pertinent, la GLNF est la
plus à droite, avant la GLF.



La maçonnerie française dite “régulière” - du Rite Écossais
Rectifié - s’était réfugiée en Suisse depuis la Révolution. Elle « va
renaître grâce à la ténacité d’un membre de la Grande Loge Suisse
Alpina, Édouard de Ribeaucourt. [...] Avec ses amis de la Loge Anglaise
de Bordeaux, [...] il crée en 1913 la Grande Loge Nationale
Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies », un intitulé
symptomatique puisqu’elle a vite pris la tête du lobby colonial, avant
d’être rebaptisée GLNF. En application du Rite Écossais Rectifié, « tout
candidat à la GLNF doit prêter serment sur l’Évangile de Saint-Jean et
jurer fidélité à la sainte religion chrétienne. Au début de chaque
“tenue” [réunion], la Bible est ouverte sur l’autel. » La GLNF va
décoller au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec «
l’installation du siège de l’Otan à Paris » et l’arrivée de « milliers
de militaires américains, canadiens et britanniques, souhaitant
pratiquer la maçonnerie de leur pays. »



Indice significatif : « L’actuel siège européen de la
franc-maçonnerie américaine se situe toujours à Heidelberg, QG des
forces alliées occupant l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. »
Dans les trois premières stratégies atlantistes (nucléarisation, stay
behind, finance parallèle), la plupart des acteurs européens vont
appartenir à des obédiences reconnues par les Anglo-Saxons.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:58

suite....

«
Pour avoir accès aux 7 millions de frères au-delà de l’Hexagone, il
faut appartenir à la GLNF. La maçonnerie libérale, elle, ne totalise
que 800 000 membres. [...] “Quel que soit le pays, tu trouves un point
de chute, explique un homme d’affaires maçon. L’obédience nous fournit
ce qu’on appelle des “garants d’amitié”. Dans l’annuaire de la GLNF, tu
trouves les coordonnées de ces “garants d’amitié” dans tous les pays.
Si tu as besoin de renseignements ou d’appuis avant de te rendre
quelque part, tu envoies un petit mot. Dans le pays en question, tu es
invité dans une loge et tout
de suite tu te constitues un réseau. Cela marche formidablement.” » «
Voilà comment des hommes comme Pierre Falcone, impliqué dans la fameuse
affaire de vente d’armes à l’Angola, se constituent des réseaux
internationaux sans difficulté, grâce à des frères recommandés par la
GLNF en fonction de leurs besoins. [...] Voilà pourquoi [...] de
nombreux agents des services de renseignements extérieurs sont membres
de la GLNF. »



Nous reviendrons sur Pierre Falcone : ce n’est pas un homme
d’affaires ordinaire, il vit aux États-Unis, est en lien avec la
famille Bush, vend des armes dans des pays où les groupes pétroliers
américains ont de considérables intérêts. La GLNF peut aider...



Mais retournons en Suisse. L’on se souvient que le futur patron de
la CIA, Allen Dulles y avait mijoté le stay behind dès 1942,
redessinant les frontières idéologiques de l’Europe. Ce n’est pas un
hasard. La Suisse est un bastion européen de la franc-maçonnerie
“régulière”. De 1848 à 1914, tous les présidents de la Confédération
ont appartenu à la Grande Loge Suisse Alpina. À partir de 1914, « il y
eut toujours une majorité de membres au sein du Conseil fédéral qui fut
ou membre de la Franc-maçonnerie, ou sous influence directe de cette
dernière. »



Cette influence va bien au-delà. En atteste un courrier courroucé
de Daniel Fontaine, Grand Maître du Grand Prieuré des Gaules
Ordres-Unis (GPDG) à son homologue suisse, le Grand Maître du Grand
Prieuré Indépendant d’Helvétie (GPIH). Cette longue lettre, datée du 27
décembre 2000, offre une excellente initiation au pouvoir maçonnique.
Dans chaque pays “indépendant”, un Grand Prieuré est le gardien du
Rite, le détenteur de la légitimité : il administre les trente grades
supérieurs, tandis que la Grande Loge doit se contenter de gouverner
les trois premiers grades. Le GPIH administre ainsi les grades
supérieurs de la Grande Loge Suisse Alpina, le GPDG est censé faire de
même, en France, avec la GLNF.



La colère de Daniel Fontaine l’oblige à décrire l’édifice maçon. Le
Régime Écossais Rectifié, rappelle-t-il, « est composé de trois classes
nettement distinctes : la classe symbolique ou Ordre maçonnique, avec
ses quatre grades d’Apprenti, de Compagnon, de Maître et de Maître
Écossais de Saint-André ; l’Ordre Intérieur, Ordre chevaleresque avec
ses deux états d’Écuyer Novice et de Chevalier Bienfaisant de la Cité
Sainte ; et enfin [pour les 27 plus hauts grades] une troisième classe
dont nous ne parlerons pas » - le Grand Maître en a déjà beaucoup trop dit.
Les Loges du Régime Écossais Rectifié sont « administrées par des
Directoires Écossais, dont notre Directoire National est [en France] le
successeur légitime. »



« Le GPIH a été [...] dépositaire pour un temps du Régime Écossais
Rectifié », concède Daniel Fontaine. Il n’a “restauré” le Directoire
National du Grand Prieuré des Gaules (GPDG) qu’en 1935. Cela faisait 22
ans que la Grande Loge Suisse Alpina avait favorisé la création de la
Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les
Colonies (future GLNF). Pendant 23 ans encore, la GLNIR-GLNF n’a pas
voulu reconnaître l’autorité du GPDG. Ce n’est qu’en 1958 qu’a été
signé une sorte d’armistice. Le 13 juin 2000, la GLNF a de nouveau
réfuté la régularité maçonnique du GPDG. Un putsch ! Sauf qu’il
apparaît, à lire l’argumentation de Daniel Fontaine, que le Grand
Prieuré helvète prétend avoir conservé la garde du Régime Écossais
Rectifié. La franc-maçonnerie suisse interférerait-elle dans le
gouvernement des plus hauts grades de la GLNF, court-circuitant le
Grand Prieuré français ? Fontaine l’a mauvaise, mais les
susceptibilités nationales ont peu de place en ces affaires sérieuses.



L’influence de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA) est déterminante
sur les places bancaires de Zurich, Genève et Bâle. De rite
anglo-saxon, la franc-maçonnerie suisse a tenu à maints égards une
position stratégique dans les schémas américains. L’on comprend mieux
que la GLSA ait été élitiste (environ 4 000 membres, aux deux tiers
francophones). Outre Jacques Chirac, deux autres Français y seraient
affiliés, à notre connaissance : le Corrézien Patrick Maugein, un
étrange personnage auquel je consacrerai un chapitre, et, selon une
source fiable mais non recoupée, le gouverneur de la Banque de France
Jean-Claude Trichet.



GLNF, I love you



La GLNF connaît un passage à vide en 1965 lorsque l’Otan déménage
de Paris à Bruxelles. Jean Baylot, ancien préfet de police de Paris,
est l’artisan du redémarrage avec Yves Trestournel, nommé en 1972
secrétaire de l’association qui régit l’obédience. En 1980, tous deux
poussent à la tête de la GLNF Jean Mons, ancien directeur de cabinet
des présidents du Conseil Léon Blum et Paul Ramadier - celui qui a
négocié l’implantation du stay behind en France. Rien d’étonnant, dans
ces conditions, que Mons ait été compromis dans le trafic des piastres,
un filon barbouzard pour financer la guerre d’Indochine . Avec Claude
Charbonniaud, un temps gendre de Mons, Trestournel pousse à la
recherche intensive de « candidats intéressants », solvables et
décisionnaires. La GLNF passe de 5 000 à 20 000 membres : tout un gotha industriel, financier, politique, judiciaires, médiatique, militaire, barbouzard.



Depuis un bon moment déjà elle drague les potentats africains, quitte à
en débaucher certains du Grand Orient de France. Peu à peu, les
complices richissimes du pillage de leur pays, les dictateurs mués en
truqueurs d’élections adhèrent à la GLNF : le Gabonais Omar Bongo, le
Congolais Denis Sassou Nguesso, le roi du Maroc Hassan II, le Burkinabè
Blaise Compaoré, le Tchadien Idriss Déby, le Camerounais Paul Biya...
Tous des amis de Jacques Chirac, qui les accueille d’une large
accolade. Ils sont promus aux plus hauts grades. Au Gabon, la GLNF
rafle d’un coup les trois cents personnages “qui comptent”. Elle
colonise aussi le versant français de la Françafrique : les
intermédiaires comme Pierre Falcone, ou son associé Arcadi Gaydamak,
les officiers des Services et de l’Infanterie de Marine, le haut
encadrement d’Elf...



Les affairistes du néogaullisme affluent : les Jean-Claude Méry,
Jacky Chaisaz, Francis Guillot, Henri Montaldo, Michel Mouillot, Michel
Pacary, Francis Poullain, Jean-Paul Schimpf, Didier Schuller, Christian
Schwartz, Flatto Sharon... Si l’on connaît leurs noms, c’est qu’ils ont
été au plus apparent : les marchés publics, l’immobilier, la
construction... Mais les frères de la GLNF contrôlent aussi la
Françafrique, le lobby de l’armement, une bonne partie de l’industrie
nucléaire et pétrolière, de la finance, des jeux, paris et casinos : si
l’on additionne les marges non officielles dégagées dans l’ensemble de
ces secteurs, on atteint au bas mot la vingtaine de milliards d’euros
par an. Du grain à moudre, une masse de man,,uvre... protégés par le
contrôle de grands médias et une forte implantation dans la haute
magistrature.



À la mort de Jean Mons, en 1989, c’est le notaire de Jacques
Chirac, André Roux, qui devient Grand Maître. Début 1992, il veut
écarter Charbonniaud et Trestournel. Il a un curieux accident de
voiture en plein Paris. « Certains s’étonnent qu’il n’y ait pas eu
d’autopsie. » Claude Charbonniaud le remplace. Sa réélection, en 1995,
est mouvementée. Le n° 3 de l’obédience, Alexandre de Yougoslavie, lui
envoie une lettre de démission fracassante : « Un de vos proches
collaborateurs s’est saisi du fonctionnement de l’Ordre : il peuple nos
instances de ses créatures, distribue des prébendes et achète des
consciences. [...] Cette éclosion publique des scandales [...] nous
porte un très grave préjudice. Il ne s’agit pourtant que de la partie
visible de l’iceberg. »



En 1996, Pierre Bertin, Premier Grand Surveillant, adresse à ses
frères une lettre réquisitoire : « Notre Grande Loge Nationale
Française est en danger, en passe d’être dépossédée par une multitude
d’affaires scandaleuses. [...] Ceux qui, exerçant les plus hautes
fonctions de notre obédience, participent à de telles déviations, les
acceptent ou même les suscitent, violent les lois et les usages de
l’Ordre maçonnique et trahissent notre Constitution. Les mêmes
d’ailleurs, dans la plupart des cas, ont tissé des réseaux occultes qui
menacent l’équilibre de notre société en bafouant les lois de l’État...
»

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 22:59

suite 2....

Il
est quand même curieux que de hauts gradés d’une institution
hiérarchisée, censés en connaître les règles secrètes, évoquent un
double fond du secret, une partie immergée de l’iceberg, des réseaux
occultes. En réunion plénière du Souverain Grand Comité, l’ancien
patron de la DGSE Pierre Marion, Grand Porte Glaive, demande « une
enquête sur les activités de Trestournel. » Une bande de gros bras
l’entoure aussitôt : « On aura ta peau. » Le même Marion, dans une
lettre à Charbonniaud, suggère que le secrétaire de la GLNF se vante «
sans retenue d’être un “marionnettiste” confirmé de Grand Maître. »
Ottenheimer et Lecadre disent de Trestournel qu’il est un « maître
absolu », un « homme-clé ». « Il sait tout. » Pierre Marion leur confie
: « Il est très fort, il a eu l’habileté de lover une organisation
[xxx] dans une société secrète. Allez l’en déloger... Depuis vingt-huit
ans qu’il est à la tête de l’obédience, il tient tout le monde. »



Les deux journalistes n’ont pas osé retranscrire l’adjectif, assez
transparent, qui qualifie l’organisation “lovée”. On songe évidemment
aux méthodes stay behind. Quoi de plus tentant que de greffer un bout
de service secret sur une société secrète ? Lorsqu’il commandait la
DGSE, Pierre Marion était le patron du service Action, relais en France
du stay behind. Le général Jeannou Lacaze a dirigé ce service, avant de
devenir chef d’état-major des Armées et d’engager une interminable
carrière de conseiller militaire auprès des dictateurs françafricains.
Il est, lui, parfaitement à l’aise à la GLNF, à « la très secrète loge
La Lyre, non numérotée dans l’annuaire de la GLNF, de peur que des
frères encore ingénus ne puissent en connaître la composition... » Il y
côtoie notamment deux anciens dirigeants de chez Bouygues,
Jean-François Humbert et Pierre Boireau. La Lyre est allée à
Brazzaville célébrer l’élévation au titre de Grand Maître d’un vaillant
combattant du monde libre et du pétrole, l’ex-marxiste Denis Sassou
Nguesso, dont le retour au pouvoir s’est corsé d’une rafale de crimes
contre l’humanité.



Quelques frères se sont émus de cette célébration, « alors que les
cadavres emplissaient les rues de Brazzaville. » Ils n’ont pas compris
que, pour certains, la guerre n’a jamais cessé, une guerre multiforme :
barbouzarde, énergétique, économique, financière. Rappelons que, selon
le protocole sur le stay behind négocié par Ramadier, « le réseau
comprend une cellule occulte au sein des principaux services militaires
officiels (Sécurité militaire, services extérieurs, etc.) et civils
(Renseignements généraux, Secrétariat général de la Défense nationale,
etc.). » « L’une des fraternelles de l’armée, le Groupement Amical de
la Défense Nationale (GADN), est [...] extrêmement secrète », ont
constaté Ottenheimer et Lecadre.



Dans cette guerre, la France s’est vu confier un champ géographique
spécifique : son ancien Empire africain. Et la franc-maçonnerie, plus
spécialement la GLNF, a été instrumentalisée à cet effet. Yves
Trestournel ne le cache pas : « Si les dirigeants français veulent
comprendre quelque chose à l’Afrique, il faut qu’ils s’adressent aux
maçons... Pasqua en sait quelque chose ! » Pratiquement tous les
ministres de la Coopération (après ceux des Colonies), étaient maçons.
« Sauf Jean-Pierre Cot, dont la nomination en 1981 fut perçue comme une
provocation. » Trestournel a suscité à la GLNF une loge spécifique, Les
Cabires, « pour apprentis grands manitous des affaires
franco-africaines ».



« On n’a encore rien trouvé de mieux que la franc-maçonnerie pour
synthétiser diplomatie, barbouzerie et business, toujours imbriqués en
matière de relations franco-africaines. », commentent Ottenheimer et
Lecadre. Mais pourquoi certains francs-maçons adhèrent-ils à ce mélange
qui détermine une relation impérialiste ou néocoloniale ? Qui est ce «
on » qui a trouvé excellente cette instrumentalisation de la
franc-maçonnerie ?



Autre commentaire des deux auteurs : « La maçonnerie est devenue un
instrument de puissance pour des dirigeants africains. [...] À défaut
de légitimité, la maçonnerie apporte un semblant de cohérence aux
hiérarchies parallèles. Surtout, elle maintient le lien avec l’ancienne
puissance coloniale. Et c’est pourquoi il doit être caché. » Ajoutons
que bon nombre de dictateurs africains francophones sont passés à un
moment de leur vie par une école militaire française, où les Services
font assez systématiquement des propositions. Pour eux, le ticket «
frère + barbouze » simplifie la vie, il va quasiment de soi. Il devrait
être insupportable aux maçons lucides.



Les critiques virulentes ont laissé imperturbable Yves Trestournel.
Fin 2001, il promouvait un fidèle, Jean-Charles Foellner, à la
succession du Grand Maître Charbonniaud. Foellner a été Grand Maître
Provincial de la Côte d’Azur à partir de 1982, membre de la Loge
Laurent le Magnifique, une Province et une Loge symboles de toutes les
dérives. Membre flamboyant de cette Loge, le maire de Cannes Michel
Mouillot livrait ouvertement aux frères tous les marchés publics ; il
est devenu chef de projet immobilier sur l’île du Petit-Moustique, aux
Caraïbes, au côté du sulfureux “financier” international, Armando Nano
.



En 1986, Foellner « a fondé une autre loge sur mesure, dont il
était le Vénérable : Bartholdi [...]. À vocation internationale, elle
regroupait des Grands Maîtres internationaux, comme le président Omar
Bongo ou des hauts dignitaires du Grand Orient d’Italie », qui abrita
la Loge P2. Ce nom (le sculpteur de la statue de la Liberté) et cette
composition montrent qu’il ne s’agissait pas franchement d’un groupe de
résistants aux stratégies atlantistes et à leur affranchissement des
lois. Les frères-présidents africains qui ont adressé des messages de
félicitation à Foellner pour la grande fête de son intronisation - les
Bongo, Compaoré, Déby, Sassou Nguesso , tous formés par l’armée
française - sont plutôt des policiers au service de l’étranger que des
combattants de la Liberté de leurs peuples.



À la vie, à la mort



D’un côté les Services infiltrent la franc-maçonnerie, de l’autre
ils usent de ses foudres ou de ses charmes pour tenir leurs affidés. La
GLNF n’est pas, loin de là, la seule cible :



« La Direction de la surveillance du territoire (DST) [...] a jeté
son dévolu sur Memphis-Misraïm. Moins par attirance pour les rites
égyptiens qui ont fait sa réputation que par la qualité de ses membres.
De nombreux Grands Maîtres des autres obédiences viennent y compléter
leur parcours initiatique. Memphis-Misraïm subit également
d’incessantes tentatives d’infiltration de militants d’extrême-droite,
attirés par son ésotérisme primitif. Enfin, malgré la faiblesse de ses
effectifs en France (800 membres à peine), elle est intégrée dans une
structure planétaire, notamment en Asie et en Afrique noire. “C’est une
petite obédience, mais aussi une fabuleuse couverture nationale et
internationale qui fait envie”, souligne son actuel Grand Maître, qui
tient à rester anonyme pour des raisons professionnelles et de
sécurité. »



Un membre de la DST est devenu n° 2 de Memphis-Misraïm. Il a été
poussé vers la sortie en 1998, en même temps qu’un collègue. « En fait,
la DST s’est autant servie de la structure que la structure s’est
servie de la DST », nuance son Grand Maître français. Les deux espions
« se seraient infiltrés dans la Nouvelle Acropole, groupuscule
ésotérique paramilitaire. » « L’obédience Memphis-Misraïm est la cible
de [...] comploteurs d’extrême-droite. Parce qu’elle pratique un rite
égyptien très ancien qui lui vaut le respect des grandes obédiences, y
compris internationales, mais aussi parce qu’elle est petite [...],
donc facile à noyauter. » Si l’on rapproche ces éléments, apparaissent
des mixtures de Services, de droite extrême, de paramilitaire et
d’initiation tout à fait caractéristiques du mode opératoire stay
behind. Là encore, la hiérarchie maçonne s’est pour le moins laissé
faire, pensant jouer au plus fin avec la DST.



Les trois grandes obédiences (GO, GLF, GLNF), remarquent encore
Ottenheimer et Lecadre, ont subi un “entrisme” d’extrême-droite : « À
la fin des années 70, elles ont vu affluer dans leurs loges des soldats
perdus de l’OAS [...] ou du SAC [...] venus y trouver un moyen de
poursuivre leurs coups tordus. » Une autre lecture est possible de
cette invasion. La Ve République est née d’un coup d’État voulu par
l’Otan, avec la participation d’un réseau stay behind très porté sur
l’extrême-droite. Celui-ci a mal vécu le retournement réaliste du
Général sur la question algérienne. Mais Jacques Foccart, en liaison
avec l’Otan, n’a eu de cesse de récupérer pour ses barbouzeries
françaises et africaines ces hommes de main prompts à toutes les
besognes - moyennant un stage, par exemple, auprès des régimes
rhodésien ou sud-africain d’apartheid, ou dans le ranch de Denard au
Gabon.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:00

suite 3...

Dès
lors, les infiltrés n’étaient pas si « perdus » que ça quand ils
rejoignaient la famille maçonne. Mais l’initiation est un passeport
bien utile, parfois indispensable pour accéder à des postes sensibles.
« Tous les services officiels étaient systématiquement noyautés,
reconnaît Fred Zeller, ancien Grand Maître du GO, qui a présidé la
fraternelle des policiers . En consultant notre fichier, je m’aperçus
que le nombre de policiers était considérable. Je ne pouvais toutefois
pas m’y retrouver entre les honorables correspondants du Sdece et les
gens du SAC. »



D’autres “infiltrations” sont du domaine public. Un officier du
Renseignement militaire, Philippe Guglielmi, est devenu Grand Maître du
Grand-Orient. L’actuel Grand Maître, Alain Bauer, adhérent au PS à 15
ans, est passé entre autres par le syndicat FO (créé par le stay
behind) et la SAIC, à San Diego, une société qui travaille quasi
exclusivement pour les Services américains. Il était, explique-t-il,
chargé d’une mission ultra-secrète entre la France et les États-Unis,
touchant à la Défense nationale. Puis il est devenu consultant en
sécurité, cosignant des ouvrages sur la question avec Xavier Raufer,
alias Christian de Bongrain, lui-même passé par les groupes
d’extrême-droite Occident et Ordre nouveau. Les coauteurs font «
l’éloge des méthodes radicales utilisées outre-Atlantique pour lutter
contre la petite délinquance. »



Mais la plus célèbre des “infiltrations” est celle réussie par
Michel Baroin. Ce jeune et brillant commissaire des Renseignements
généraux a réussi à devenir Grand Maître du Grand Orient de France, en
même temps que patron d’une grande mutuelle, la GMF. C’était aussi un
banquier, un libraire (la Fnac), un homme d’affaires, un diplomate
parallèle. C’était encore un personnage clé des affaires nucléaires,
avec les Pierre Guillaumat, Robert Galley et Georges Besse - au c,,ur,
donc, des stratégies que nous scrutons. Guillaumat et Galley furent,
entre autres, ministres gaullistes des Armées, et Michel Baroin était «
proche de Jacques Chirac ». Le premier livre de Dominique Lorentz, Une
guerre, commence par une enquête sur la mort de ce personnage majeur,
dans un curieux accident d’avion en Afrique. Je n’en retiendrai ici
qu’un épisode en apparence secondaire.



Baroin s’opposait à ce que la France cède au chantage du régime
islamiste iranien qui réclamait sa bombe atomique. Il a reçu des
menaces graduées, codées, dont il n’a pas voulu tenir compte. Le 5
février 1986, une bombe saute à la Fnac, dont il est le patron. Le 26
avril, sa fille Véronique est renversée par une voiture. Le 5 février
1987, son avion s’écrase en Afrique. Les « dates anniversaires » sont
une pratique courante, presque fétichiste, dans ce monde d’initiés.
Lorentz remarque que l’annonce de l’attentat de la Fnac a été
accompagnée de la mention de la lettre A. Elle consulte son
informateur, un franc-maçon qui la pousse à élucider la disparition de
Baroin. Il blêmit, puis finit par articuler péniblement : « La lettre
A, on l’utilise rarement. Cela veut dire : “Arrête !” »



Les initiés doivent prêter serment « d’observer consciencieusement
les principes de l’ordre maçonnique », de n’en jamais dévoiler les «
mystères et secrets » sous peine d’un « châtiment qui ne saurait être
moindre que d’avoir la gorge tranchée, la langue arrachée par la
racine. » La solidarité fraternelle est un de ces principes. Peut-être
pour y avoir manqué, nombre de maçons sont « disparus de manière
curieuse ». Ottenheimer et Lecadre en dressent une liste : Claude Bez,
P-D.G. de la société Century ; Marc Delachaux, mort « d’une crise
cardiaque en plongeant de son bateau », puis son associé Glenn Souham,
« assassiné devant son domicile » ; le policier Daniel Voiry, pilote
d’un énorme système de corruption à la préfecture de police de Paris
(“suicidé” sur un parking d’Intermarché) ; Roger Loebb, Vénérable de la
Loge Jérusalem, fréquentée par Flatto Sharon ; Louis Sidéri, Grand
Trésorier de la GLNF, lui-même « suicidé au cyanure » en 1996 ; Pascal
Sarda, impliqué dans le scandale de l’ARC, victime d’un « malencontreux
accident de voiture » ; René Lucet, « suicidé de deux balles dans la
tête » en 1982 ; le ministre Robert Boulin, « suicidé » en 1979 ;
Joseph Fontanet, retrouvé mort devant son domicile en 1980, une balle
dans le dos ; Joseph Doucé, retrouvé mort dans la forêt de Rambouillet
en 1990 ; Jean-Claude Méry, victime d’un cancer fulgurant ; Michel
Baroin ; Roger-Patrice Pelat ; François de Grossouvre...



Mais il est rarement nécessaire d’en arriver à l’élimination
physique. Il est possible d’user d’un traitement anesthésiant plus
classique, comme en témoigne un maçon lucide et indigné :



« [La corruption] met en rapport un intermédiaire qui réclame de
l’argent à un chef d’entreprise ou un cadre pour lui faire obtenir un
marché. En clair, c’est du racket. Si le patron veut rester en règle
avec sa conscience, il refuse. S’il accepte, il le fait souvent au
départ de mauvaise grâce. Alors, on crée des lieux de rencontre et des
codes : la chasse dans des châteaux somptueux, l’alcool, les femmes
faciles. On se coopte en franc-maçonnerie. Et du coup on devient frère,
l’un des rouages de la machine, l’un des maillons d’une chaîne. Mais
pour ces gens, l’accolade c’est le baiser mafieux. Et ils pensent que
tous les francs-maçons sont à leur image. »



Plusieurs maçons ont évoqué devant Ottenheimer et Lecadre les «
méthodes dignes des pires séries noires, utilisées par certains frères
pour compromettre leurs honorables associés » : l’utilisation de lieux
de partouze avec des miroirs sans tain permettant de prendre des
photos. Avec des mineurs au besoin, m’a-t-il été précisé. Éduquée par
le grand frère Alfred Sirven, Christine Deviers-Joncour décrit ce
procédé dans son roman Relation publique . Basé sur les confessions
enregistrées de Chantal Pacary, le vrai-faux roman Tout va très bien
puisque nous sommes en vie, de Denis Robert , montre comment un
grossium de la corruption et de la GLNF, Michel Pacary, mari de
Chantal, faisait de ce procédé un usage systématique, dans un manoir
normand. Les dictateurs françafricains ont vite compris l’intérêt de ce
système. Ainsi, tout le monde se tient par la barbichette. Certains
font même une philosophie de cette variante fusionnelle du “Temple de
l’humanité”, en référence à de vieux rites magiques ou religieux qui
incluaient de telles pratiques. Il existe en effet des branches
ésotériques, aliénées ou foldingues de ces “chevaleries” secrètes mises
en branle par Frank Wisner, le premier patron du stay behind.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:00

suite 4....

Rose-Croix, Templiers, etc.



Manifestement, la CIA n’a pas voulu avoir recours qu’à des
rationalistes. Les sectes attirent un public plus manipulable que la
franc-maçonnerie. Elles brassent des sommes d’argent énormes, les
transfèrent d’un pays à l’autre telles des multinationales : un bon
appoint dans la stratégie financière atlantiste. En Asie, la secte Moon
« a été créée par les services secrets coréens (KCIA) comme
sous-traitants des services américains (CIA). » La Scientologie, qui
expérimente des techniques avancées de manipulation mentale , est
vivement promue par les États-Unis, bien qu’elle suscite en Europe de
fortes réactions de rejet - en Allemagne en particulier, qui y perçoit
sans doute des racines communes avec le nazisme. Les deux seraient en
effet dérivés des Rose-Croix, un avatar ésotérique du gnosticisme.



Que de gros mots, penseront certains lecteurs. Ils me rebutent moi
aussi, de même que les cuisines assez malsaines qu’ils camouflent
généralement, mais puisque ces vieilles lunes ont été transmuées par
certains en machines de guerre contre la démocratie, il faut bien
essayer d’en comprendre un minimum. Depuis fort longtemps des gens
recherchent une certaine illumination par la sagesse ou la
connaissance, qui serait acquise par paliers. L’on y accède par étapes,
d’un cercle extérieur à un plus intérieur, par autant d’initiations
rituelles. Cette approche est dite ésotérique lorsque le savoir de
l’étape supérieure ne doit pas être révélé aux non-initiés. La
franc-maçonnerie a un penchant ésotérique. L’ésotérisme n’est
compatible avec la démocratie que moyennant une exceptionnelle ascèse,
qui sépare radicalement les degrés de connaissance des pratiques de
pouvoir : peu en sont capables.



La gnose est une variante de cette recherche, portée par des
mouvances chrétiennes des trois premiers siècles. Elles ont été taxées
d’hérésie. Leur marginalisation a renforcé l’option ésotérique, comme
une protection contre les formes successives d’inquisition. De ces
mouvances éparses est issu un arbre généalogique fort complexe, dont je
suis bien incapable de rendre compte. On sait qu’il est passé entre
autres par les Templiers ou certains ordres de chevalerie. D’où les
références permanentes au Temple, aux Ordres et aux Chevaliers, ainsi
qu’au Soleil de l’Illumination, dans l’ésotérisme occidental moderne -
cher à Wisner.



Puisqu’ils usent du même vocabulaire, les frontières entre la
franc-maçonnerie, les Rose-Croix, les multiples Ordres Templiers ou
Solaires, ne sont pas toujours très nettes. « Au XVIIIe siècle, [...]
des courants francs-maçons se sont inventé une filiation templière. »
Les Rose-Croix inspirent les plus hauts grades de la GLF. Le rite
franc-maçon le plus pratiqué dans le monde est appelé Rose-Croix en
Angleterre. Même la Scientologie s’en mêle : selon Ottenheimer et
Lecadre, le GO, la GLNF sont « notoirement infiltrés par la
scientologie. »



L’Enquête sur la France templière, de Christophe Deloire , reste une initiation précieuse .



« Le 12 juin 1952, au château d’Arginy, dans le Beaujolais, l’ordre
du Temple disparu resurgit une fois encore. C’est dans ce même édifice
qu’Hugues de Payns l’avait fondé. [...] Ce jour-là, l’éminent
occultiste Jacques Breyer rallume la flamme des croisades. Ses
“miracles” embrasent le petit monde de l’ésotérisme et raniment les
moines-soldats. Jacques Breyer est entouré d’émissaires francs-maçons,
notamment de la Grande Loge Nationale Française (GLNF). Convaincus par
cette renaissance, un millier de frères férus de rites templiers
quittent la GLNF et donnent naissance à une nouvelle obédience : la
loge maçonnique Opéra. Les services secrets, y compris le Sdece,
l’ancêtre de la DGSE, s’intéresseront de près à la renaissance
templière née à Arginy, qui sera baptisée Ordre souverain du Temple
solaire (OSTS). »



Le terme « moines-soldats » est approprié à la nouvelle croisade
anticommuniste d’Allen Dulles. Situé près de la commune beaujolaise de
Charentay, le château d’Arginy est doté d’une crypte. À la réunion
refondatrice, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières)
était surreprésenté. Cet organisme ne manque pas d’“honorables
correspondants” et d’initiés. Il joue un rôle essentiel dans la
politique d’influence française. Un peu partout dans le monde, mais
surtout dans les anciennes colonies, des États plus ou moins
indépendants “commandent” à la France des recherches sur tel ou tel
produit qui pourrait se trouver dans leur sous-sol. Ces commandes sont
d’autant plus aisées que la “coopération” française les finance
largement. En fait, les recherches ne sont jamais monoproduit. En
cherchant du pétrole ou de l’or, l’on peut trouver tout un tas d’autres
richesses... Les États commanditaires ne reçoivent souvent qu’à peine
un cinquième des résultats. L’adhésion à la GLNF contribue à
anesthésier leurs Présidents. Le reste alimente une banque de données
hautement stratégiques sur les ressources du sous-sol de la planète.
Henry Leir, rappelons-le, a commencé par créer la Société anonyme des
minerais.



Christophe Deloire évalue à une centaine le nombre d’organisations
templières en France, avec des effectifs variant de 40 à 1 000 membres.
La loge GLNF-Opéra, qui a doublé ses effectifs (2 000 membres), est
proche des réseaux issus du gaullisme. Le spécialiste Renaud Marhic
observe « une similitude entre le discours des templiers et celui des
catholiques intégristes. Les uns comme les autres regrettent la
décadence de l’Occident, prônent des valeurs moyenâgeuses et fraient
avec les mouvances royalistes. L’antimarxisme est leur combat commun. »
Tout cela concorde avec l’idéologie du stay behind, de l’extrême-droite
américaine, et d’une partie du Vatican.



L’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (AMORC) est beaucoup
plus important. Il a été créé en 1909 en Californie, comme un «
Mouvement initiatique et traditionnel mondial », mêlant l’Égypte
ancienne, Pythagore, Jésus, Mahomet, Bouddha, Spinoza... Il revendique
250 000 membres, dont 30 000 francophones et 10 000 Français, des
chiffres sans doute gonflés. Probablement “initié” par Jacques Breyer,
l’illuminé d’Arginy, Raymond Bernard est devenu Grand Maître des loges
rosicruciennes francophones en 1959, un an après le retour de De
Gaulle. À en juger par son influence sur un certain nombre de chefs
d’État, le titre équivalait à un statut de Grand Sorcier françafricain.
Raymond Bernard a cédé la place à son fils Christian, devenu en 1990
Grand Maître mondial, Imperator.



L’Ordre souverain et militaire du Temple de Jérusalem (OSMTJ) est
dans la même veine. C’est une « multinationale de l’ésotérisme créée au
début du siècle. » En 1970, les hommes de Charly Lascorz, proches de
Charles Pasqua et du SAC, ont organisé un putsch au sein de l’OMSTJ. «
Dès lors, les barbouzes du Service d’action civique n’auront de cesse
qu’ils n’infiltrent les commanderies de l’ordre. » L’OSMTJ européenne
dépend de l’OSMTJ américaine. Celle-ci a été infiltrée par la CIA, car
jugée « a priori favorable aux thèses de l’armée ». Il existe une
Commanderie militaire française Otan des Chevaliers Templiers de
Jérusalem, liée à l’OSMTJ. Des « moines-soldats » très établis dans les
milieux de la défense nationale.



L’Ordre du Temple solaire (OTS), qui déboucha en Europe et au
Canada sur une série de “suicides” collectifs, a été fondé en 1983 par
Jo Di Mambro. Cet ancien Grand Maître nîmois de la Rose-Croix était en
lien avec des membres de la loge P2. Au moins 72 membres de l’OTS ont
été rosicruciens. L’autre gourou, le médecin homéopathe Luc Jouret, est
un ancien membre de la GLNF-Opéra et de l’Ordre Rénové du Temple, fondé
par Raymond Bernard. Jouret était lié aux services secrets belges et
sponsorisé par l’Otan. L’une des plus grosses institutions financières
canadiennes, la Caisse de retraite d’HydroQuébec, aurait été noyautée
par l’OTS - qui n’a pas perdu tous ses relais dans la finance
française.



La doctrine de l’OTS s’inspire directement de celle de la
Rose-Croix, avec une méthode spirituelle visant à influencer les grands
dirigeants de la planète. « L’Ordre du Temple solaire était la
caricature tragique de ces organisations à tiroirs qui comportent
divers degrés d’initiation et entretiennent autant de caches secrètes.
» Le commandant de police Gilbert Houvenaghel, qui a dirigé l’enquête
sur le massacre de membres de l’OTS dans le Vercors, en 1995 (après
ceux de Suisse et du Québec), laisse entendre dans son rapport de
synthèse que le chef d’orchestre de l’OTS pourrait bien être, non
Joseph Di Mambro, mais Raymond Bernard. Ce dernier n’a pas été inculpé.
Seul a été jugé un chef d’orchestre ami de Di Mambro, Michel Tabachnik
- finalement acquitté au terme d’un procès biseauté.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:01

suite 5...

Le
juge d’instruction avait un scénario préétabli : deux assassins (des
policiers) auraient tué onze personnes avant de se suicider d’une balle
et de s’immoler dans le bûcher collectif. Il a refusé d’explorer
d’autres pistes, suggérées par certains parents des victimes. Restent
beaucoup de questions sans réponse. Des questions de fait , et surtout
de contexte : « Pour qui Di Mambro passait-il les frontières avec
d’énormes sommes ? Pourquoi les deux policiers français en poste à
Annemasse [les assassins présumés] se sont-ils rendus à deux reprises
au ministère de l’Intérieur [dirigé par Charles Pasqua] quelques jours
avant le massacre du Vercors ? »



Raymond Bernard fait un lien étonnant entre toutes ces nébuleuses,
il est dans presque tous les organigrammes. Il se dit membre de la
Grande Loge de France, mais a surtout appartenu à la GLNF-Opéra. Membre
de l’AMORC depuis plus d’un demi-siècle, il a été fait commandeur de
l’OSMTJ, en 1963. Il a créé l’Ordre Martiniste Traditionnel et l’Ordre
Rénové du Temple (l’ORT), à la tête duquel il a propulsé un ancien
collaborateur sous Vichy, Julien Origas... Rien de surprenant si vous
êtes saturé de sigles et de majuscules : « De telles organisations se
plaisent à brouiller les pistes, à changer de nom, à multiplier les
cercles intérieurs, accessibles aux hauts initiés. »



Raymond Bernard a influencé ou initié nombre d’Africains, dont «
certains sont devenus chefs d’État. Nous sommes restés amis, c’est
normal. J’ai été le conseiller de plusieurs d’entre eux. » Omar Bongo
et Paul Biya sont des rosicruciens notoires. En 1988, Raymond Bernard
fonde le Cercle international de recherches culturelles et
scientifiques (Circes). Il a admis que son disciple Paul Biya a versé
quelque 40 millions de francs au Circes et lui a alloué, à titre de
conseiller personnel, une indemnité de plusieurs millions . Une bonne
partie de cet argent venait des recettes pétrolières du Cameroun,
allègrement ponctionnées. Comme il se doit en croisade, le moine-soldat
vit sur l’habitant.



Positions stratégiques



La stratégie gaulliste pour la France, c’était la bombe tricolore,
l’indépendance énergétique, le redressement financier. Sur ces trois
axes, les recruteurs élitistes de la franc-maçonnerie française sont
parvenus progressivement à verrouiller les états-majors - surtout
lorsque le chiraquisme l’a emporté sur le gaullisme. Des positions ont
été conquises dans le nucléaire, le pétrole, la banque, par la France
en apparence. Mais le drapeau planté sur ces conquêtes est-il bien
celui qu’on croit ?



« Les secteurs de l’énergie, du nucléaire et des télécommunications
[... sont] des fiefs maçons. » La Cogema, principale entreprise du
secteur nucléaire ? « Un fief maçon. » EDF ? « La maçonnerie a, si l’on
ose dire, servi de ciment. D’autant plus que de Paul Delouvrier [le
premier président] à François Roussely en passant par Marcel Boiteux,
Gilles Ménage ou Edmond Alphandéry, tous, à peut-être une exception
près, sont maçons. J’ai fini par me faire initier moi-même », déclare
un dirigeant de l’entreprise publique. Elf ? Un « fief trois points . »
« Parmi les multiples protagonistes mis en cause dans l’affaire Elf,
directement ou indirectement, on aurait bien du mal à trouver un
profane. L’ex-P-D.G. Loïk Le Floch, peut-être... » Dès lors que tous
les acteurs s’entre-protégeaient et s’entre-contrôlaient, l’opinion
publique ne savait plus grand-chose de certains choix majeurs opérés
dans le cadre de la participation française à la guerre froide, comme
la prolifération nucléaire et la néocolonisation de l’Afrique. Comment,
dès lors, contester ces choix ?



D’autant que l’intendance suivait : la finance, les médias, la
justice. La banque ? « Un monde truffé de maçons », qui dégage des
marges de man,,uvre considérables :



« L’ardoise héritée du Crédit lyonnais - une quarantaine de
milliards [6 milliards d’euros] - ne suffisait pas ? En 1995, le
gouvernement Balladur a mis en place un plan de sauvetage qui mérite
très peu son nom puisqu’il a surtout contribué à doubler l’addition
pour le contribuable. C’est la création du CDR (Consortium de
réalisation), une infernale machine à fabriquer des pertes
supplémentaires [...], tellement débile que certains financiers
s’interrogent : cette gigantesque braderie n’aurait-elle pas été
volontairement organisée au profit de quelques-uns ? »



Les premiers grands trous ont été pour une bonne part creusés par
des maçons liés au système atlantiste Leir-Auchi-Cedel : Parretti,
Fiorini, Maxwell, etc. Derrière le CDR et ses 17 milliards d’euros de
pertes, il y a le Tribunal de commerce de Paris, un vaisseau GLNF qui
flotte encore et toujours sur un océan d’iniquités.



S’agit-il de financer le développement de l’Afrique ? Voyez
l’Agence française de Développement (AFD) ! Mais si cet établissement
public est « un fromage (maçon) », comment contredira-t-il le pillage
et la corruption systématisés par les frères Présidents, dans une
Françafrique presque exclusivement fraternelle ? Il abonde plutôt, avec
les brillants résultats que l’on sait.



Côté médias, la GLNF a complété ses bastions dans la presse écrite
par une OPA sur TF1. Elle a initié Patrick Le Lay en 1987, dès sa
nomination à la tête de la chaîne, et l’a propulsé aussitôt au grade le
plus élevé (Très Respectable Frère, 33e grade). De quoi faire
s’étrangler tous les tenants d’une patiente élévation humaniste. «
Patrick Le Lay, promu au plus haut grade maçonnique, devenait de fait
le supérieur de la plupart des cadres de la maison et des autorités de
tutelle de l’audiovisuel. » Car la quasi-totalité de l’état-major de
TF1 relève désormais de la GLNF. Magnat de l’armement et des commerces
en tout genre, le haut gradé de la GLNF Arcadi Gaydamak peut bien être
invité pour faire sa pub au journal télévisé. Pas les victimes
congolaises ou tchadiennes des frères Sassou Nguesso ou Idriss Déby.
Leurs manifestations (nous en étions), n’auront pas davantage d’écho en
province : « Bon nombre de directeurs régionaux de France 3 sont aussi
des frères trois points. »



Côté justice, le jeu des promotions est l’objet de pressions
incroyables, où la solidarité fraternelle, jumelée à une certaine
conception de la raison d’État, l’emporte de plus en plus souvent. Les
dossiers les plus sensibles ont donc très peu de chances de sortir
valides de la course d’obstacles procédurale. Je partage l’indignation
conclusive de Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre : « Que certains
juges d’instruction en viennent à trembler de rage à l’idée de voir
leurs dossiers atterrir sur le bureau de magistrats maçons qui
torpilleront leur travail, qu’ils en soient réduits à miser sur des
femmes en se disant qu’elles ont statistiquement moins de chances
d’être initiées, n’est pas admissible. » Ce type de protection explique
qu’un personnage central de la vie politique française, épinglé pour un
nombre considérable de délits, portant parfois sur des sommes énormes,
ait suscité une ,,uvre juridique unique : une anthologie des vices de
formes les plus surréalistes.



Didier Schuller, un autre ténor néogaulliste des financements
parallèles, lui aussi poursuivi par le juge Éric Halphen, a longtemps
illustré jusqu’à la caricature cette impunité. Aux manettes de l’Office
HLM des Hauts-de-Seine, ce flambeur, “Vénérable” de la loge “Silence”
(GLNF), s’est enfui en 1995 via Genève et les Bahamas avant qu’un
mandat d’arrêt international ne soit décerné contre lui. Il s’est
établi à Saint-Domingue, où il a vécu comme un pacha, sans que s’en
inquiètent la police et la justice françaises. Son fils Antoine a levé
le lièvre . Il a détaillé dans un interview à Laurent Valdiguié, du
Parisien , la grande proximité de Didier Schuller avec le consul
américain William Kirkman, ancien patron de la CIA pour la zone
caraïbe. Pour ses faux papiers et ceux de sa compagne, le fugitif
aurait disposé de « tampons officiels belges ».

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:02

suite 6...

Toujours
selon son fils, Didier Schuller serait devenu « fou de joie » en
apprenant la démission du juge Halphen : « On a eu sa peau ! ». C’est
donc qu’un collectif chassait le juge ? Fin 1994, Schuller avait
utilisé le beau-père de ce dernier, Jean-Pierre Maréchal (GLNF), pour
tenter de compromettre le gendre, ce qui fit grand scandale. « Les
enquêteurs de l’affaire Schuller-Maréchal ont acquis une certitude :
[...] un réseau de policiers et d’avocats francs-maçons s’est
discrètement activé à l’époque. D’abord pour déstabiliser le juge, qui
menaçait à la fois le RPR et des entreprises du BTP, puis pour
exfiltrer Didier Schuller [...]. Schuller aurait été aidé par ce
mystérieux réseau tout au long de sa cavale. »



Il a dit à son fils Antoine, dans une conversation téléphonique
enregistrée : « Je suis quand même quelqu’un de relativement proche du
mec qui dirige un petit pays qui s’appelle la France ». Didier Schuller
a eu pour défenseur l’avocat élyséen Francis Szpiner. Il a finalement
préféré rentrer en France, non sans avoir situé sa position
hiérarchique : « Quand un avion a un problème, on met en cause la
compagnie, parfois le pilote ; mais il est quand même très rare qu’on
s’en prenne au chef de cabine. Moi, dans l’affaire des HLM des
Hauts-de-Seine, j’étais le chef de cabine. » Qui était le pilote ?
Quelle était la « compagnie » ?



Les frères invisibles s’achèvent sur une vraie question : « Un
siècle après avoir rompu le cordon ombilical avec l’Église catholique,
la France peut-elle s’épargner la séparation de la maçonnerie et de
l’État ? » Je suis de ceux qui considèrent que dans la relation entre
franc-maçonnerie et démocratie, il y a eu souvent le meilleur. Or,
l’adage demeure : corruptio optimi pessima, la corruption du meilleur
est la pire. Le problème de la relation entre la quête maçonnique et
celle du pouvoir (sans parler de l’argent), entre le secret initiatique
et la raison d’État, a atteint un seuil critique. Il requiert une
nouvelle déontologie. Après l’aventure factieuse et mafieuse de la Loge
P2 en Italie, on voudrait entendre les maçons authentiques s’exclamer :
« Plus jamais ça ! », et prendre les moyens de se prémunir contre de
telles dérives. On en est encore assez loin.



« Pour en finir avec ces pratiques et mettre les instances dirigeantes au pied du mur, des frères ont créé un site Internet, www.chez.com/hiram.
[...] Son initiateur, Alain Perrochon, [a été] exclu de la GLF pour
avoir mis en cause Philippe Massoni, préfet de police de Paris, frère
du 33e degré » (Souverain Grand Inspecteur général). À l’automne 2001,
Jacques Chirac a appelé le frère Massoni à l’Élysée pour préparer sa
réélection. Encore préfet de police en février, le même avait tenté
d’empêcher la manifestation de protestation contre le procès pour
offense à chefs d’État intenté contre Noir silence par les frères
Sassou Nguesso, Déby et Bongo.



Parlant des liens de Jacques Chirac avec la franc-maçonnerie, un de
ses conseillers maçons se fait allusif : « Il les comprend. C’est pour
lui un courant de relations, intermittent mais réel. Il s’en inspire,
il les inspire. » Prépare-t-il le terrain d’un “outing” imminent ?



Jacques Chirac a pu avoir d’abord une attirance désintéressée pour
la franc-maçonnerie. À quinze ans, il s’intéresse au sanskrit. Il
demande à un polyglotte septuagénaire, un “Russe blanc” d’origine
lithuanienne, de le lui enseigner. C’est un échec, mais “Monsieur
Delanovitch” devient un ami de la famille Chirac, chez laquelle il
vient habiter, devenant une sorte « de précepteur, de complice, de père
spirituel. [...] De tous les gourous qui ont traversé sa vie, celui-là
reste, en fait, inégalé. » Il initie le lycéen à la littérature russe,
la civilisation perse, l’art chinois, etc. Il lui fait faire le tour
des musées. Jacques Chirac « s’intéresse aux sciences occultes. » Bref,
à l’ésotérisme.



En 1977, il conquiert la capitale : « Sur 29 adjoints à la mairie
de Paris, une bonne vingtaine étaient maçons », affirme un ancien
conseiller de la capitale. Yves Trestournel témoigne de la belle
générosité du maire envers la GLNF (avec le patrimoine municipal, tout
de même) :



« Quand notre obédience a dû envisager la construction d’un nouveau
temple pour remplacer celui, devenu trop exigu, du boulevard Bineau,
nous sommes allés voir Jacques Chirac. [...] Il s’est montré
bienveillant à notre égard. La mairie de Paris nous a vendu à moitié
prix un terrain de 8 500 mètres carrés rue Christine-de-Pisan !
Ensuite, nous avons rencontré les dirigeants de la Caisse des dépôts et
Consignations [...]. Eux se sont engagés à devenir nos locataires. Ils
nous ont signé un bail de 30 années, qu’ils nous ont payées
immédiatement, pour 4 200 mètres carrés de bureaux. Financer la
construction du nouveau temple parisien de la GLNF sur les 4 200 mètres
carrés restants devenait dans ces conditions un jeu d’enfant. »



De 1982 à 1993, les plus riches heures des mandats municipaux de
Jacques Chirac sont orchestrées par son chef puis directeur de cabinet,
Michel Roussin. C’est lui que les juges du pôle financier situent au
centre de la répartition des marchés publics de Paris et sa région. À
propos de l’affaire de la rénovation des lycées d’Île-de-France, des
magistrats parlent du « casse du siècle ». Michel Roussin est-il
franc-maçon ? « Tout le monde croit qu’il l’est, et Michel Roussin dit
qu’il laisse dire . “C’est comme si”, sourit un membre de la GLNF. “À
son niveau, il n’en a pas besoin”, précise un autre », suggérant une
sorte de méta-appartenance non repérable, mais ô combien efficace. Si
Michel Roussin « n’a pas besoin » de manifester cette appartenance,
Jacques Chirac encore moins. Il sait aussi que cela peut le desservir.
Comme pour l’argent, la Suisse a pu être un détour élégant et discret.










En effet, tout est fait pour noyer le poisson et qu'une chatte n'y
retrouve pas ses petits. Ils baignent tous pourtant dans l'occulte et
l'ésotérisme et cette crapule de Broch avec son cercle de zététique
prétend assurer l'intendance avec ses raids sur les petits charlatans
de papier maché.



Il n'y a aucun respect de Maat dans tout cela. Ca va barder à la
pesée des ames! Tiens un ex de la loge P2 et ancien président Italien
Francesco Cossiga tente d'alléger sa plume.



Selon l’ex-Président de la République Italienne



« C’est un vidéo-montage de Médiaset transmis à Al Jazira pour relancer le “Cavaliere”en difficulté »



ROME – « Selon ce que l’on m’a dit, demain ou après-demain le plus
puissant groupe de presse quotidienne de notre pays devrait donner les
preuves, dans un scoop exceptionnel, que la vidéo (en réalité un
enregistrement audio, ndlr) dans laquelle reapparaît Oussama ben Laden,
leader du Grand et puissant mouvement de Revanche Islamique Al Qaeda,
qu’Allah le bénisse !, dans lequel sont formulées des menaces y compris
à l’encontre de l’ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, ne serait rien
d’autre qu’un montage vidéo réalisé dans les studios de Mediaset à
Milan et transmis à la chaîne de télévision islamiste Al Jazira qui l’a
amplement diffusé. » Voici ce qu’affirme l’ex-Président de la
République italienne, Francesco Cossiga.



« PIEGE » – « Le “piège” aurait été conçu, selon le groupe de
presse cité ci-dessus, pour déclencher une vague de solidarité en
faveur de Berlusconi, au moment où il se trouve en difficulté notamment
à cause d’un autre scoop en provenance de ce même groupe de presse
concernant les liens étroits entre la RAI et Mediaset », poursuit le
sénateur à vie. « Dans les milieux proches du Palazzo Chigi, centre
névralgique du Renseignement italien, on fait remarquer que la
non-authenticité de la vidéo est attestée par le fait qu’Oussama ben
Laden “confesse” lui-même qu’al-Qaida serait l’auteur des attentats du
11 Septembre contre les deux tours de New York, alors que tous les
milieux démocratiques d’Amérique et d’Europe, au premier rang desquels
le centre-gauche italien, savent bien désormais que l’attentat
désastreux a été planifié et réalisé par la CIA américaine et le Mossad
avec l’aide du monde sioniste pour mettre en cause les pays arabes et
pour pousser les puissances occidentales à intervenir aussi bien en
Irak qu’en Afghanistan. Pour cela – conclut Cossiga – aucun mot de
solidarité n’est parvenu à Berlusconi qui serait l’inventeur de la
géniale falsification, ni du Quirinale (Présidence de la République,
ndlt) ni du Palazzo Chigi (Siège du Gouvernement italien. ndlt), ni des
représentants du centre-gauche ».



SOLIDARITÉ – En réalité le gouvernement, par l’intermédiaire de
Vanino Chitti ministre des Relations avec le Parlement, a manifesté sa
solidarité avec Berlusconi : « J’exprime ma solidarité avec Silvio
Berlusconi, mis en cause comme d’autres leader européens par le
terroriste Oussama ben Laden dans son message de propagande. Contre le
terrorisme et contre ces divagations, l’unité politique doit être forte
en Italie, ainsi que l’engagement commun et la solidarité des peuples
européens."

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:02

#12: Auteur: symphonie,
Posté le: Jeu Avr 17, 2008 5:37 pm


Liés nous pouvons être prisonniers

On peut animer les Allemands en les habillant d'uniformes. Alors ils
chanteront leurs cantiques de guerre et rompront leur pain entre
camarades. Ils auront retrouvé ce qu'ils cherchent, le goût de
l'universel. Mais, du pain qui leur est offert, ils vont mourir. C'est
que la guerre nous trompe. La haine n'ajoute rien à l'exaltation de la
course.

Chacun, faute de mieux, lance, nuit après nuit, des escadrilles
qui torpillent l'autre dans ses entrailles. On peut déterrer les idoles
de bois et ressusciter les vieux langages qui ont, tant bien que mal,
fait leur preuve, on peut ressusciter les mystiques de pangermanisme ou
d'empire romain. On peut enivrer les Allemands de l'ivresse d'être
Allemands et compatriotes de Beethoven. On peut en gonfler jusqu'au
soutier. C'est, certes, plus facile que de tirer du soutier un
Beethoven. Mais ces idoles démagogiques sont des idoles carnivores.
Celui qui meurt pour le progrès des connaissances ou la guérison des
maladies, celui-là sert la vie, en même temps qu'il meurt.

Aux autres, il ne reste rien que la voix du robot de la
propagande. Deux milliards d'hommes n'entendent plus que le robot, ne
comprennent plus que le robot, se font robots.

L'homme d'aujourd'hui, on le fait tenir tranquille selon le milieu
avec la belote ou avec le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés.
Ainsi sommes-nous libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis
on nous a laissé libres de marcher. Mais je hais cette époque où
l'homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail, doux, poli et
tranquille. On nous fait prendre ça pour un progrès moral !

Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de
concentration les candidats Cézanne, les candidats van Gogh, tous les
grands non-conformistes, et on alimente en chromos un bétail soumis.

Mais où allons-nous à cette époque de fonctionnariat universel ?
L'homme robot, l'homme termite, l'homme oscillant du travail à la
chaîne. L'homme châtré de tout son pouvoir créateur et qui ne sait même
plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L'homme
que l'on alimente en culture de confection, en culture de standard
comme on alimente les bœufs en foin. C'est cela l'homme d'aujourd'hui.



Plus haut que la délivrance, plus haut que l'alliance entre une partie des Hommes se trouve l'universel.



Le but de la vie doit être au service de l'universel

Puisqu'il suffit pour nous délivrer, de nous aider à prendre
conscience d'un but qui nous relie les uns aux autres, autant le
chercher dans l'universel.



C'est que but et moyens ne font qu'un. Si les moyens utilisés pour
nous libérer nous coupent d'un seul de nos semblables, nous perdons de
ce côté ce que nous cherchons à gagner de l'autre. L'esprit est là, où,
dans chaque acte, par chaque mouvement, indissociablement ; l'être se
rend à l'humanité entière.



Si dans chaque acte de nos vies nous joignons l'universel…

Le simple berger lui-même qui veille ses moutons sous les étoiles,
s'il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu'un berger. Il
est une sentinelle. Et chaque sentinelle est responsable de tout
l'Empire.

Etre un homme, c'est sentir en posant sa pierre que l'on contribue
à construire le monde. Si nous tendons vers cette conscience de
l'Univers, nous rentrons dans la destinée même de l'Homme. Seuls
l'ignorent les boutiquiers qui se sont installés en paix sur la rive,
et ne voient pas couler le fleuve. Mais le monde évolue. D'une lave en
fusion, d'une pâte d'étoile, la vie est née. Peu à peu, nous nous
sommes élevés jusqu'à écrire des cantates et à peser des nébuleuses. Et
le commissaire, sous les obus, sait que la genèse n'est point achevée
et qu'il doit poursuivre son élévation. C'est vers la conscience que
marche la vie. Cet état où chaque existence craque à son tour comme une
cosse et livre ses graines. Cet état où la pâte d'étoile nourrit et
compose lentement sa plus haute fleur.



Il est déjà grand ce berger qui se découvre sentinelle.



Alors nous nous sentons en paix

Quand nous serons liés à l'univers, quand nous marcherons dans la
bonne direction ..... Alors seulement nous pourrons vivre en paix, car
ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort. Parce ce que, ce
pour quoi nous acceptons de mourir, par cela seul nous pouvons vivre
(Montaigne).



Mais voilà, atteindre l'universel demande des "sacrifices". Grandir, c'est aussi accepter les conséquences de ses choix.



Vivre par l'esprit c'est aussi accepter ce qui suit…

- Donner pour donner : Nous n'avons droit quoi que nous fassions à aucune reconnaissance.

- Accepter de vivre la souffrance : Pour atteindre un but qui nous
dépasse, nous devons accepter des moments de souffrance, ces moments
dans lesquels le but que vous espérez est si loin de la réalité que
vous vivez que vous ne pouvez que vivre le profond malaise d'être en
vie. Des moments comme celui que j'ai passé au fond d'une caserne
américaine. J'écrivais alors : ce terrible désert humain n'a rien qui
me caresse le cœur. Ça aussi, c'est une maladie à passer. Je suis
"malade" pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de
ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd'hui, je suis
profondément triste - et en profondeur. Je suis triste pour ma
génération qui est vide de toute substance humaine. Aujourd'hui que
nous sommes plus desséchés que des briques... Je hais mon époque de
toutes mes forces. L'homme y meurt de soif. Ah ! Général, il n'y a
qu'un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une
signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. On ne peut
plus vivre sans poésie, couleur ni amour.

- Etre fidèle aux valeurs comme aux êtres humains : En cette
époque de divorce, on divorce avec la même facilité d'avec les choses.
On ne peut même pas être infidèle : à quoi serait-on infidèle ? Désert
de l'homme. Ne comprenez-vous pas que le don de soi, le risque, la
fidélité jusqu'à la mort, voilà des exercices qui ont largement
contribué à fonder la noblesse de l'homme ?

- Rester infiniment modestes : Tous nos discours et toutes nos
hautes pensées sur l'esprit n'ont pas la force de la seule délivrance.
La vérité d'un Homme n'est pas la vérité de la raison. Elle est celle
là seule qui le délivre. L'utilité d'une théorie tient non pas dans la
vérité qu'elle révèle mais dans le bonheur qu'elle procure (Nietzsche).

Nous pouvons parler d'universalité, écrire à la gloire de la
tolérance, étudier les rapports humains, créer des oeuvres, rien de
notre verbiage en matière de sociologie, de politique, d'art même, ne
pèsera contre leur pensée. Ils ne liront guère nos livres. Ils
n'écouteront pas nos discours. Nos idées, peut-être les vomiront-ils.
Soyons infiniment modestes. Nos discussions politiques sont des
discussions de fantômes, et nos ambitions sont comiques.



Mais nous qui voulons joindre l'universel, nous répétons :

Il n'y a qu'un problème, un seul : redécouvrir qu'il est une vie de
l'esprit plus haute encore que la vie de l'intelligence, la seule qui
satisfasse l'homme. Ça déborde le problème de la vie religieuse qui
n'en est qu'une forme. Et la vie de l'esprit commence là où un être
"un" est conçu au-dessus des matériaux qui le composent.



Car il est grand ce berger qui se découvre sentinelle.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:03

#13: Auteur: Ventilo,
Posté le: Jeu Avr 17, 2008 8:34 pm


Bonjour,



OUI, en effet, l'épreuve qu'on subit nous rend plus fort.



Comme disait, je ne sais plus qui, et...je m'en fout un peu d'ailleurs!!



"Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort!"



Au début on souffre beaucoup et nous sommes nombreux à baisser les bras
puis, on croit que tout est perdu que personne n'ira au bout. l'effort
est énorme, le combat avec soi-même atteint les limites du corps. le
mental lui, a capitulé depuis longtemps. Le seuil de l'épuisement est
proche, le coeur s'essouffle et montre des signes inquiétant et....un
voile s'entrouve doucement, un monde inconnue apparait, un monde irréel
et doux, un écoulement tranquille Un dédoublement du temps survient,
nous sommes assis sagement en nous, en tailleur et nous contemplons le
monde à travers deux belles baies vitrées rondes et lumineuses. Nous
observons un animal, une entité, nous sentons sa vie, ses
frémissements, sa puissance et son potentiel inné.



Transcendant le temps et l'espace , la conscience extériorisée, se
vie de l'intérieur et se projette au delà des limites connues.

Nous sommes entrés de plein pied dans le monde magique, le monde
ou l'air est sensible et ou je peux toucher ta peau à des milliers de
kilomètres de distance.



La mort n'a pas d'existence pour la conscience pure, elle ne répond qu'à un impératif.



Changer de peau et évoluer.



A bientôt

"Dernière édition par Ventilo le Jeu Avr 17, 2008 8:36 pm; édité 1 fois"

#14: Auteur: pop-corn, Localisation: Herault
Posté le: Jeu Avr 17, 2008 9:26 pm


oui avoir une vision du monde , par exemple voir que le monde n'est qu'une vision



la vision d'un aveugle

"Dernière édition par pop-corn le Jeu Avr 17, 2008 9:27 pm; édité 1 fois"

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:04

#15: Auteur: symphonie,
Posté le: Lun Mai 05, 2008 2:54 pm



Citation:
Plus aucun Balzac ne saura nous brosser la physiologie de l'électeur
moderne, ni aucun Charcot nous expliquer l'anatomie et la psyché de cet
incurable dément, car quand on réfléchit un instant à ce surprenant
phénomène propre à dérouter les philosophies les plus subtiles,
confondre la raison et troubler la foi la plus fervente, si les moutons
vont à l'abattoir, eux ne disent ni n'espèrent rien, mais du moins ne
votent-ils pas pour ceux qui les égorgeront ou les bourgeois qui les
mangeront, ni les vers pour les pêcheurs qui leurs diront « allons
pêcher » car, si faire une telle comparaison est une injuste offense
faite à ces animaux, bien plus bête que ces bêtes, plus moutonnier que
les moutons, plus invertébré que les vers, l'électeur ayant perdu de
vue ses objectifs redouble d'effort à nommer ses bouchers, à choisir
ses maîtres, et il a même fait des révolutions pour conquérir ce droit
!





Mais il est des esprits visionnaires pour qui il n'est pas
indifférent que le peuple soit éclairé, qui savent que la plupart de
nos erreurs consiste en cela que nous ne donnons pas correctement leurs
noms aux choses et qui n'ont point tiré leurs principes du préjugé, de
la superstition, mais de l'observation même de la nature des choses,
car bien des vérités ici bas ne se feront sentir qu'après que l'on aura
vu la chaîne qui les lie à d'autres, que plus on s'éduquera, plus on
réfléchira sur les détails et plus on sentira la certitude des
principes, qu'on n'est superstitieux que parce qu'on est craintif,
qu'on ne craint que parce qu'on est ignorant, qu'ignorance et crainte
sont les mamelles des anciens régimes mais aussi des états modernes,
plus pernicieux que le sceptre des rois puisqu'ils enchaînent,
brutalisent, subjuguent à son insu le citoyen par les lois mêmes que
celui-ci est censé avoir conçues.





Quand par exemple Georges ORWELL voulait tout d'abord intituler son
livre « 1949 », année de sa parution, l'éditeur refusa et il finit par
l'appeler « 1984 » en inversant 48, année de sa rédaction, reléguant
ainsi cet asservissement à une hypothétique anticipation à laquelle ni
le grand public ni la censure ne verraient malice, et de ses années
d'études il racontait se souvenir de mots rares mais étranges échangés
de manière assez concertée avec Aldous HUXLEY, esprit supérieur,
professeur chahuté qui, mourant et incapable de parler, demanda par
écrit à son épouse « LSD, 100 µg, i.m. », ce à quoi elle accéda et la
nouvelle de l'extinction paisible de ce phare de la pensée
contemporaine, auteur du « Meilleur des mondes », fut éclipsée par la
liquidation de John Fitzgerald Kennedy survenue le même jour, le 22
novembre 1963, ce en quoi le hasard aura-t-il très ironiquement fait
sens.





Ceux qui les ont lus en leurs temps et en ont tiré des grilles
d'analyses et leçons efficaces n'ont de cesse de dire que les lire ou
les relire est un bon début quand plus de six ans après le 11 septembre
2001, et ce n'est là qu'un exemplaire épicentre, le monde scientifique,
l'homme de la rue un peu averti, la conscience encore souveraine,
restent silencieusement perplexes d'avoir vu deux fois 110 étages être
pulvérisés, sans dispositif de démolition contrôlée, s'écraser en
s'empilant les uns sur les autres en moins de 10 secondes et une fois
47 étages en moins de 7 secondes soit, dans les trois cas, à la vitesse
d'un objet en chute libre en suivant la trajectoire de résistance
maximale, violant radicalement en cela la loi d'Isaac NEWTON sur la
conservation du mouvement qui requiert que, l'inertie statique de
chaque étage frappé étant éliminée, la masse augmente et la vitesse de
la chute décroît.





Car lorsque ceux-là mêmes qui rappellent la physique élémentaire
sont dévolus à la vindicte et confrontés à une majorité lacunaire ou
indifférente, laquelle reçoit d'emblée la ligne simpliste de la pensée
obligée, ne sait plus ou oublie de savoir, c'est donc bien qu'il faut
apprendre à ne plus réagir directement à l'information mais à chercher
à la comprendre comme une opération dans un champ hostile de stratégies
visant à susciter chez tel ou tel, tel ou tel type de réaction, à
déchiffrer et tenir cette opération pour la véritable information
contenue dans ses faux semblants, quand bien même de vraies
intelligences se laissent détourner des problèmes importants, mutations
décidées, terreurs fabriquées et guerres programmées par un continuel
déluge d'insignifiantes distractions, de manipulations aux techniques
anciennes mais toujours mieux rodées par les élites et leurs prétendues
alternances.





L'empirisme enseigne que certains renseignements les plus objectifs
et révélateurs contenus dans l'évènement, apparaissent souvent dans les
médias dans son sillage immédiat, quand les rédactions des journaux et
producteurs de télévision n'ont pas encore totalement et parfaitement
assimilé la ligne de pensée de l'oligarchie, et qu'il leur arrive alors
de publier des informations, documents ou images incompatibles avec le
mythe officiel, lequel sera plus ou moins habile à s'adapter mais se
ressaisira toujours suffisamment pour que de ces révélations
heuristiques se fassent plus rares ou se noient, ne soit relevées ni
comprises par le grand nombre pour ce qu'elles sont, parce que les gens
les oublieront alors même qu'elles pourraient encore infliger des coups
fatals au mythe, surtout quand il commence à se lézarder, car c'est là
qu'il recourra à des techniques aussi simplistes qu'efficaces.





Il loisible de désinformer redoutablement et pour longtemps quand
des faits têtus et dérangeants auront ont fait l'objet de fuites, de
les noyer dans le discrédit en les amalgamant à des thèmes
traditionnels et polémiques, telles que la religion lue de façon
littérale niant la science et la raison, la parapsychologie, les
extraterrestres et autres mutations reptiliennes, et que cela sera
d'autant plus redoutable quand le premier à divulguer ces informations,
généralement peu nombreuses ni cruciales, est lui-même le
désinformateur, devenant une source impossible à citer dans un écrit
sérieux, les plus mis à mal restant ceux qui continueront à approfondir
le sujet où ils se trouveront confrontés aux élucubrations des crédules
et aux anathèmes des dogmatiques sur un terrain miné de toutes parts où
lorsque deux personnes croient se comprendre, c'est généralement
l'étrange résultat d'une erreur.





Les deux types de réactions attendues seront l'une et l'autre
vecteur de désinformation et serviront ensembles les objectifs du
manipulateur de sorte que lorsque sera abordé un sujet concret de
l'ouvrage (disons le Groupe Bilderberg …), le lecteur trop crédule,
naïf et fasciné par le récit, digressera dans des élucubrations dignes
de X-Files et, considéré comme immature voire immoral, il sera
marginalisé là où le lecteur rationaliste dogmatique, ne cherchant à
distinguer le vrai du faux, aura naturellement tendance à tout rejeter
en s'appuyant sur la version officielle, plus rassurante et socialement
mieux acceptée, et si l'on discute avec lui du même sujet sensible, il
tendra à l'amalgamer, par exemple, aux protocoles des sages de Sion et
à leur notoires visées antisémites contre toute rationalité désormais
qualifiée de conspirationnisme paranoïaque, voire de sociopathie ou
négationnisme.





Il serait pourtant très aisé à tout un chacun de faire l'expérience
que l'élément primordial du contrôle social consiste à détourner et
tromper continuellement, durablement et quotidiennement l'attention du
public des mutations programmées et des évènements fabriqués par les
élites politiques et économiques qui ont tout pouvoir pour le faire,
grâce à un déluge d'informations indiciblement frelatées ou d'insipides
distractions débilitantes qui l'éloigneront définitivement des
véritables problèmes, des connaissances essentielles et qui verra son
attention distraite, loin des véritables problèmes sociaux, toujours
occupé, sans vigilance ni aucun temps pour penser, réfléchir,
apprendre, s'instruire et s'informer de façon exhaustive, de retour à
la ferme avec le reste du bétail, gavé et captivé toute sa vie durant,
s'il n'y prend garde, par des sujets sans aucune importance réelle ou
cruciale.





De même, il ne serait pas davantage difficile à tout un chacun de
comprendre la méthode du « problème-réaction-solution » consistant à
créer d'abord un problème, une situation propice à susciter une
certaine réaction du public, afin qu'il soit lui-même demandeur des
mesures qu'on souhaite lui faire accepter, en laissant par exemple se
développer la violence urbaine, organiser des attentats sanglants sous
fausse bannière et, ce faisant, fabriquer de faux boucs émissaires,
afin que le public réclame à corps et à cris des lois sécuritaires au
détriment de sa liberté, quand il est évident que celui qui préfèrera
la sécurité à la liberté aura tôt fait de perdre les deux, ou bien
encore de créer une crise économique ou financière susceptible de faire
accepter comme un mal nécessaire le démantèlement des services publics,
le recul des droits sociaux et des émancipations si chèrement acquises.





Qui saura prendre suffisamment de recul nécessaire et salutaire sur
l'évènement parviendra aisément à déceler que pour faire acquiescer le
public et lui faire supporter une mesure inacceptable, il suffit à nos
oligarchies, prévoyantes au-delà de ce que l'on s'imagine généralement,
de l'appliquer progressivement, en dégradé, sur une durée d'une
décennie, de façon que des conditions socio-économiques radicalement
nouvelles et délétères soient imposées, comme par exemple dans la
période des années 1980 à 1990 ou chômage massif, précarité,
flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un revenu
décent, paupérisation, ont été autant de changements et de mutations
dont nous voyons aujourd'hui chaque jour les effets, et qui auraient
autrement amené à des troubles, voire à un climat quasi-insurrectionnel
ou révolutionnaire, s'ils avaient été subitement et brutalement
appliqués.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Cassiopée le Mer 29 Avr - 23:05

Une
autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la
présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord
du public dans le présent pour une application future, car il est
toujours plus facile d'accepter un sacrifice prochain qu'immédiat, que
l'effort à fournir n'est pas pour tout de suite et que le public pourra
toujours espérer naïvement que ces sacrifices demandés pourront être
évités, ce qui lui laissera le temps de s'habituer à l'idée du
changement pour l'accepter avec résignation lorsque le moment sera
venu, comme se fut le cas lors du passage à l'euro, de la perte de la
souveraineté monétaire et économique, acceptés pour les pays européens
en 1994-1995 et appliqués en 2001, ou lors des accords multilatéraux
que les USA ont imposés en 2001 au pays du continent américain pourtant
réticents, en concédant une application différée à 2005.





Tout est mis en œuvre, contribue et concourt à préparer les esprits
formatés par les médias, journaux, publicités et informations destinés
au grand public en utilisant un discours, des thèmes, des arguments,
des personnages et un ton particulièrement infantilisants, souvent
proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en
bas-âge, un près adolescent, ou même un déficient mental, et plus on
cherchera à le tromper, plus on adoptera et lui réservera un ton puéril
et particulièrement simpliste, car si on s'adresse par exemple à une
personne comme si elle n'était âgée que de douze ans, en raison de la
suggestibilité celle-ci aura alors dans la plupart des cas une
quasi-certaine ou très probable propension à apporter une réponse,
avoir une réaction ou développer une analyse aussi dénuées de sens
critique et aussi mal fondées que celles de l'âge qu'on lui aura prêté
et s'adressant à elle.





L'appel à l'émotionnel est une technique classique pour
court-circuiter l'analyse rationnelle et le sens critique du public,
car l'utilisation d'un tel registre permet d'ouvrir la porte de son
inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des
pulsions ou des comportements le cantonnant dans l'ignorance, en
faisant en sorte qu'il soit incapable de comprendre les technologies et
méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage, la qualité de
l'éducation lui étant donnée devant être de la plus pauvre sorte qui
soit afin que le fossé de l'ignorance qui isole les classes supérieures
des inférieures soit et demeure incompréhensible à ces dernières, ne
leur proposant pour unique horizon la consommation marchande, le mépris
des plus faibles et de la culture, l'amnésie générale, la compétition à
outrance de tous contre tous, et leur faire même apprécier le fait
d'être bête, vulgaire et inculte.





Au cours des cinquante dernières années, les progrès fulgurants de
la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du
public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes qui,
grâce aux avancées de la biologie, de la neurobiologie, de la
psychologie appliquée, sont parvenues à une connaissance avancée de
l'être humain et de sa psyché, en arrivant à mieux connaître l'individu
moyen que celui-ci ne se connaît, en détenant un plus grand contrôle et
un plus grand pouvoir sur lui qu'il n'en a sur lui-même, en lui faisant
croire qu'il est l'unique responsable de son malheur, que c'est à cause
de l'insuffisance de son intelligence ou de ses efforts, et s'il en
vient à s'auto-dévaluer et à culpabiliser suffisamment pour le conduire
à développer un syndrome dépressif, le tout premier effet en sera
l'inhibition de l'action, et sans action, il ne saurait y avoir aucune
révolte.





Nous en sommes là et après le « pas vu, pas entendu, pas dit », «
attendre et voir » serait une folie, car les signes avant-coureurs déjà
anciens ne sont plus ceux de la catastrophe qui vient mais de celle qui
est là, processus de mutation néo-fasciste aux performances jamais
atteintes où nous nous situons d'ores et déjà, qu'au-delà de celui des
trois tours à Manhattan, nous assistons à l'effondrement de ce que
voulons sauvegarder et transmettre d'une véritable éthique
émancipatrice, que pour nous, ne plus atermoyer, c'est d'une manière ou
d'une autre entrer dans une logique de résistance de la pensée et un
processus insurrectionnel des consciences, pour percevoir dans la voix
des puissants ce tremblement de terreur qui ne les quitte jamais car
gouverner, en théorie maintenir l'ordre, en pratique le contrôle, n'est
rien d'autre que repousser par mille subterfuges les vigilances et les
éveils.





Les partis politiques, organisations syndicales, associations
militantes, les médias, nous ont abandonnés, ont laissé faire, fait
diversion, n'ont surtout rien analysé ni tiré aucune conclusion, à nous
perdre dans des considérations périphériques trompeuses, inconsciemment
ou sciemment mensongères, de réelles trahisons, de sorte qu'aujourd'hui
il est grand temps de nous défier de tel ou tel collectif, organisation
ou dernière imposture associative venue, qui prétendront contester
l'ordre présent mais porteront en eux-mêmes en plus fantoche, la forme,
les mœurs, l'écho, le langage et les mots d'ordre des pseudopodes
étatiques, lesquels iront même jusqu'à se nourrir de toutes velléités à
« faire de la politique autrement » et à les digérer, sauf en de trop
marginales exceptions qui existent bel et bien, mais qu'il nous incombe
d'identifier avec toute la difficulté que cela suppose.





Car si le grand nombre obéit, se laissant imposer souffrances,
mensonges et mort et que le petit nombre commande, c'est donc que le
nombre est une faiblesse, non pas une force, qu'on ne peut établir de
cohésion qu'entre une petite quantité d'hommes, qu'au delà, il n'y a
plus que juxtaposition d'individus où toute organisation de masse est
rendue impossible ou se dilue, que si la puissance d'une infime
minorité l'emporte malgré tout sur la force du nombre, c'est qu'elle
l'emporte de beaucoup en nombre sur chacun de ceux qui composent le
troupeau de la majorité même si, à certains moments de l'histoire, un
grand souffre véritablement vertueux finit par traverser le peuple et,
pour un temps, battre en brèche les oppressions, qu'alors rien ne
pouvant plus lui résister, les tyrans tremblent et connaissent enfin à
leur tour ce que c'est de se sentir seuls et désarmés.



De pareils moments où ce souffle de vérité commande et secoue les
opprimés, inspire leurs pensées, leurs actes, les fait et parler et
agir entre eux, ne sont jamais appelés à durer toujours car cette
unanime inspiration ne se produit que dans le feu d'une émotion vive,
générale et imprévisible, tel le vent qui souffle où et quand il veut,
étrangère à une quelconque méthodologie, qu'elle a pour effet de
suspendre le cours quotidien de la vie, mais que les besognes de chaque
jour et les activités vitales devant bien s'accomplir et ce temps
d'arrêt ne pouvant par trop se prolonger, la masse finit toujours par
se dissoudre à nouveau en individualités et, le souvenir des petites ou
grandes victoires s'estompant, la situation primitive ou une situation
équivalente se rétablit peu à peu car même si parfois les maîtres et la
forme ont pu changer, ce sont toujours bien les mêmes qui obéissent et
oublient.





Nos oppresseurs n'ont pas d'intérêt plus vital que d'empêcher la
cristallisation des foules ou du moins, puisqu'il est dans le cours
naturel des choses qu'une même et saine émotion les agite parfois, la
rendre la plus rare ou inopérante possible, de sorte qu'à peine
éveillée elle soit instantanément réprimée par un irrémédiable
sentiment d'impuissance dont l'entretien est l'article premier d'une
politique habile de la part des maîtres, relayée par une épistémologie
naïve, hollywoodienne, impressionniste, reçue par l'inévitable
schizophrénie qu'elle génère dans une culture de masse cantonnée à une
déficience entretenue, où toute analyse a posteriori devient alors
compliquée voire impossible car parasitée par un contrôle aux
techniques de désinformation puérilement complexes et toujours
terriblement efficaces sur les consciences, dont aucune ne saurait se
prétendre immaculée.





Il ne faut donc pas y trouver ombrage ni s'en sentir blessé, car
même parmi ceux qui étaient les mieux dotés ont succombé, mais se dire
avec raison que ce qui abrutit le peuple et l'asservit de multiples
façons depuis toujours ne tient pas tant à son défaut d'instruction,
sciemment dosé et entretenu par les oligarchies, qu'à la croyance en
l'infériorité de son intelligence, alors que l'âme humaine est bel et
bien capable de s'instruire seule, qu'en fermant les yeux et en se
tournant vers son intériorité profonde pour y chercher, y trouver et
nourrir cette irrémédiable et affectueuse curiosité pour tout ce qui se
meut dans notre matière obscure, on peut devenir spectateur impartial
non directement affecté du visible, d'un ostensible qui n'est pas le
réel, d'un réel délibérément pernicieux, voir enfin avec les yeux de
l'esprit pour aiguiser sa conscience aux défis qui sont là et qu'il
nous faut déjà relever.





Même s'il ne servirait à rien de panser un corps déjà mort, il ne
faut jamais oublier que ces victoires parfois remportées ou ces guerres
parfois arrêtées, ne l'ont pas été par les élites ni leurs branches
institutionnelles, ni par l'hyperstructure qu'elles nous inculquent
tout au long de notre vie et qu'elles nomment « démocratie » en la
dévoyant de la façon la plus éhontée, ni par les serviles acteurs du
théâtre sociétal, mais par des mouvements de citoyens, car le pouvoir
ne concède rien sans qu'on l'exige, mouvements qui ont commencé par de
petits frémissements mais lorsque les soubresauts étaient assez forts,
peu importait ceux qui étaient au pouvoir et les moyens qu'ils
déployaient puisque ce qui comptait alors et vraiment c'était ce que
les gens pensaient, disaient et faisaient, qu'ils ne sont aussi grands
que lorsque nous sommes à genoux , car ce n'est ainsi qu'ils nous
aiment.





Le seul court terme qui vaille est l'impérieuse urgence à
comprendre que le monde sera immanquablement entraîné par les forces
qui le portent et ira inéluctablement là où là où il doit, et qu'aux
personnes de toute part, de toutes origines et conditions, éprises de
vérité, de paix, de justice, d'émancipation, il ne reste plus qu'à tout
faire pour chercher à échapper à la désinformation et à communiquer
avec une prudente perspicacité avec leur environnement immédiat, se
faire le serment que les maîtres qui nous ont promis une guerre de cent
ans ne la gagneront pas, toujours continuer autant que possible de
s'immuniser elles-mêmes et d'immuniser autour d'elles contre ces
inversions spectaculaires, ces temps de tromperie universelle où dire
la vérité devient l'ultime acte véritablement révolutionnaire et
peut-être, ce faisant, précipiter sûrement l'anéantissement de leurs
mensonges.



Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs dont les victoires
proditoires trompètent leur défaite, car ils sont horriblement las de
leurs immenses efforts et leurs alibis grandioses ne sont que de
piètres trébuchements, qu'un jour les maîtres feront face plus qu'à un
peuple insurgé inéluctablement voué à leurs sempiternelles boucheries,
plus qu'à une lutte armée aussi illusoire qu'inutile et cruelle, mais à
des consciences certaines que leur temps est d'ores et déjà révolu et
que, définitivement défaits, ils ne seront plus jamais remplacés, car
l'espérer c'est résister, résister c'est communiquer, communiquer c'est
créer, que ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous
n'osons pas mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles,
et que si nous avons encore un monde en héritage , il sera à la mesure
des efforts consentis sur nous-mêmes et tout autour de nous.

Cassiopée

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Re: Vision du monde

Message par Satyneh le Mer 29 Avr - 23:56

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Satyneh
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